LIVRE PREMIER
pBrtîreal de Pute et des di&teànx et forteresses d'autour.
Le samedi après eosai'vaiit, entre neuf et dix heures, le roi Ait griëTement malade de sa maladie «coeatumée^ et (bt en son bôtel de Saia(>Pol efifennë; mais la reine, avec son flb le duc d'Aquitaine, tint du bois de Y incennes doneurer an dit Mtd de Saint-Pol avee son seigbeor ; et le duc de Bourgogne s'en alla à MeauY, auquel lieu le roi de Navarre vint. Et de Ui s'en alla le duc de Bourgogne à Arras et en Flandre, et avec lui messire Pierre des Esstttts, èlwTalier, naguère prévAt de Paris, son spécial conseil; et tousdis ainsi que devant le nommoit prévôt de Paris.
Après lequel traité tous gens de guerre , tant d'un cété oonme d'autre, se retrahirent chacun es lieux dont ils ètoient venus, en mangeant le pauvre peuple.
En outre ètoient veM» au mandement du due d'Orléans, en cette armée, grand' quantité de LoioiMrds et Gascons, lesquels avoient leurs chevaux terribles et accoutumés de virer en courant, ce que point n'aroient accoutumé les François, Pieards, Flamands, ni les Brabançons à voir; et pour ce leur 8end>kMt être grand' merveiUe.
Et d'autre part, pour tant que le comte d'Anamgnai) étoit venu à grand' compagnie , et qu'on nommoit ses gens Armagnacs, (tirent tous ceux tenant le parti du duc d'Orléans de U en avant nommés, en commun langage. Armagnacs ; et combien que depuis iceux tassent en la compagnie du roi et du duc d'Aquitaine, et aussi de plusieurs autres grands seigneurs du sang royal, sans comparaison plus grands que n!éloit le dit comte d'Armagnac, nonobstant que les seigneurs dessus dits en ètoient très mal contents, si ne les nommoit-on autrement; et dura ce nom par très grand eq>ace de temps à tous ceux tenant ce parti.
Et pource- que le traité par dessus déclaré fiotén parHe faif et communiqué en l'hôtel de yicestre, ofl se tenoient adoac le duc de Berri, le duc d'Orléans et tes autres princes, Alt ieeOe paix nommée la paix de Yicestre.
Ainsi et par cette manière se départirent les grosses assemblées qui pour ce éloieht TCènes autour de Paris ; et demeurèrent aucune ecpace les seigneurs qui ètoient commis au
gouvernement, dont dessus est faite mention, devers le roi et le duc d'Aquitaine. Si entendoii le pauvre peuple que par ce moyen doiiènavant dût demeurer paisible ; mais tout le contraire advint en assez brefii termes ensuifMt, comme ci-après sera déclaré.