CHAPITRE XVII
De ta vi« rcM^tauee.
I . Il faut que vous appreniez i vous vaincre en beaucoup de choses, si vous vouiez conserver la paii et l'union avec les autres.
Ce n’est pas peu de chose de vivre dans les monastères ou dans une congrégation , de s'y conduire d'une manière irréprochable, et d’y persévérer avec fidélité jasqu'à la mort.
Heureux celui qui, après avoir bien vécu, y a terminé heureusement sa carrière!
Si vous voulez avoir la constance convenable, et faire des progrès , regardez-vous comme un banni , étranger sur la terre.
Il vous faut devenir fou pour l'amour de Jésus- Christ, si vous voulez mener une vie vraimeut religieuse.
3. L'habit et la tonsure servent peu ; c'est le changement de mœurs et l'entière mortification des passions qui font le vrai religieux.
Celui qui cherclie autre chose que Dieu seul et le salut de son Ime ne trouvera que tribulation et chagrin.
On ne peut pas même demeurer long- temps en paix, si on ne s'eFfbree de devenir le plus petit et le serviteur de tous.
3. Vous êtes venu pour olH'ir, non pour gouverner ; .sachez que vous êtes appelé pour souffrir et pour travailler, non pour pa.sser le temps dans l'oisiveté ou dans de vains entretiens.
C'est donc ici que les hommes sont éprouvés , comme l'or dans la fournaise (Sag. , iii , 6); pmonne n'y peut demeurer, s'il ne veut de tout .son cmir s'humilier pour l'amour de Dieu.