‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 485 sur 684 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Çue t'Ime diévot* doü dMirr de loat too oœur de t'onlr à Jftut Chfiri dans le Hcrexneal.

I . uT ribèLE. — Qui me donnera , Seigneur, le moyen de vous trouver seul, de vous ouvrir tout mou cceur, et de jouir de vous comme mon lâmc le di'sire? en sorte que personne ne me méprise, qu'aucune créature ne me touche et ne m'intéresse; mais que vous seul me parliez et que je ne parle qu'à vous, comme un bien-aimé a coutume de parler â son bien-aimé, et comme un ami a coutume de manger ramilièrcmenl arec sou ami.

Ce que je vous demande, ce que je désire, c'est d'ètre entièrement uni â vous , de détacher mon coeur de toutes les créatures; et d'apprendre de plus en plut, par la sainte communion et la fréquente célébration des saints mystères, â goûter les choses célestes et étemelles.

Ah ! Seigneur Dieu , quand vous serai-je toulâ-làit uni , entièrement absorbé en vous, et dans un oubli total de moi-méme?

Soyez en moi , et moi en vous ; et làites-moi la grâce que nous demeurions unis ainsi â jamais.

3. Voua êtes vraiment mon bien-aimé , dtoisi enlrt. nulle (Cant., v, 10), en qui mon âme aoubailc de demeurer tous les jours de sa vie.

Vous êtes véritablement mon pacificateur, en qui se trouve la paix souveraine et le vrai repos; hors de qui il n'y a que travail , que douleur, que misère infinie.

yous êtes vraiment unDieucaché {\»., xlv, IS) , et vous n'avez point de commerce avec les impies , mais votre entretien est avec les humbles et les simples.

Oh! que votre esprit est doux. Seigneur, qui, pour montrer votre tendresse envers vos enfans, daignez les nourrir d'un pain délicieux descendu du ciel (Office du ^iut-Sacremrot). Il n'est vraiment point d'autre ruUion aussi distinguée , qui ait des dieux qui se communiquent à elle, comme vous, notre Dieu , vous vous communiquez (Deut., iv, 7) â tous vos fidèles , â qui , pour les consoler chaque jour, et pour tenir leur cteur élevé vers le ciel, vous vous donnez en nourriture et en pleine jouissance.

3. Quel autre peuple, en effet, est aussi illustre que le peuple chrétien? ou quelle créature MUS le ciel est aussi chérie de son Dieu qu'une âme pieuse , dans laquelle il daigne entrer pour la nourrir de sa chair glorieuse?

O grâce ineffiiblr! û bonté admirable! ô amour immense , dont l'homme est singulièrrment favorisé !

Mais que rendrai -je au Seigneur pour cette grâce , pour cette charité si excellente?

Je ne puis rien donner de plus agréable que de livrer totalement et d'unir intimement mon cœur â mon Dieu.

Alors mes entrailles tressailliront de joie quand mon âme sera parfaitement unie â Dieu.

Alors fl me dira : c Si vous voulez être avec € moi , je veux être avec vous. »

Et je lui répondrai : < Dai|pez , Seigneur, de-

• meurer avec moi; je souhaite de tout mon

• cœur d'être avec vous, tout mon désir est que

• mon cœur vous soit uni. »

Page 1