LE Seigneur, qitelle abondance
de douceurs vous avez rüervde en secret pour ceux qui vous craignent! (Ps. xix , 20.)
Quand je pense. Seigneur, à quelques imes pieuses qui s’approchent de votre sacrement avec la dévotion et l’ardeur la plus grande , je me confonds souvent en moinnême , et je mugis de m’approcher avec un cœur si tiède et si froid de votre autel et de la table de la sainte communion; de demeurer si aride et si peu touché ; de n'étre pas entièrement embrasé devant vous qui êtes mon Dieu . et de ne point sentir d’attraits et de mouvemens affectueux , comme plusieurs saintes imes qui, transportées d’un désir extrême de la rommunion et de l'amour sensible dont elles brûlaient , ne pouvaient retenir leurs larmes, mais ouvraient en même temps la bouche de leur cœur et celle de leur coqis, et soupiraient passionnément après vous, 6 mon Dieu , comme après la source des eaux vives, ne pouvant tempérer leur faim ni se rassasier d’ime autre manière qu’en recevant votre corps avec des transports de joie et une avidité spiritnelle.
2. Oh ! que leur foi , vraiment ardente , prouve évidemment votre divine présence !
Car ceux - là reconnaissent véritablement leur Seigneur dans la fraction du pain (Luc, XXIV, 3.5), dont le cœur est si brûlant pour Jésus, tandis qu’il marche avec eux.
Je suis souvent bien éloigné d’avoir cette piété tendre et cette dévotion , un amour si vif et une si grande ardeur.
.Soyez-moi propice, A Jésus plein de bonté, de douceur et de miséricorde; et accordez, au moins de temps en temps, â ce pauvre indigent qui vous le demande la giéce d’éprouver dans la sainte communion quelques sentimens de ce tendre amour;
Afin que ma foi se fortifie de plus en plus, que mon espérance en votre bonté s’augmente ,
et que ma charité , une fois bien embrasée pour avoir goûté cette manne céleste, ne s’éteigne jamais.
3. Votre miséricorde peut même m'accorder entièrement cette grûce si désirée, me visiter avec bonté et m’embraser de l'esprit de ferveur quand le jour de votre bon plaisir sera venu.
Car, quoique je ne brûle pas encore d'un feu égal à celui de ces Ames qui vous sont spécialement dévouées ; cependant votre grâce me fait souhaiter de ressentir ces désirs si eiiflamniés, et vous demander avec ardeur d’entrer en partage avec tous ceux qui vous aiment le plus ardemment, et d’étre admis dans leur sainte société.