‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 463 sur 684 · CHAPITRE LU · texte numérisé non relu

CHAPITRE LU

Que llMianiM dc doii pninl »r croire d%ne de coDaotation » nuii plutdt di^BC de chitimeoi.

1. iK FiDÈix. — Seigneur, je ne .suis pas digne de vos consolations ni d'aucune dc vos visites spirituelles; et conséquemment vous me traitez avec justice lorsque vous me laissez dans la pauvreté et dans la désolation.

Car, quand je pourrais répandre un océan de larmes , je ne serais pas encore digne de votre consolation.

Je ne mérite donc que d'élre rhJtié et puni , parce que je vous ai souvent et grièvement offensé, et que j'ai péché en mille manières.

Tout bien considéré, je ne mérite donc pas la moindre de vos consolations.

Mais vous, ô Dieu plein dc clémence et de miséricorde, qui ne voulez pas que vos ouvrages périssent , afin de faire paraître les riclies,ses de votre bonté sur des vases de miséricorde, vous daignez consoler votre serviteur au-delà de tout ce qu'il peut avoir mérité, et d'une manière audessus de tout ce qui est humain.

Car vos consolations ne sont pas comme celles des hommes.

2. Qusi-jc fcit , Seigneur , pour obtenir quelque part aux célestes consolations ?

Je ne me souviens pas d'avoir fhit aucun bien ; nuis je sais que j'ai loqjours eu de la pente au vice et de la négligence à me corriger :

C'est la vérité , et je ne peux en discouvenir ; si je disais autreiuent, vous vous élèveriez contre moi, et personne ne pourrait me défendre.

Quai-je mérité pour mes péchés, sinon l'enfer et le feu éternel?

Je confesse dans la vérité que je suis digne de oonfiisiwi et de tout mépris , et il ne me convient

JESUS-CHRIST

pas d'ètre mis an nombre de ceux qui se sont voués à votre service.

Et quoi(|ue j'aie peine à l'entendre, néanmoins pour rendre témoignage à la vérité contre moimême, je m'accuserai de mes péchés, afin de me rendre digne d'obtenir plus aisément votre mi- I séricorde.

3. Que dirai -je, roiipable comme je suis, et tout couvert de confusion ?

Je n'ai pas la hardiesse de parler; et je ne peux prononcer que ce seul mot : J'ai péché. Seigneur, j'ai péché; ayez pitié dc moi, pardonnez-moi ;

Hermetlez-moi de donner quelques iarmes • à ma douieur avant que je passe en cette terre tenAreuse et toute couverte des ombres de ta mort fjob, x,20, 21).

Qu'eiigez-vous de plus d’un criminel et (Ton misérable pécheur, que d’avoir le cœur brisé et de s’humilier pour ses péchés?

C’est dans la vraie contrition et l'humiliation du cœur que naît l'espérance du pardon , que les troubles dc la conscience s'apaisent, que la grâce perdue se recouvre, que l’humme est mis à couvert de la colère à venir, que Dieu et l’âme pénitente se rencontrent pour se donner un saint baiser.

4. L'humble contrition des pécheurs est pour vous. Seigneur, un sacrifice agréable, d’une odeur infiniment plus douce que celle de l'encens qu’on bride en votre présence.

Elle est au.ssi ce doux parfum que vous voulûtes bien laisser répandre sur vos pieds sacrés , parce que vous n'avez Jamais rejeté un cœur contrit et /mmilié (Pi. i, 19).

Là est l'asile contre la fureur de l'ennemi.

Là se corrige et se purifie tout ce qu'on a contracté de vicieux et d’impur.

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