CHAPITRE XXII
Cocnmenl nnu* drroni réduire loulee n<M puiiuorM utu k jouK fte JéMM-Chnil, faire louira nos action* hurnblcmnit rf avei*re«iftnatiooen loi et par hii, et oomnient notuderom nott» comporter dan* hi dont qu'il oou* fait , et l«» TiciM qu’il noua rend.
Quiconque désire devenir ami intime de Dieu, il faut qu'il ait un soin particulier de retenir tous ses sens extérieurs, comme avec un frein i>erpétuel, sans jamais leur lâcher la bride, ni leur permettre de chercher , de poursuivre , nidefomenterâ leur plaisir en aucune action,ni en aucun objet que ce soit. Il est â la vérité permis â tout le monde d'user des choses que le discernement de notre raison juge utiles et nécessaires, rt de toutes celles aussi qui peuvent sen ir â nous procurer la paix intérieure de l'esprit ; mais il en faut user avec cette précaution que ce ne soit pas pour y chercher notre commodité ni notre plaisir, mais l'édification de notre âme, ce qui se doit entendre de toutes les choses licites et honnêtes, comme du manger, du sommeil, d'étre couché, d'étre assis, du dormir et d’autres semblables. Il faut de plus enchaîner les puissances intérieures, et ne leur pas permettre de produire aucune action jusqu’à ce qu'étant domptées et dépouillées de leur liherté, elles s'accoutument tellement â obéir que Dieu puisse accomplir en elles , sans résistance , l'œuvre de sa grâce.
Il y a peu de jours qu'une personne, qui avait ainsi assujetti toutes ses fiicultés,eut le bonheur d’entendre Dieu qui lui parlait de la sorte : < Dans le délaissement partit de vous-méme , où vous êtes maintenant , vous me priez avec
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plui d'efficacité et de ferveur qae voua n’avez jamais hit pendant tout te temps de votre vie , oA vous avez en l'usage de vos paroles, de vos actions, de vos désirs, de votre volonté et de votre entendement. Persévérez autant qu'il vous est possible dans celle heureuse captivité et dans ces chaînes spirituelles, observant soigneusement de ne rien désirer, de ne sortir jamais sans nécessité, de retrancher toutes pensées vaines et inutiles, et de ne parler qu'autant que la nécessité vous y oblige. Avant que d'entreprendre aucun exercice ou de commencer aucun de vos ouvrages , songez à ce que Dieu demande de vous, de quelle hçon il veut que vous agissiez, et officz-lui perpétuellement cette prière sans y rien ajouter ni diminuer : « Seigneur, que votre volonté soit faite. »
Ayez soin aussi d'éloigner de vous avec prudence et de bonne grâce tout ce qui vous peut faire de l’embarras et de la peine, tant au dedans qu'au dehors de vous ; fuyez lesoccupations extérieures , celles mêmes que vous pourriez avoir avec les gens de bien, touchant les choses .saintes et permises. Et ne songez enfin qu'à célébrer un jour de Sabat continuel en l'honneur du Seigneur votre Dieu, et à lever tous les obstacles qui pourraient l’cmpécher d’accomplir en vous l'teusTe sainte de sa grâce.
Que si la nécessité vous appelle au dehors pour y faire quelque chose, ne perdez point le souvenir de votre Dieu durant votre action, mais employez plutôt toutes vos forces â rqjcter et â perdre tout ce qui vous appartient : car les actions extérieures que nous sommes obligés de faire indispensablement doivent être produites non par un principe d'amuur-proprc, mais par une pure simplicité; non par aucun effort de votre propre vertu ou par une application particulière, mais par un esprit de pauvreté , de repos, d’humiliation et d'abaissement ; et non enfin par aucune confiance que l'un ail en ses propres forces, ni par son propre fond , ou par sa propre volonté , mais par une résignation sincère aux ordres de Dieu.
Comme, par exemple, s'il m'avait donné un pouvoir absolu de gouverner selon ma volonté les neuf chœurs des anges, et de pouvoir encore créer de surcroît un aussi grand nombre de nouveaux ordres qui ne s'occupa.ssent pas moins que les premiers des louanges et de l'a-
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mour de Dieu , et qui fussent également en sa dépendance, ce qui sans doute serait une hveur rare et extraordinaire, je devrais quitter de bon cœur toutes ces choses , quand Dieu se voudrait servir d’un autre tout seul pour les exécuter, ou bien d'un autre avec moi. Car en cela et en toute autre chose, je dois renoncer absolument â ma volonté, pour me soumettre avec crainte et humilité â la sienne , tant dans mes actions que dans mes omissions. Et en en usant de la sorte , il arrive souvent moins d'attachement et de complaisance pour moi dans les œuvres extérieures que je n’en avais peut-être dans le repos et le recueillement intérieur.
Ce qu'il faut faire , c'est d'abaisser et de mortifier la nature dans toutes les choses qui la flattent et où elle prend quelque plaisir, soit dans les actions intérieures, soit dans les exercices de l'enéendement , soit dans les idées imaginaires que .'a fantaisie compose et ramasse, soit enfin dans fous les objets où l’esprit cherche du divcrtissemei, t , quand ce serait même dans les opérations qui lui sont particulières, s'il y prend une satisfitctio.o déréglée , et qu’il y trouve quelque sorte de joie et de douceur sensible; il faut, dis-je, mourir e.i nous-mêmes à toutes CCS choses pour l'amour di ' Dieu , ne nous appuyant que sur lui seul par la ('•ureté simple de notre cœur et par la simplicité pu ec de notre foi. Et pour un plus grand secours de '"‘'tte fi)i vive, nous aurons le soin d’en pronooci.i’ 'e témoignage, en telle sorte que nous le puiv ouïr nous-mêmes, comme aus,si de proférer sc^" vent le nom adorable de Jésus-Christ, uotri ' Sauveur , afin de mettre en fuite le démon qui est notre plus grand ennemi.
Et dans cet endroit il faut remarquer que l’exercice que nous faisons sur la vie et la passion du Sauveur, non-seulement de pensée et en esprit, mais encore par une impression qui les grave dans le fond cl comme dans l'essence de l'âinc , apporte un profit et un avantage cent fois plus grand que si nous nous y exercions simplement par spéculation et en idée, sans y prendre part par le fond et par la substance de l’âme. Ce qui .sert aussi beaucoup â ceux qui se sont acquittés de leurs devoirs avec négligence, comme dans la récitation des heures de l'office divin. Que si quelqu'un est obligé de faire une chose par ordre et indispensablement , elle lui est d'autant
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phu utile qu'il l’a ^ avec pins de remncemem et de mépria de soi-mème ; ploa U s’abanae, plus aoa action le reteve , et eiie lui acquiert «ne liberté d'autant plus grande qu'il agit pins pisemeotet pbis saintement. On ne doit point craindie de pécher en cela par eicis, car c'est là qu'en perdant le néant qui nous appartient par notre nature , nous entrons dans l'étre de Dieu qui est au-dessus de tous les êtres dont la connaissance, comme dit saint Denis, est d'autant plus vraie, plus noble, plus utile, qu'elle sépare de son idée toutes les qualités des créatures, et qu'eUe se réduit a un silence muet qui témoqpie l'impuissance od l'on est de le comprendre.
C'est au milieu de ces ténéhres qu'on découvre plus clairement la lumière divine, et plus l'obscurité est profonde, plus la connaissance est véritable : si ce n'est que Dieu voulût peut-être se foire voir lui-même; et pour lors qui pomrait ne le pas reconnaître? Il ne fout pourtant pas s'appuyer sur cette iiunifostation, etconune nous ne la devons point demander, il ne fout pas non plus la refoser si elle se présente. Nous pouvons la prendre comme moyen , mais il ne fout pas en foire notre fin.
Il n'y a que Dieu seul en qui nous puissions nous reposer absolument et sans réserve. On doit mettre 1a main à la charme , mais il ne fout regarder ni devant ni derrière, ni sor soi, ni même sur aucun des dons de Dieu , quand ce serait quelque lumière, quelque consolation intérieure, ou queiqn'autre faveur spirituelle; mais prenant comme un songe tout ce qui nous arrive dans le corps ou dans l'esprit , ne nous en attribuons quoi que ce puisse être ; n'y arrêtons aucunement nos regards, et ne le considérons point avec présomption ; mais abandonuons-nous-y avec une humilité sans déguisement, une crainte amoureuse, une résignatiou profonde, une parfaite mortification, une pauvreté sincère et un dénûment de nous-mêmes et de toutes choses qui soit dépourm de tout secours, et renommons même jusqu’à l'attachement que nous pourrions avoir à cette pauvreté.
n est sans doute qu'un noyau ne peut pas produire un arbre, ni une fleur foire naître un fruit, s'ils ne meurent auparavant et ne cessent d'élre ce qu'ils noos paraissent : et cependant qui a jamais été assez éclairé pour découvrir un arbre dans nn noyau et un finit dans une fleur? Il y
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a une disproportion et une différence extrême de l'an à l'autre, et cependant on ne voit paraître et aorlir le friiit qu'à mesure que la fleur se passe, se sèche et se flétrit. Ainsi à proportion qu’une personne se quitte et se délaisse plus parfoitemeat, plus elle sèche, pour ainsi dire , et meurt à tout, elle commeuce à porter une plus gyande abondaoce de fmits véritables et naturels enJêsus-Ghrist. Il ne fout donc point regarder les dons de Dieu , ni aucun des biens qui viennent de lui comme de leur source, soit en esaenee, soit dans l’épreuve que nous en faisons ; mais nomi devons nous suomettrc au Seigneur avec une fui sincère, ne vonlqpt et ne cherchant que lui seni : parce que cette volonté ou cette mtention qui nous porte purcmeot à Dieu ne se trompe jamais ni ne s'éloigne deiui, soit dans la mutation, soit hors de la méditation, soit dans la prière, soit hors de la prière, ou bien dans quelqu'autre exercice que ce puisse être. Il est pourtant à iiroposde savoir que, parce terme de volontéou d'intention, comme jel'aiappeié, on n'entend ptis proprement ce qu'ordinairement ce terme signifie ; car l'intention en ce sens n'est autre chose que vouloir actueilcmeut ou tendre à quelque objet, ce qui n'exprime pas non plus la rechercha et la poursuite que noos foisons de ce qui nous est convenable. Mais parce que noos n'a vous point de terme plus propre, nous sommes obligés de nous servir de celui-là.
A dire le vrai, il se trouve au fond de notre nature uneciTtaine inclination, mais tréacachée, qui cherche en toutes choses sa propre commodité et qui tans cesse tend à ce but. tje Sauveur même n’a p^ is été exempt de cet instinct secret, puisque nous lisons dans l'Évangile que sa nature corporelle appréhendait cxtréffienKul la mort. Mais iresprit, qui avait un rmpire absolu sur la chair, le fit s'écrier en ces termes : « àion Père, que votre volonté soit faite et non pas la mienne. >11 font donc toojours vaincre et dompter par l'esp rit les révoltes et les soulêvemens de la nature et de la sensualité , en sorte que nous ne dierchions pas, au moins de propos délibéré, notre avantage p,irticulier ou quelque chose dont nous affecticDDioiis la propriété.
Au reste ceux qui dans toute leur conduite n'ont d'autre vue que de suivre et d'inriler Jésus- Christ, et de se rendre à ^les attraits, sans affecter une sorte d'exercice plot ût qu'une autre, ce qui
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ne ae rcncoatrt qnt dant les parfiils , ceux-U, dis-je, sont sévèrement condamnés par ceux qui cherchent leurs intérêts , qui courent après leur avantaur, qui font profession de paraître saints, et qui s'occupent à plusieurs diflérens exercices de leur propre volooté, que les autres ne pratiquent point comme nous avons dit , parce qu'étant soumis de bon cœur aux ordres de Dieu dans tout ce qui leur arrive, et n'ayant point d'attaefaement pour certaines dévotions particulières ni pour aucuns nouveaux exercices , ils rapportent tout à Dieu , dont ils reçoivent tout sans s'attribuer rien à eux-mémes en quoi que ce soit.
Quand Dieu fait donc une faveur extraordinaire à quelque personne qui est obligée de s'occuper à quelques actions extérieures , comme à prendre son repas ou i quelque chose de semblable, qu'elle tâche de faire tellement remonter ce don jusqu'à son Créateur qu'elle n’en retienne pas même l'ombre ni le souvenir ; qu'elle rende tout à celui à qui tout appartient-, qu'elle fasse, par un esprit d'abaissement, de simplicité et de discrétion , ce qu'elle a à faire, et qu'elle rentre promptement autant qu'elle pourra en elle-même. Il faut encore avoir soin nans les actions extérieures de chercher et de clioisir les lieux et les occupations où l'on peut commodément exercer rhumilité et la charité , et nous devons faire reluire le caractère de ces deux vertus dans les regards de nos yeux, dans Icsœuvrrsde nosmaius, dans l'attention de nos oreilles, dans le mouvement de nos pieds , dans la contenance de tout le corps et dans toutes nus actions intérieures et extérieures. Prenons garde aussi de n'être pas prompts à enseigner ou instruire les autres, à 1rs juger ou â les reprendre ; mais em|iêchons-nous plutôt avec prudence et de tout noire pouvoir de nous mêler d'aucune chose, et soumettonsnous humblement en tout à l'auteur de notre être.
Kqjetons aussi toutes les lumières qui se présentent à notre esprit , et soyons bien aises que Dieu surpasse notre connaissance ; car celie que nous avons de Dieu , et que nous témoignons en avoir, est quelquefois cause que nous ne croissons point daus la vin spirituelle. .Mais quand nous savons que Dieu est au-dessus de toute connaissance , et que nous éloignons de lui par nos jugemens toutes les clmses créées, nous avamsins dans la vertu , et nous montons à un plus haut degré de perfection. Car d'autant plus que uous
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sommes convaincus que Dieu surpasse la portée de notre entendement , et que noua le voyons élevé au-dedansde nous, plus noos entrons dans l'abaissement, dans le mépns et dans l’abnégatkm de nous-mêmes, et nous descendons comme au-dessous de l'humilité, ce mépris étant si pur, si simple et si sincère, qu'il vaut mieux que l'humilité; et si excellent, si parfait et si rare, qu'on ne saurait lui donner de nom.
Plus cette vertu noos lait paraître Dieu élevé au-dessus de nous , ne nous en donnant qu’une certaine connaissance obscure et incompréhensible, comme d'un objet qui est hors de l'atteinte de nos esprits , plus nous descendons dans notre néant, et plus nous mourons en cette manière et sortons comme de nous-mêmes, plus nous nous y abîmons en Dieu , et nous nous y perdons heureusement. Au reste , comme on ne peut pas dignement expliquer le silence et le mérite de cetle vertu qui uous cache et nous abîme en Dieu , aussi ne peut-on pas bien dire l'excès et l'énormité du vice qui nous retient attachés â nous-mêmes. Certes . c'est un péché plus grand que celui de l'orgueil. L'emportement et la r^olte de Lucifer ne se peut pas proprement appeler orgueil ; c'est quelque chose de pire et de plus dangereux , et ou pourrait avoir un attachement pour soi si foneste et si criminel qu’il égalerait même le crime de cet ange rebelle. Que toutes nos actions partent donc du fond de notre cœur par un esprit de pauvreté et d'anéantissement ; qu'elles ne se fondent et s'établissent qu'en Dieu ; et ayons une pleine cuuHance dans sa bonté, qui ne peut ni nous tromper , ni permettre que noua tombions.
Quelquefois l'esprit de Dieu excite en notre âme des désirs surnaturels, et se montre si manifestement a nous , qu'on ne peut pas douter que ce ne .soit Dieu même qui se fait voir comme sous la hmiiére d'un éclair qui passe; car cette vision s'évanouit si subitement, qu'il ne reste plus en nous aucune trace ni aucune idée de ce que nous avons vu : nous ne pouvons comprendre ce que c'était : nous savons seulement avec certitude que c'était quelque chose; quelle était cette chose, nous ne le savons pas. Que s’il n'a pas fait naître en nous de violens désirs pour lui , et que nous ne sentions point de renouvellement intérieur, il ne faut pas croire pour cela que nous n'avons vu qu'une lumière fausse et
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trompcose , mais plutAt que l'entendemeiit ni le j sens ne l’ont pu ouncevuir à cause de sa grande | subtilité et de la vitesse avec laquelle il disparaît , et qui fiiit qu'il n'en reste aucune impression ; au lieu que si elle se fût attachée i notre esprit, et qu'il en eût pu comprendre quelque cliuse , sans doute que ce n'eût point été Dieu i c'eût pourtant été quelque chose de divin, car ni l'ange ui le démon ne se peuvent point répandre au ftmd de notre ûme , et il n'y a que le souverain maître qui l'a créée, qui le puisse faire.
Enfin ce grand édat de lumière, si on peut l'appeler ainsi, doit passer pour un nuage et une obscurité, à cause de son ineompréhensibilité et de notre aveuglement ; que si elle est si subite , si courte et si passagère, reconnaissons que c’est un effet de sa grandeur et de notre petitesse, comme aussi de la curiosité de notre esprit dont elle surpasse entièrement les forces, et à qui elle échappe et s'envole pendant qu'il tûcbe de la pénétrer ; ce que Dieu permet par on trait de la fidélité qu'il nons porte, afin de faire naître dans l'Smc de scs élus ce qu'il aime le plus, c'est-A-dire une vive connaissance de leur néant , un assujettissement sous la main de Dieu, dans la parfaite abnégation de soi-méme, et un renouvellement intérieur produit au fond de l'âme par cet aliaiitsement.
Que si , après avoir re<;u une grâce si douce et si singulière , il se présenlait quelque tentation impure â l'esprit , ce qui peut certainement arriver, elle contribuerait plus sans doute à notre avancement , si nous savions en user avec sagesse, que tous les doua que nous recevons avec des muuvcmens de joie et de satisfaction ; car cette tentatioo , aussi bien que toutes les autres épreuves, disposent l'homme et le préparent à recevoir ce bien pur et sans mélange qui sè trouve d'autant plus vrai , plus assuré , plus parfait , plus saint , plus étroitement uni â nous et plus avantageux, qu'il est plus inefbble, plus incompréhensible, plus caché, plus dégagé de toute image , et passe plus promptement.