‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 328 sur 684 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Iir la «r.'oièdr parlift de U iTMiakUration de KM-tutae, MTüir qui noua 1001111» rt d'od.

Il faut maintenant considérer qui vous êtes, et de quoi vous avez été fait : quoiqu'il me semble que je ne dois point tant m'arrêter sur ce second article, de quoi , le lais.sant plutôt à la connaissance que vous en pouvez avoir. Je dirai seulement que ce serait une chose tout-à-foit indigne de vous, de rien faire qui ne fût point parfait , après avoir été ci-devant dans une si haute perfection. En effet, n'aurie^vous pas sujet de rougir de vous voir petit dans la grandeur, après avoir été grand dans la petitesse? Vous n'avez pas encore oublié votre première |>rofrssion , et quoiqu'on vous en ait arraché , vouan'^n avez jamais perdu le souvenir ni moins

encore l'affection. Ceiiamemenl il ne vous sera point inutile de l'avoir tous 1rs jours devant les yeux dans tous les commandemens que vous ferez, dans tous lesjugemetisque vous rendrez, et dans tous les règlemens que vous ordonnerez. Cette considération vous fera mépriser le vain éclat de l'honneur dans llionneur même ; et c'est en cela que se trouve le vrai point de la grandeur, yue celle pensée ne s'éloigne jamais de votre cœur, elle vous sera un bouclier impénétrable, même à cette flèche du psalmiste : « L'homme ayant été élevé dans llionneur, n'a point compris. > Dites-vous donc souvent à vousmême, j'étais abject dans la maison de mon Dieu. f>u'est-ce que cela? de pauvre et d'abject être élevé par-dessus les nations et les royaumes. Qui suis-je ou quelle est la maison de mon père pour être assis sur le plus sublime de tous les trOnes? Certes, celui qui m'a dit -.v Mon ami, montez plus liant ,i s'est assuré de mon amitié, et s’il me trouve dans le défaut , ce qui n'est point expédient, celui qui m'a élevé pourra bien me renverser par terre. Alors cette plainte ne sera plus de saison, « en m'élevant vous m'avez écrasé. > Il n'y a pas sitjel de se réjouir de son élévation lorsqu'elle nous engage ê prendre de plus grands soins. Celle-lê porte toujours sa vue sur le péril où elle se trouve, et ceux-ci font connaître la fidélilé d’un ami. Ne manquoiu donc pas è ceux-ci, si nous ne voulons qu'l la An 00 nous fasse honteusement descendre au dernier lieu.

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