BALADE
Comoent voy-Je ces AogloU esbabys t Beajoy-toi, f^nc royaume de France,
On apperqoit que de Dieu sont hays s Puis qu'il n’ont plus couralge ne puisiaocr.
Bien pensoieni, par leur oulirecuidance,
Toy surmonter et tenir eo tenraige ,
El ont tenu k tort ton héritaige ;
Mais k présent Iheu pour toi se combat Else mootredu tout de ta partie;
Leur graot orgueil entièreœeni abat ,
Et t'a rendu Guyenne et Normandie.
Quand les Anglois as pieçü envays ,
Rien n'y valoit ton sens ne ta vailiaoce.
Lors csioïes ainsi que fut Tays Pécheresse , qui pour faire penanoe Eodooae foi par divine ordonnança.
Ainsi as-in esté en reclouige De descoofwt et douleur de couraige.
Et lee Anÿtoismenment leur sabal En granspompee, baubans et tiraonie.
Or a tourné Dieu ton dueil en eshat Et t’a rendu Guyenne et Normandie.
N’ont pan Angloli souvent leurs roys inys f Certes oyi ; tcKis en ont cosnoissance ;
Et encore le roy de leur pays En maintenant en doubteuve iMlance D'en parler mal chacun Ati{;lo» s’avan* r Aisex monstrent par leur tnauvais laiigagr Que rooiciiUers ils lui fcruientonltra^r.
NOTICE SUR LES AUTEURS
Oui aéra roy ealr'eux eit grant débat.
Pour cc, France , que eeaix-iu que te dye ?
De U verge Dieu lee puaiit et bat,
14 t'a rendu Guyenne et Normandie.
Panici.
Roy de France, gaigné ai TaTanuige.
Parfaia um jeu , eornnw Taillant et aaige.
Mainienani l’ai plua belle qu'au rabat.
De ton bon eur, France, Dieu remercie;
Fortune en bien aveoquea toy a'embat
Et t'a rendu Guyenne et Noroaandie.
Je me trouverai heureux si j*ai pu foire parta* ger mes idées au lecteur , et si j'ai pu ainsi ajouter un nouveau fleuron détaché de la couronne poétique de l'un des plus élégants de nos anciens poètes, et de l'un des plus nationaux des princes royaux
Les traductions plus récentes des €k}nsot(Uions
' Cbarlct «rortéatu était flic <te Louii, duc d'Ortéjns, ftHv de i liarks VI , auaasioé dans fari» par ordre dn duc Jean dt Bourgogua i-ii 1407, et de Valeoline de Uilao. Il fut fait pricoo* eter à la kuiaillr d'Atincuurt en 1415, itala captif juiqu'en 1440, c'nt-i-dirc pétulant 25 ana. eu Augleterrv, et naunil en 1465. Né en 1391, il irait épouaé, en 1406, eu preotiérec nocca laabeilc de France, flUe de Chartes VI, e1 mne de lUchard II d'AogleiciTe ; en aeoondn noce», Bonne d'Arniagoac. et en truiaiton. Mane de Cléret. dont il eut Lou» Vu.
de la PhUotophU sont celle de Malassis, impriipée en 1678; celle de Cérisiers en 1638, toutes deux fort médiocres ; celle de NicoUs Régnier, qui parut pour l«i première fois en 1676 et fut plusieurs fois réimprimée ; celle de J. Dufresne de Francbe- V iUe, imprimée 6 La Haye en 1744 avec une dédicace franc-maçonnique; enSn la meilleure de toutes, celle de Léon Colesse, publiée en 177 1, à Paris : c'est cette dernière que j'ai adoptée. Colesse l'avait entreprise à la sollicitation du respectable Sigaud de Lafond, auteur des Leçons de Physique expéri^ mentale, d’un savant traité sur l'économie animale et traducteur de Mussembroek. Dès sa jeunesse, le goût des études sérieuses avait inspiré a M. Sigaud de Lafond une véritable admiration pour Boèce. J’ai connu bien long-temps après cet excellent vieillard , sur la tèle duquel avaient passé les orages d'une révolution; il voulut bien être l'ami et le conseil de ma première jeunesse, et je l'ai trouvé le cœur plein de la inènie admiration pour celte baule philosophie consacrée par sa propre expérience; seulement il en tempérait la graviié trop soutenue par unegailé conciliante. Je ne sais si ces souvenirs ont agi sur moi à mon insu pour me foire préférer la traduction de Colesse. J'ai cru ne la choisir que parce que le style en était naturel et facile , et que les vers de Bo^ traduiu en ,Tfosf conservaient un peu de leur couleur.
NOTICE SLR LES AUTEURS