‹ Choix d'une Méthode de Tuberculination des BovidésChapitre 38 sur 43 · ER ARE · texte numérisé non relu

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se où au compas. L'épaississement étant par suite inférieur à ce qu’il devrait être, le mode d’interprétation qui exige le double de l'épaisseur initiale pour les réactions positives, nous paraît trop sévère.

En résumé, par la facilité de sa mise en œuvre, la précision de ses résultats, l’intradermotukerculination, trop souvent délaissée, se recommande à l’attention du praticien. Utilisée chez des sujets dont l’accoutumance n’a pas été exploitée, elle fournit des indications sûres. Actuellement on a tendance à préconiser l’apparition de la tache hémorragique comme mode d’interprétation. À première vue, il est téméraire de voir en elle un procédé susceptible de détrôner les mesures millimétriques. Nous verrons plus loin que la méthode intradermique peut et doit remplacer, dans certains cas bien précis, la tuberculination sous-cutanée. Malgré quelques imperfections inévitables, elle représente un merveilleux agent de diagnostic allergique de la tuberculose.

Ainsi, à l’heure actuelle, le praticien a Ja possibilité de mettre en œuvre, plusieurs méthodes de diagnostic expérimental de la tuberculose bovine. Chacune de ces méthodes possède ses partisans et ses détracteurs.

Mais ce serait une erreur de croire que l'application stricte d’une seule d’entre elles, sans restrictions et sans distinction des diverses modalités cliniques possibles, soit une coutume recommandable. Effectivement, tel procédé est excellent dans un cas bien déterminé, alors que tel autre se trouve formellement contre-indiqué.

Nous avons vu par exemple, que l’on ne peut pratiquer l’épreuve de l’intradermoréaction première chez un sujet qui depuis moins d’un mois aurait reçu ou pu recevoir une injection sous-cutanée de tuberculine. Par contre, l’usage préalable de l’un quelconque des procédés de recherche de la réaction locale, même répété, ne compromet pas la réalisation ultérieure d’une tuberculination hypodermique.

Certains s’étonnent des défaillances enregistrées, et déjà un mouvement très net se dessine en France et à l'Etranger, tendant à douter de l’intégrité du diagnostic allergique. Il est cep®ndant permis d’affirmer, qu’un assez grand nombre de ces défaillances pourrait être

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évité, par une utilisation plus rationnelle de la tuberculine. Le choix d’une méthode doit être en premier lieu guidé, suivant les circonstances, par la connaissance aussi précise que possible de « l’état tuberculinique » des animaux devant faire l’objet d’une épreuve. Ces animaux ont-ils été ou non tuberculinés récemment et par quel procédé ? voilà la question essentielle que l’on doit se poser.

Nous avons développé, à propos des différentes méthodes, les rapports de chacune d’elles avec les autres. On ne doit pas ignorer la succession systématique des divers modes de tuberculination, que nous avons résumée dans le tableau suivant.

Tuberculination primitive Tuberculination ultérieure

Intradermoréaction première|intradermoréaction seconde sous-cutanée simple sous-cutanée double

Intradermoréaction seconde |sous-cutanée simple sous-cutanée double

Sous-cutanée simple Intradermoréaction seconde Sous-cutanée double

Sous-cutanée double Intradermoréaction double (à condition qu’on n'ait pas exploité l’accoutumance de l’animal).

Pour faire une nouvelle souscutanée on devrait attendre au minimum un mois.

En tenant compte des considérations précédentes nous allons examiner successivement les différents cas qui peuvent se présenter.

FN 7e PURES

À - Tuberculination d'animaux qui n’ont fait l’objet d'aucune épreuve récente par la méthode hypodermique.

a) Lorsqu'il s’agit d'intervenir dans vne étable saine envers un propriétaire de bonne foi.

ile

Lorsqu'on redoute la tuberculose chez un sujet atteint d’une affection mal déterminée : on fera appel à une intradermoréaction première. Si on n'obtient aucune réaction, l’animal pourra être considéré comme indemne de tuberculose. Si la réaction est douteuse on fera une nouvelle injection intradermique.

Au titre de la prophylaxie sanitaire (chez les laiïtiers en particulier) on fera appel à une intradermoréaction première, associée à une ophtalmoréaction séconde. Si l’une des réactions est douteuse on fera une nouvelle injection intradermique. é

en vue d’une expertise à l’amiable (à la fin d’un bail de métayage par exemple). On associera comme dans le cas précédent une intradermoréaction première et une ophtalmoréaction.

en vue d’une tuberculination de contrôle quelques jours avant la mise en vente des sujets sollicités. Il arrive, en effet, assez fréquemment, que le propriétaire, avant d'amener ses animaux au marché, désire savoir s’ils sont tuberculeux ou non. Que le propriétaire soit de bonne foi ou non, la méthode intradermique est particulièrerement indiquée dans ce cas. C’est une véritable

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