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CHAPITRE XLIX

De dnie maoi^m dr prier.

Gomme œux qui voyagent ont toujours dans l’esprit le lieu oô ib vont , ainsi ceux qui prient y doivent tonjours avoir b fin oA ib tendent , qui est de s’unir â Dieu, afin d’éloigner plus aisément tous les «disbrbs qui pourraient empêcher cette union. Si ceux qui prient avaient un antre I dessein que oeiuMâ , leur travail serait iantile.

PAR I.E CARDINAL

Il jr « deux aortes de pritres: une est commune et ordinaire, et se fiait par notre soin et par notre application, avec ie secours toutefois de la grâce qui nous prévient et qui nous accompagne; car, comme l'apAtre nous l'enseigne, nul ne peut conlèsser que Jésus est le Seigneur, smon par le Saint Esprit , l'autre sorte de prière est particulière et infuse. Elle ne dépend point de nous, mais de Dieu qui la donneÂccus qu'il lui plaît et quand il lui plaît. On peut demander la grâce de l'une et de l'autre de ccs prières , qui nous feit chercher afin que nous trouvions , qui nous fiait demander afin que nous recevions, qui nous fiait frapper â la porte afin qu'elle nous soit ouverte. Il but néanmoins s'appliquer à la manière de prier la plus ordinaire et la plus commune, si ce n'est que, par une inspiratkxi de Dieu, on ne soit appelé à une autre plus sublime.

Au reste, la grâce de la prière et de ta méditation n’est rien autre chose qu'une facilité d'élever son esprit â Dieu , de concevoir de saints désirs et de répandre son âme devant te Seigneur. Dieu a accoutumé d'accorder cette grâce aux humbles qui implorent son secours au lieu de mettre leur coofiaoce dans leur propre force , et qui attendent le mouventeut de prier de eduiià même de qui iis en ont reçu le précepte , parce qu'a effet : «Toute grâce excelleote et tout don parfàit vient d'a haut , et descend du Père des luaatères. • Aussi fâut-ii commencer la prière par l’aveu de notre faiblesse , par la détestation de nos péchés , parce que c'est en celte occasion que le juste déviât l'accusateur de soi -même.

Il y faut joindre la droite intention, a ne nous proposant aucune autre fin que d'accomplir la volonté de Dira, de laquelle l’apAtre dit: «l.a vohmté de Dia est que vous soyez saints. «Celui qui prie d'une autre manière se ferme la porte de la aiséricordr divine.

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