RÉSULTATS CONCERNANT L’INTRADERMORÉACTION PREMIÈRE
a) au point de vue technique. L’injection dans le derme de l’encolure est plus aisée qu’au pli sous-caudal. Dans ce\ dernier cas en effet on s'expose à des déplacements brusques et souvent à des coups de pied, chez les jeunes femelles en particulier. Cette résion peut être également polluée par les excréments. De plus, les deux plis sont parfois assymétriques, ce qui peut entraver la lecture des réactions par comparaison. Nous avons même observé l’absence de l’un d’eux chez un sujet.
À l’encolure l'épaisseur de peau étant plus considérable, les chances d'injection dans le conjonctif souscutané sont moindres. À ce sujet MANSEAU a prétendu que l'injection sous-cutanée, d’un demi centimètre cube de tuberculine diluée au dixième, au pli sous-caudal donne les mêmes résultats que ceux fournis par une intradermoréaction réussie. Certes l’exécution, demandant moins de précision, se trouve facilitée. Mais nous avons pu remarquer que chez des animaux sains, une épreuve ainsi conçue provoque l’apparition d’un œdème non spécifique qui pourrait prêter à confusion. Chez les réagissants, l’épaississement caractéristique n’est plus, après une injection sous-cutanée, ce qu’il serait
LRO
après un injection intradermique, et le pourcentage des réactions douteuses est certainement plus élevé.
Certains font ressortir la difficulté de piquer une aiguille fine du modèle courant à travers la peau au niveau de l’encolure. Mais en utilisant une aiguille courte et de calibre supérieur (comme nous l’avons signalé plus loin) tout risque d’incident technique peut être évité.
b) au point de vue réactions.
1° Générales : Les réactions $énérales marquées sont rares. Seule une vache (observation n° 12) est restée prostrée un certain nombre d’heures et a refusé le lait à son veau. Nous n'avons pas constaté d’hyperthermie. Signalons que la plupart des animaux éprouvés ont été amenés au pâturage comme d’habitude.
2° Locales : Un certain nombre de réactions sont précoces, visibles dès la vingt-quatrième heure (observations n° 7 et 8). Cependant il paraît imprudent d’interpréter les résultats dès ce moment. En effet, il existe alors, dans la presque totalité des cas, une plaque d’œdème non spécifique parfois considérable, disparaissant par la suite, mais qui gêne la lecture et fausse les mesures.
L'épaississement de la peau est variable et atteint parfois vingt millimètres. À cet effet le derme de l’encolure nous a paru d’une sensibilité réactionnelle au moins égale à celle du pli sous-caudal.
L’inflammation locale, surtout visible chez les animaux à peau dépigmentée ($ascons à muqueuses aréolées par exemple) ne saurait être considrée comme carac-