‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 378 sur 684 · On iàit beaucoup quand on aime beaucoup · texte numérisé non relu

On iàit beaucoup quand on aime beaucoup

(Âi fait beaucoup quand on lait bien ce que Ton fait.

On le fait bien quand on préfère le bien commun i sa propre satislaction.

Il semble souvent que c'est la charité qui fait agir, et c'est plutôt la chair; car il est bien rare que l'inclination naturelle, la volonté propre, respérancc de quelque récompense, le désir de qndqueavantage particulier, ne se glissent point dans ce qu'on fait.

3. Celui qui a une vraie et parfaite charité ne cherche point son avantage; mais il désire uniquement que tout tende à la gloire de Dieu : il ne porte de même envie à personne , parce qu'il ne met sa joie dans aucun bien qui lui soit propre; il ne veut pas non plus se réjouir ^ luiméme, mais il cherche sa félicité en Dieu pardessus tous les biens ; il n'attribue aucun bien à la créature, mais il rapporte tout à Dieu , de qui découlent tous les biens comme de leur source, et dans la jouissance duquel tous les saints se re))06ent comme dans leur dernière fln.

Oh ! qui aurait une étincelle de la vraie charité comprendrait sans doute que toutes les choses de la terre sont toujours pleines de vanité.

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