CHAPITRE XIV
Qu'Il fteC Hir louin ebotet ériifr raeeeplkM) de* pmoone* dao* le jusrairol de* procH.
Il n'est pas besoin que je lasse vos yeux inutilement sur le sitjét de l'avarice , puisque tout le monde sait que vous ne foites pas plus de cas de l'argent que de la paille. Mon , il n'y a rien à craindre de ce côté-là dans les jugemens que vous rendez ; mais il y a un certain vice qui ne dresse pas moins souvent ni moins dangereusement des embOebes aux yeux des juges , dont je ne puis souffoir que vous ignoriez ce qui peut être caché dans votre conscience. Vous me demandez ce que c'est ? Et je vous réponds que c'est l'acception des personnes. Croyez assurément que vous n'éles pas peu coupable , si dans vos jugemens vous regardez plutôt la personne des pécheurs que le sqjet de leurs mérites. Il se trouve encore un autre défoul, duquel si vous vous connaissez exempt , je crois que vous êtes le seul de tous ceux que j'ai connus parmi les juges ; car en cela , selon le dire du prophète : «Voua vous êtes, véritablement et uniquement, élevé au-dessus de vous-mêmes. > CesI la focilité
de donner créance aux gens , n'ayant jamais trouvé un seul des grands liommrs qui se soit assez précaulionné contre les ruses de ce fin renard : c'est là la seule cause de tant d'empurtemens arrivés pour des clioses de néant, de tant de condamnations de personnes innocentes et de tant de jugemens rendus au préjudice des absens. Au reste, je me réjouis influiment avec vous (car je ne crains point d'être taxé de flatterie auprès de vous ) , je me réjouis , dis-je , de ce que jusqu'à présent vous ayez reudu la justice sans qu'un ait foil nulle plainte de votre conduite sur ce sujet ; c'est à vous de connaître si ç'a été sans aucun manquement de votre part. Enfln il fout, maintenant porter votre considération sur les choses qui sont au-dessous de vous. Mais ce sera pour le commenccmeul d'un autre livre , étant à propiot d'abriter cet entretien à cause de vos grandes occupations.