‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 410 sur 684 · LEFiDàLE. — Pourquoi, Seigneur · texte numérisé non relu

LEFiDàLE. — Pourquoi, Seigneur

3. lèses -CHRIST. — Parce qu'à la moindre conirariété vous abandonnez ce que vous avez commencé, et que vous cherchez les consolations avec trop d’avidité.

Celui qui aime courageusement demei« ferme dans les tentations, et n’ajoute point fai aux persua.sioas artificieuses de l'ennemi :

Gomme il est content de moi dans la prospérité, il n'en est pas mécontent dans l'adversité.

4. Celui qui aime avec discernement considère moins ce qu'il re^it de eelui qui l'aime que l’amour de celui qui le lui donne;

Il a plus d'égard à l'amour même qu'à l'avan tage qu'il en retire , et il met son bien-aimé audessus de tous ses dons.

Celui qui m'aime noblement ne s'attache point à mes dons , mais à moi par-dessus tous mes dons.

5. Tout n'est pas perdu, quoique vous sentiez qi elquefais pour moi et pour mes saints moins d'affection que vous ne voudriez.

Celle bonne et douce affection que vous ressentez quelquefois est un effet de la présence de la grâce , et une sorte d’avant-goAt de la céleste patrie; mais il ne laut pas trop y faire fond, parce que cela va et vient.

Mais combattre les mouvemens déréglés de l'àmc et mépriser les suggestions du démon, c'est la marque d'une solide vertu et d'un grand mérite.

C. Ne TOUS troublez donc point de» imaginations étranges qui vous viennent , sur quelque sujet que ce puisse être.

Gardez votre ftnne propos et votre intention dirigée vers Dieu , et ne regardez pas comme une illusion d'être quelquefois ravi tout à coup en eitase , et de retomber aussitôt dans les inepties ordinaires de votre ctrur :

Car c'est malgré vous que vous les souffrez plutôt que vous ne les causez ; et tant qu'elles vous déplaisent et que vous y résistez , c'est pour vous un mérite et non une perte.

7. Sachez que l'ancien ennemi fait tous ses efforts pour étouffer vos bons désirs, et pour vous arracher 0 tous vos exercices de piété ; je veux dire au culte religieux des saints, 0 la pieuse méditatiou de ma passion, au souvenir utile de vos péchés, à la garde de votre cœur, et à la ferme résolution de vous avancer dans la vertu :

Il vous suggère plusieurs mauvaises pensées , pour vous causer du dégoOt et de l'horreur, pour vous détourner de la prière et des saintes lectures.

L'humble confession de vos péchés lui déplaît, et , s'il le pouvait , il vous ferait renoncer i ta communion.

Ne le croyez pas , et ne vous en embarrassez pas, quoique souvent il vous tende des pièges pour vous surprendre :

N'imputez qu'à lui les pensées mauvaises et impures qu'il vous suggère ; dites-lui : oRetire- «toi, esprit immonde; rougis, misérable; il fiut «que tu suis bien impur pour me souffler aux «oreilles de telles obscénités.

«£loigiie-toi de moi, séducteur abominable, I tu n'auras jamais en moi la moindre part ; mais «Jésus sera avec moi comme un puissant guer- «rier, et tu demeureras chargé de confusion.

«J'aime mieux mourir et souffrir toutes les «peines imaginables que de consentir à tes sug- « gestions.

Tais-toi et ne me parle plus ; je ne t'écouterai «plus, quelques importunités que tu me pré- « parcs.

« Le Seigneur est ma lumière et mon salut, tqui pourrais-je craindre? Le Seigneur est mte prolecteur de ma vie, qui ai-je à redou- « ter? Quand tout un camp s'armerait con- < Ire moi, mon cceur n'en sera point efftayé ;Ps. iivi, t — 3).

« Le Seigneur est mon aideet mon rédempteurs xviu, 15).

8. Combattez comme un vaillant soldat ; et si quelquefois vous succombez par fragilité, reprenez plus de courage qu'auparavant , mettant votre confiance dans une grâce plus abondante de ma part; et soyez bien en garde contre la vaine complaisance et contre l'orgueil.

C'est ce qui en induit plusieurs en erreur, rt les fait tomber dans un aveuglement presque incurable.

Que la chute de ces superbes , qui présument follement d'eux-mêmes, serve à vous précautionner et vous tienne toqjoursdans rhinnilité.

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