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CHAPITRE III

Il divtae ta roQAMlératkio en quatre pank».

Mais maintenant, pour ce qui regarde le bit de la considération , je crois que vous y devez considérer quatre choses, ainsi qu'elles se préwntent : vous-méme , ce qui est au-dessous de vous, ce qui est à l'entour de vous, et ce qui

est au-dessus de vous. Il but que votre considération commence par vous, de peur que vous laissant à part, vous ne vous étendiez en vain sur toutes les autres choses. «Car que vous servirait-il de gagner tout le monde, si vous vous perdez vous-méme? s Or si vous êtes sage, n'estil pas vrai qu'il manquerait quelque chose à votre sagesse si vous n’étiez pas sage poor vous-méme? Mais si vous me demandez qu’estce qui y manquerait, je vous dirai, qu’à mon sens, tout y mancpierait ; en effet , quand vous auriez la connaissance de tous nos mystères , que vous connaîtriez parfaitement Pétendue de la terre , la hauteur du ciel, la profondeur de la mer , si vous ne vous connaissez point vousméme, vous serez semblable à celui qui bâtit sans fondement et qui travaille plutôt à la ruine qu’à l'établissementd’un édifice. Touteeque vous bâtirez hors de vous , sera comme un monceau de poussière emporté par les vents. Celui-là donc n’est pas vraiment sage qui ne l’est pas pour soiméme; mais le vrai sage est sage pour soi, et doit être le premier à boire de la source de son puits.

n faut donc que votre considération commence par vous-méme , et non-seulement qu'elle commence , mais qu’elle finisse aussi en vous. De quelque cOté qu’elle se promène , il faut que vous te rappeliez toqjours à vous avec le fouit du salut. En un mot, il faut que vous soyez toujours le premier et le dernier que vous considériez. Prenez l'exemple du souverain Père de tous les hommes, qui retient son Verbe en lui-méme dans le même temps qu'il le produit au dehors. Votre Verbe est votre considération ; si elle va quelque part , qu'elle ne s’éloigne point de vous , qu'elle parte de chez vous en telle façon qu’elle n’en sorte point; qu’elle prenne l'essor sans vous quitter, dans l'affaire de votre salut : personne ne vous doit être plus cher que le Fils unique de votre Mère. Ne pensez rien contre votre salut : j’ai trop peu dit, contre, je devais dire, outre votre salut. Enfin , il but que vous bannissiez dévoue penséetouteequi se présente à votre considération , s’il ne regarde en quelque façon votre salut.

3H TRAITE DE LA CO^’SII»ERATIOl^

CIIAPITTIE IV.

Que U mooataMAce dt* loi laltni' coiuiiKir en im» difFt^iroM ■\HUidtV-j|k»n«. et pmuièmiHUi di- la pivnikn- (tarliv de la (Vriiidéralion.

Celle considération de vous-mènie se divise en trois parties : à considérer ce que vous êtes, qui vous êtes, et quel vous êtes; ce que vous êtes dans la nature , qui vous êtes en votre personne, et quel vous êtes dans vos imeurs. Par esemple, ce que vous êtes, un honuiie ; qui vous êtes, le pape ou souverain pontilé; quel vous êtes , doux , bénin , ou autre diuse de semblable. U est vrai que la première connaissance appartient plutôt à un philosophe qu a un homme apostolique ; néanmoias, si vous l'avez agréable, il se trouve beaucoupdeebosestout-O-fait dignes d'être considérées dans la déHnition de l'bomme , qu'on appelle ordinairement un animal raisonnable et mortel. Et il n'y a rien en cela qui soit contraire à votre profession ni à votre dignité; mais vous y trouverez quelque chose qui peut contribuer à votre salut. Car en considérant ces deux choses ensemble, raisonnable et martel, sans doute vous en tirerez ce fhiit , que la condition de mortel humiliera la qualité de raisonnable, et la raisonnableencouragcra la mortelle; ce qu'une personne prudente et sage ne doit jamais négliger. On pourrait faire encore quelque autre considération en ce lieu , mais nous en traiterons ci-après, et peut-être plus utilement par le rapport des parties.

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