Glaive y javelot
3. Fist mettre en grésillons. C'était un genre de torture comme celle des chauffeurs de nos jours.
Rémissions données par droit de joyeux avènement.
Rouen, avril 1382.
Charles, etc. Savoir faisons à touz présens et avenir. Que comme la première foiz que nous sommes venuzou entrez ès villes el lieux de nostre royaume, ou passons par icelles villes ou lieux après nostre sacre, à nous appartiengne pour raison de nostre joyeux advenement et du deu de nostre droit royal, à délivrer s'il nous plaist touz prisonniers et prisonnières, détenuz et détenues pour quelconques crimes, maléfices ou déliz que ce soit, et en quelconques prisons qu'ilz soient èsdictes villes ou lieux, et en quelque juridiction que ce soit, soit d'esglise ou séculière. Et nous, estans en nostre ville de Rouen, c'est assavoir la première foiz que nous y sommes entrez après nostre dit sacre, ayonz commiz nostre amé et féal conseiller maistre Evrart d'Estramagon, maistre des Requestes de nostre hostel, pour soy transporter en noz prisons et en celles de nostre amé et féal conseiller l'arcevesque de Rouen, afin de savoir et enquérir les faiz et les causes pour lesquelz les délinquens seroient detenuz ès dictes prisons afin de leur faire tèle grâce sur ce comme bon leur semblera. Et nostred. conseiller ait trouvé esd. prisons, etc....
Rouen, avril av. Pâques 1381.
{Tris, des Ch. Reg. JJ. 120, pièce 225.)
Fortifications de Château-Landon.
Paris, avriH 382.
Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. Nous avoir veue l'umble supplicacion de nos amez el féaux subgez, les habitans de nostre ville de Chasteaulandon, contenant en effect. Que comme par le fait des guerres ycèle ville ait esté arse, destruite et gastée par telle manière que les ouvriers et marchans de drapperie et d'autres ouvrages et marchandises que on y souloit faire n'y pevent bonnement demourer ne habiter. Laquelle ville souloit estre bonne e» bien marchande et Tune des dix et sept bonnes villes où on fait drapperie jurée ou royaume, et est de nostre propre demainne d'ancienneté. Et en ycelle ville, en laquelle souloit avoir bel chaslel, qui à présent est ruyneux , a belle et grant chastellenie et siège royal notable au quel sont subgiez et ressortissans environ quatre vins dix et sept villes, avecques plusieurs abbayes et esglises et vassaux, noz fievez. Ayons aussi, à cause d'iceulx ville, chastel et chastellenie, moult noble demaine qui nous est de grant valeur et seroit ancores greigneur et à tout le pays d'environ se audit lieu avoit une partie de la ville fortiftiée et mise en estât de defiense, par telle manière que justice y peust estre gardée et que noz subgiez dessusdiz y pussent eslre retrais et que il y peussent seurement ouvrer, vivres et leur marchandise garder; laquelle chose il ne pourraient faire sanz nostre ayde et licence; de laquelle
nous ont humblement fait supplier. Lesquelles choses considérées, etc....
(Suit l'octroi. — Les lett. adressées au bailli de Sens.)
Donné à Paris ou moys d'avril, Tan de grâce mil ccc quatre vins et ung et de nostre règne le premier.
Par le Roy, à la relacion de mons. le duc d'Anjou et du conseil ou quel, Vous, les évesques de Laon et de Langres et pluseurs autres estiés.
T. Hocie.
(Tris, dtt Ch. Reg. JJ. H 8, pièce 453.)
Combat entre les nobles à Laon.
Beaurais, avril 1382.
Charles, etc. Savoir faisons à touz présens et avenir, que de la partie des amis charnelz Raoulin Poire, escuier, Régnant d'Anthoing, Odinet Lezrart, Perrinet de la Chaucie et Martin Brassart, nous a esté exposé. Que le V* jour du mois de février derrenièrement passé, ledit Raoulin s'en ala en l'esglise de Nostre- Dame de Laon où il entendoit à besoignier pour cause de certain traictié d'accort touchant le fait de la mort de (eu Willemet Marlet, cousin germain de sa femme, dont on devoit lors parler. Et que pour ce que Robert de Clermont, chevalier, tenoit ledit Raoulin de guerre et estoient les trièves d'entre eulz faillies III jours par avant estoit, Raoulin estoit accompaigniez dudit Regnaut, qui est son neveu , dudit Odinet , son serourge frère de sa femme, et desdiz Perrinet et Martin,
avecques un varlet dudit Raoulin. Et estoient ledit i 3
Raoulin et plusieurs des dessus nommez de sa compagnie, pour doubte dudit chevalier et pour occasion de ladicte guerre, armez pour la défense et tuicioo de leurs corps tant seulement, sans ce qu'il eussent volenlé d aucun envair ou mesfaire en aucune manière. Lequel Raoulin, acompaigniez comme dit est, en alant son droit chemin trouva ou encontra maistre Jehan d'Ailli, chanoine de ladicte esglise, estant ou cloistre des chanoines d'icelle esglise et passa par dèlez lui et entra dans ladicte esglise, sans mesfaire aucune chose à icellui chanoine. Mais ledit chanoine qui avoit grant hayne aux diz Raoulin et Perrinet, et avoit dit par plusieurs fois qu'il tueroit ou mehaigneroit l'un d'eulz, s'en ala tantost après ledit Raoulin en ladicte esglise, en laquele icellui Raoulin acompaignié des dessus nommez estoit par avant entrez comme dit est, et moult chaudement , par grant arrogance et desordenéement commença à parler audit Raoulin en mettant son visage près du visage dudit Raoulin. Par quoy ledit Raoulin par chaleur et pour occasion des paroles , menaces et contenances dudit chanoine fu tèlement esmeu, que de sa main toute nue il féry ledit chanoine, en le boutant arrière de son visage. Et tantost après, pour ce que ledit chanoine sacha sa dague 1 ou y mist la main, dont ledit Raoulin doubta que il ne feust féruz, sacha un badelaire* et en féry ledit chanoine un coup du plat, et en lui cuidant tantost après lui donner un autre coup du plat, l actaint ou bras un petit, dont il chey un petit