CHAPITRE XLVII
Qu’Il oe flHit Jimai» onwlirv l'evfTcioede la pnére.
C’est une erreur commune qu’il est très diffleile de médiler , bien qu’il n’y ait personne qui ne médite chaque jour, puisque méditer n’est rien autre chose que rouler des pensto dans son esprit. Mais ce qui est fâcheux est que nous oe songeons le plus souvent qu’à des choses ou inutiles on pernicieuses. Pourquoi donc ne méditons-nous pas sur les mystères de notre religion et sur l'affoire de notre sahit? Il serait aisé d’y appliqner notre esprit, pour peu qne
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nom veiiUssioiu à le détourner des soins de b terre. Ce qui nous rend peu propres à b prière est que noos ne vooloiis pas mourir à nos sens , et embrasser l'opprobre de b croix. Nous omettons aonvenl rexcrtice de b prière è dessein de vaquer à de bonnes œuvres dont nous ne tirons aucun fruit , parce que noua les faisons sans b lumière que l'on n'obtient que dans la prière, sans l'ordre de b )p4ce , et par notre propre mouvement plutôt que par celui de DÜeu. Cest no grand abus de négliger les exercices intérieurs pour vaquer aux extérieurs. L'âme bnguit et devient presque mourante, si elle n’est nourrie chaque jour par b prière, comme le corps s'affaiblit et se détruit , s'il n’est soutenu par les alimens. L’âme a besoin de prendre d'autant plus souvent des alimens pour augmenter ses forées, que les ennemis qui l'attaquent sont plus puissans et en plus grand nombre que ceux qui attaquent lecorps. L’union étroite qu’elle a avec ce corps est cause qu’elle est tourmentée par le froid, par le diaud, par les niabdies, par b soif, par b faim, et par les autres maux sensibles. Elle l’est aussi par son corps même, par ses sens, par sa concupiscence, par le démon et par le monde.
Quand nous prions, nous devons chercher Dieu au fnid de notre âme, l’invoquer dans l’homme intérieur, oô il habite comme dans son temple. Pour prier, il n’est pas nécessaire d’élever b voix , ni de prononcer des paroles fort éclatantes; Il ne frut que s'adresser à Dieu, et l'adoreren e^t et en vérité. Il n’y a que ceux qui ne peuvent s’entretenir avec lui dans le secret de leur cœur, et lui représenter d'euimémes taira nécessités , qui aient besoin d’avoir recoure â des lùrmules de prières. Il est vrai pourtant que l’Eglise exprime tes prières publiques par b voix et par le chant, afin que les fidèles en soient édifiés, et qu’ils unissent leurs cœurs pour s’élever tous ensemble à Dieu, Car il est certain d’aiibnra que nous sommes le temple do Seigneur , le lieu de la prière, et que le royaume de Dieu est an dedans de nous.