CHAPITRE VIII
Que Meu le leneit lonjoun dan» ruiqtik'iiide et dans la petoe Juaqu'S ee qu'il conuiU la vente.
Seigneur, vous êtes étemel ; mais votre colère contre nous n’est pas éternelle, puisque vous avez eu pitié de votre créature , qui n’est que terre et que cendre , et qu’il vous a plu de purifier toutes les taches qui défiguraient mon àmc, et qui la rendaient si difForme et si désagréable à vos yeux. Vous agitiez sans cesse mon cteur par des pointes secrètes et invisibles, afin qu'il demeurât toqjours dans l'impatience jusqu'à ce qu'il eût une connaissance assurée de vous , en vous considérant par un regard intérieur, et non plus par des fantAmes sensibles et corporels. Ainsi mon àmc étant touchée par votre main salutaire cl toule-puis.sante , se guérissait peu à peu de l'enflure de son orgueil ; et l'œil de mon esprit , qui était tout trouble et tout ténébreux, s'éclaircissait parle remède si cuisant des peines et des douleurs que je souffrais, et reprenait de jour en jour de nouvelles forces.