CHAPITRE PREMIER
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Si j'avais mieux ennnu, mon très aimalilc Eugène, de quelle façon t tuisavez reçu 1rs premières parties de mon ouy/rge, j'aurais, suivant cela, continué le reste aveC plus de conllancr ou avec plus de précaution, ou du moins jrni 'en serais tout-à-feit désisté. Mais comme je n'ai pu encore avoir cette satisfaction à causede la distance des lieux, ne vous étonnez pas si dans le doute où je sub ; j'ai de la peine à poursuivre et à faire voir le jour à ce qui reste. Après avoir traité dans les trob livres précédens, des trois premières parties de la considération, j'ai maintenant à y ajouter et à vous parler des choses qui sont à l'entour de vous. Ce n'est pas qu'elles ne soient aussi au-dessous de vous, mab elles vous sont d'autant plus importunes, qu'elles vous touchent de plus près; parce que, se présentant continuellement devant vos yeux, elles ne souffrent pas qu'on les néglige , qn'on les dissimule et qu'on les mette en oubli. Elles preeset-t avec plus de violence, elles s'ingèrent avec plus d'impétuosité, et il y aurait sqjet decraindie qu'elles ne vinssent è. b fin à accabler le monde. Je ne doute nullement que vous ne sachiez par votre propre expérience la considératioo exacte et discrète dont il but user en leur endroit. Faute de
PAR SAINT BERNARD. - LIVRE IV
quoi vous ne cesserez point d'être toujours accablé devus occupations ordinaires , vos travaux n’auront point de bornes et vos inquiétudes ne Hniront jamais. Il ne vous restera jamais de temps, jamais votre coeur ne sera libre, vous aurez beaucoup de peine et peu de profit. Je parie de tous ces soins qui vous pressent tous les jours du côté de la ville , de votre cour et de votre Église particulière. Tout cela , dis-je , est autour de vous, votre clergé et votre peuple, dont vous êtes spécialement évêque , et ê qui par conséquent vous êtes redevable d'un soin particulier. J'y comprends encore les anciens du peuple qui sont de votre conseil privé et qui sont les jugesde toute la terre, et tous vos autres domestiques et commensaux, cbapelains, majorsdômes, et autres officiers destinés au service de votre sainteté. Ce sont tous ces gens-U qui vous voient plus familièrement , qui vous fbnt de plus fréquentes instances et qui vous sollicitent avec plus d’importunité ; ce sont eux , desquels il est vrai de dire, < qu'ils ne craignent point d’éveiller l’épouse bien- aimée, même auparavant qn'elle le veuille. »