‹ Choix d'une Méthode de Tuberculination des BovidésChapitre 35 sur 43 · NAN · texte numérisé non relu

NAN

manifeste chez un bœuf atteint d’adénite du type hypertrophiant (observation n° 11).

2° Locales : Les réactions ont été plus intenses qu’après l’intradermoréaction première et l’épaississement dépasse parfois vingt millimètres.

Nous nous étendrons davantage sur l'apparition d’une tache hémorragique au point d'injection du pli sous-caudal. LUCAS a proposé en 1947 la présence de ce signe comme nouvelle méthode d’interprétation du procédé classique de l’intradermoréaction seconde.

Cette tache apparaît dès la vingt-quatrième heure après la deuxième inoculation. Mais il est préférable de l’observer 48 heures ou 72 heures après, alors qu’elle est au maximum de son intensité. De plus, à ce moment, l’épaississement de la peau a diminué et seule la tache évoluant vers la nécrose persiste.

Elle peut se situer au point même d'injection, parfois en dessous. Son aspect diffère au cours de son évolution. De teinte rouge au début, elle devient brunâtre et grise par la suite. Dans certains cas elle se creuse en son centre, se soulève sur les bords qui constituent alors une arête irrégulière perceptible sous le doigt.

Au stade le plus avancé la tache se trouve caractérisée par une réaction nécrotico-hémorragique massive, avec tendance à l’escarrification.

Ses dimensions sont variables, ainsi que ses formes. Certaines sont nettement marquées et assez étendues (observation n° 13).

D'après BOQUET cette réaction allergique serait le

CNED TE.

réflet de phénomènes vasomoteurs résultant de la libération de substances peu diffusibles, capillaromotrices, comparables à l’histamine, dûe à une union étroite anti- Sène-anticorps.

Il est à noter que l’on ne peut obtenir ces stigmates avec les tuberculines synthétiques, la P.P.D. américaine en particulier.

Certains expérimentateurs conseillent vivement ce nouveau mode d’interprétation.

Cependant d’après nos observations, il nous semble abusif de retenir l’apparition de ce siÿne comme procédé exclusif de diagnostic. En effet, chez des animaux à peau pigmentée (de race Hollandaise par exemple) cette tache est moins visible et difficilement interprétable. On aperçoit une zone grisâtre, dure au toucher et rugueuse qui tend à desquamer au bout de quelques jours (observation n° 1).

D'autre part, est-on en droit de conclure à une réaction positive chaque fois qu’un phénomène inflammatoire apparaît non accompagné des signes classiques ? Nous avons pu observer une tache hémorragique au pli sous-caudal alors que nous n’avions constaté ni œdème, ni épaississement du derme.

La durée des réactions n’est pas fixe. Elles régressent parfois lentement et ne disparaissent complètement qu’au bout de quatre ou cinq jours, parfois davantage - (observations n°° 1 et 13).

Lors de réactions négatives, le nodule disparaît pro- $ressivement et est encore visible, dans certains cas, une semaine après l’intervention,

RE ri RE

Sur 49 animaux éprouvés nous avons observé au pli sous-caudal 14 réactions positives, 1 douteuse (observation n° 4), à l’encolure : 13 réactions positives, 2 douteuses (observations n°* 10 et 12).

Une réaction a été tardive (observation n° 12).

Page 1