CHAPITRE Ll
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1. zéscs-cnniST. — Mon fils, vous ne pouvez pas toujours vous maintenir dans le plus fervent désir des vertus, ni persévérer dans le plus haut degré de contemplation; mais vous vous trouvez quelquefois, à cause de la corruption de votre origine , dans la nécessité de descendre à des exercices plus bas, et de porter malgré vous et avec ennui le fardeau de celle vie corruptible.
Tant que vous serez chargé de ce corps mortd, vous ressentirez des dégoAts et des peines d'esprit.
II feut donc que, revêtu de chair, vous gémissiez souvent du poids de la chair ; puisque vous ne pouvez vous appliquer continuellement aux exercices spirituels et â la confemplatiou des choses divines.
3. Alors il vous est expédient d'avoir recours â des exercices extérieurs d’humilité, et de vous délasser par la pratique des bonnes œuvres; d’attendre avec une ferme confiance ma venue et ma visite céleste; de souffrir patiemment votre
eïil et la sécheresse de votre co.>ur, jusqu'à ce que je vous visite de nouveau, et que je vous délivre de toutes vos peines.
Car je vous ferai perdre le souvenir de tous vos travauv et jouir du repos intérieur.
J'exposerai à vos yeux les prairies délicieuses des Écritures, afin que, le cœur dilaté par la joie , vous coiiimenciez à courir dans la voie de mes oommandeinens;
Et vous direz : Les souffrances de. cette vie n'ont aucune proportion avec ta gioire /pti éciatera un jouren nous viii, IS).