CHAPITRE Mil
Qa'll avail auniilmSdauceUrcfa le pliiiirdckootiiflicUn en ccNupasnie.
Quel avantage ai-je donc tiré alors, misérable que j'étais, de ces actions criminelles dont la pensée seule me foit rougir maintenant , et particulièrement de ce larcin, dans lequel je n'ai rien aimé que le larcin même, c'est-à-dire que le néant, puisque le péché n'est autre chose, en quoi ma misère était d'autant plus extrême? Et néanmoins je n'aurais pas fait ce larcin étant seul. Je me souviens fort bien de la disposition d'esprit dans Laquelle j'étais alors, et je vois clairement que je ne faurais jamais fait seul; c'est donc la compagnie des autres que j'ai aimée, et ainsi il n'est pas vrai que je n'aie rien aimé dans cette action que le larcin ; mais au contraire ce que j'y aimais n'était rien en effet, pui.sque mèine ce que je viens de dire n'est eneorc qu'un néant.
Qu'esta* donc dans la vérité que le fitnd de ce désordre? Et qui me l'enseignera , sinon celui qui répand sa lumière dans mon âme, et qui perce au travers de son obscurité et de ses ombres? Car, recherchant encore de plus près la cause de cette action, examinant la disposition de mon esprit , qt sondant le fond de mon emur, il me semble que si je n'eusse aimé que ces poires.
56 CONFESSIONS DE SAINT
et »i je n'eame eu autre deneiD que de manger, j'euaae pu commettre ce larcin étant æul , pour satisAire ainsi mon intempérance. Et cependant je tronre au contraire que ce qui allumait en moi ce désir, était que nous avions Ciit tous ensemble cette partie, et que nous nous animions l'un l'autre dansce dessein. Ainsi je n'étais point poussé par le plaisir que j'eusse de manger des poires, mais par le plaisir que je prenais} les dérober; et ce plaisir ne venait que de ce que nous les dérobions en compagnie.