X. Les intérêts
De luy en parla ne ne lui en paya chauces ne autre chose, maiz en usant de bonne foy envers le dit juif, luy a, depuis icelles paroles et sanz y persévérer, paiée la dicte debte avec les dictes montes, libéral ment et sanz contrainte, comme dit est. Le dit juif s'est malicieusement trait par devers luy afin de extorquer aucune chose de sa povre che varice, en disent qu'il dénoncera contre lui les dictes paroles s'il ne luy donne du sien. Et luy a pour ce demandé x frans; lesquelx, pour les grans menaces qu'il luy faisoit de luy pour se [ce] porter damage, il luy a accordez paier, combien que encores ne les luy ait paiez. Et se double ledit suppliant que pour ce soit molestez ou poursuys, si comme il dit. En nous humblement suppliant, que comme il n'ait mie persévéré ès dictes paroles, maiz se soit loyaulment aquitez audit juif du principal et des montes, le quel juif ne met mie ces choses avant, fors pour avoir de luy malicieusement et à tort la dicte somme de dix frans, nous sur ce lui vueillons impartir nostrc grâce. Pour ce est-il que nous, ces choses considérées, etc.
Donné à Paris ou mois de may, l'an de grâce mil ccc im" et trois et de nostre règne le tiers. Par le conseil,
S. de Caritate, F. de Métis.
(7>m. <Us Ch. Reg. JJ. 122, n« 271).
Sédition à Orléans.
Au Louvre, juin 1383.
Charles, etc. Savoir faisons à touz présens et avenir. A Nous, de la partie de Gilet Chasteau avoir esté humblement exposé. Que comme pour certains déliz, si comme maintenoient aucunes gens, c'est assavoir pour la commocion derrenièrement faicte contre nous et à la diminucion ou adnullacion des aides ordonnez pour nostre estât et le fait de nostre guerre, et aussi pour que ce jà pieçà les aucuns mîstrent la main à la bride du cheval de nostre très cher oncle le duc d'Orléans f , que Dieu absoille, et portèrent ou temps passé, les aucuns, chaperons de l'aliance du roy de Navarre, les habitans de nostre ville d'Orléans eussent accordé et composé à nous à la somme de xxx mille frans d'or ; de laquelle somme nous eussions pour certaines causes et rappors qiû lors nous murent, excepté dix personnes du nombre desquelles fu ledit Gilet, etc.
(Suit la rému&ion.)
Au Louvre, juin 1383.
[Très, dts Ch. Reg. JJ. 123, pièce 26.)
1 . Philippe, duc d'Orléans, fils de Philippe de Valois et grand oncle de Charles V I.
Quittance donnée par Louis, duc de Bourbon, d'une somme de 3000 francs, sur la pension de 100 francs par mois que lui fait le Roi.
Pari», 5 novembre 1383.
Nous Loys, duc de Bourbon, conte de Clermont et de Fouroiz 1 , per et chambrier de France, confessons avoir eu et receu de Bertaut A. la Dent, receveur général des aides ordonnées pour le fait de la guerre, la somme de trois mile frans d'or sur ce qui nous puet estre deu à cause de la somme de mil frans de pension à nous ordonnée pas mons. le Roy, à prendre cbascun mois pour Testât de nous, à commancer le premier jour de mars mil ccc iin« et deux derrenier passé, si comme plus à plain puet apparoir par mandement sur ce fait. Delaquelle somme m" fr. d'or nous nous tenons pour bien content et paié, et en quittons monditseigneur le Roy, ledit Bertaut et tous autres. Donné à Paris soubz nostre séel, le v* jour de novembre, Tan rail ccc quatrevins et trois.
Par mons. le duc.
Desnier.
(Orig. parch. — Arch. de VEmp. carton K. 53, pièce 27.) 1. Forez.
Rémission pour un orfèvre de Paris impliqué dans l'affaire
des Maillotins.
Paris» novembre 1383.
Charles , etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. Que de la partie Adam Pèlerin, orfèvre, ouvrier d'imagerie d'or et d'argent, naguères demourant à Paris, nous a esté exposé : Que comme il ait servi nostre très-chier seigneur et père, dont Dieux ait l'ame, et fait certains ouvrages d'ymagerie qui bien lui furent plaisans et agréables, et aussi ait tousjours esté bienvueilient de nous et de noz subgiez et en tout obéissant. Et il soit ainsi que ou temps de la commocion qui fu à Paris par aucunes gens du commun, ledit Adan, qui lors n'avoit aucune besoigne de son mestier dont il peustde quoy vivre bonnement, environ la Saint Jeban derrenièrement passée fist et vendi plusieurs maillés de plont, comme faisoient plusieurs autres, pour avoir sa vie et sustentation, non cuident aucunement offencer contre nous, mesraement que gens notables les achaptoient lors, disans que c'estoit pour obvier et résister à la maie voulenté de ceulx qui lesdictes commocions avoit premièrement esmehues. Et que depuis, un jour de feste, après disner, environ la Saint-Remy, il fu alez à Saint-Souplice 1 , où il trouva plusieurs compaignous, dont les ungs jouoient aus boules et les autres aus quilles, et s'esbatit avec eulx. Et après ce, les ungs disdrent que la ville de Paris estoit