‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 561 sur 684 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

Que em qui D'ont point d‘hoinili;é a'oot aucune Trrtii.

Ceux qui tombent dans le péché se relèveraiott aisément de leur chute s'ils imploraient â l'heure même le secours du médecin ; mais la plupart sont si fort aveuglés par leur orgueil qu'ils ne connaissent pas leurs maladies , ou qu'Hs s’imaginent qu’ils les guériront eux-mêmes. Cela est cause qu’au lieu d’avoir recours â Dieu pour se relever et de dépendre de sa grâce , ils pourrissent dans leurs ordures, et changent leur re-

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fflède en poison, en ne l'attendant quetfeuxmêmes. Il n’y a point d'homme si malheureux que celui qui croit voir fort clair, bien qu'il soit aveugle ; car, n’implorant le secours de peroone , il n'ya'point de précipice où il ne se jette. Cette ancienne parole que l'on dit être descendue du ciel ; • Connaissez -vous vous-mêmes, > nous avertit que de nous -mêmes nous ne sommes rien , mais qu'avec Dieu nous pouvmis tout. Plusieurs perdent courage et languissent dans leur misère, parce qu'ils ik mettent point leur espérance dans le secours de celui de qui l'apôtre a dit : < Je puis tout en celui qui me forÜBe , » et de qui David a dit : • Etant soulcnu de mon Dieu , je forcerai les murailles de mes ennemis, s L'humilité qui n'est pas généreuse et qui ne s'élève pas aux plus hautes vertus avec le secours de celui qui a pris la faiblesse de notre nature, pour nous communiquer la puissance de la sienne , n'est pas une vraie humilité. Comme un for rouge brûle non de lui-même, mais par le fou dont il est pénétré, ainsi l'homme brûle non de lui-même, mais par l'amour de Dieu qui est en lui. Il luit aussi non de lui-même, mais de la splendeur de la sagesse et de la vérité que le père des lumières lui commtuique. Comme un instrument agit non par sa propre force, mais par celle qu'il reçoit de la main de l’artisan, ainsi l'Iiorome agit par la force qu'il reçoit de Dieu, qui donne â tous le vouloir et le foire, et ! qui produit en noos toutes nos œuvres. Dès que riHunine est privé de l'amour de la sagesse et de la lumière de Dieu , il est saisi d'un froid motel , d'une obscurité épaisse , et d’une ignorance profonde, qui le rend aussi inutile que l'instrument l’est hors de la main de l'artisan. L'homme n'étant rien, n’ayant rien, et ne pouvant rien de lui-même , U doit demeurer dans le néant comme dans son centre, et lorsqu’il sera bien persuadé qu’il ne peut rien de lui-même, il pourra tout I avec la grâce de Dieu.

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