CHAPITRE VII
Il looenradeixqn'n hiiipir<li>onSI«|iM>Squ'llaaimiiUi. et Te cmptetie d'en oommeme pItUMurt aolm.
O esclave malheurcui qui fuit son maître, et qui n'embrasse qu'une ombre au lieu des biens véritables qu'il a quittés ! O corruption étrange ! ô vie monstrueuse ! 6 abîme de mort ! Est-il possible que je n'aie pris plaisir à faire ce qui était iqjustc, que parce qu'il était injusteîComment pourrai-je jamais assez reconnaître votre infinie miséricorde, mon Dieu, de ce que je repasse maintenant tout ces désordres de mon esprit , sans que pour cela mon âme se trouble dans l'appréhension de votre justice? Que je ^vous aime. Seigneur, que je vous rende mille actions de grâces, et que je bénisse tans cesse votre souveraine majesté , de ce qu'il vous a plu me pardonner tant d'injustices et tant de crimes que j'ai commis! Je reconnais que votre miséricorde et votre grâce en amollissant la dureté de mon corar, a fait fondre mes péchés comme la glace se fond au soleil ; je reconnais que c'est votre grâce qui m'a empéelté de faire tout le mal que je n'ai point fait , car y a-t-il quelque désordre dont je ne fosse capable, puisque j'ai bien pu prendre plaisir â commettre une mauvaise action pour le seul plaisir de la commettre? Ainsi j'avoue, mon Dieu, que vous m'avez tout pardonné généralement, tant les maux que j'ai commis par moi-même . que cenx que je n'ai point commis, parceqne vous ne m'avez pas abandonné â moi-même.
Qui est l'homme qui, considérant bien sa misère et sa faiblesse, osera attribuer â ses propres forces sa diasteté et son innoernec qu'il aura consenée, et se croira moins obligé de vousai-
mer que ceux i qui vous avez pardonné davantage , comme n'ayant pas eu besoin de cette mi- ' séricorde par laquelle vous faites grâce aux grands pécheurs qui se convertissent et quittent leur mauvaise vie? Que celui donc qui aura été si heureux que de suivre la voix pour laquelle vous l'aurez appelé â vous, et d'éviter tous ces désordres dont je me ressouviens maintenant , et qu'il pourra lire dans ce livre où j'en fais une confession publique, ne se moque pas de moi en me voyant tombé dans de si extrêmes maladies, puisi|ue le même médecin qui m'en a guéri est celui qui l'a préservé d'être malade, ou plutôt qui a fait qu'il fût moins malade, et qu'ainsi non-seulement il ne vous en aime pas moins , mais qu'il vous en aime encore davantage, reconnaissant que cette main favorable et toutepuissante qui reforme les blessures profondes de mes péchés, est la même qui a rendu son âme impénétrable aux allcintes mortelles du péché.