QUI AIMAIT ÉPERDUMENT UN MOINEAU FRANC
Air de Joconde (1).
Phyllis, en baisant un moineau
Qu'elle aime à la folie, Songe aux ardeurs du passereau,
A ce qu'on en publie.
Elle voudrait que ses galants
Fissent tout ainsi comme ; Ou que, sans perdre ses talents,
Son moineau devînt homme.
Chaulieu (2).
(1) La question s'est souvent posée de décider si l'on devait, ou même si l'on pouvait séparer le texte des chansons de leur musique. Dans plusieurs anthologies, depuis le seizième siècle, on a publié celle-ci et nombre de musiciens de talent, — Weckerlin, Julien Tiersot, Bourgault- Ducoudray, — ont recueilli, dans diverses provinces de France, et noté les airs de vieilles chansons populaires fort curieux et des plus originaux. Mais, dans un recueil ayant uniquement pour objet de montrer le mérite littéraire indéniable de ces poésies légères, qu'on dédaigne un peu trop à notre avis dans les anthologies de poètes, il nous a semblé que la publication de la musique n'était pas indispensable. Cependant, nous donnerons, chaque fois que nous le pourrons, l'indication des airs notés, en faisant remarquer que cette indication est forcément rare avant le dix-septième siècle et ne devient la règle qu'après la création du Caveau.
(2) Guillaume Amfrye, abbé de Chaulieu, né à Fontenay,