LIVRE PREMIER
vmx qa» dètoolleitirpoutoir tts lesennroiftaC ; et de là chacun s'«a retoonm en tes pays et hôlel. Lb dit maréetial Boucicaat Tint à I>^ri8, et là, en pleia oonseil royal, o& le duo d'Aquitaine, an Seu de len père, éloit présent, aoeuaa les Génoi» en raoult de maniàres, et s'exeun mofài fort derers le dit duo d'Aquitaine et le grand-conseil, en priant moult humblement qoe, ponr lescon^ttre et subjuguer, finances et gens cFannes lai fussent baillés. A laqudle requête on dittra de M répondre : et loi fut Jour asngnè, pendant lequel Jour s'en alla Ters les^aatres seigneorsdu sang royal, le^ quels ilpriamealtd'dtreses moyens envers le roi el son «obsàl, aAn. qn'il fût expédié. Et adonc le dit c<Ma8eil et les trois états ordonnèrent que, dedans l&dk JonrdePàqoes, les dite Géaois seroioBt évoqués et appelés àoomperoir par devanteux à Paris, où lorsdevoient être plusieurs nobles gens pour autres afliiires; c'est à safoir pour «roir leur consentement qne le dH due d'Aquitaine stàt constitué et ordonné itgent du royaume de France ; car ceux de- Paris le Yeulentet désirent sur toutes autres oboses; Laquelle besogne, venue à lacoih no^smce dn duo de Berri, H n'en fut point coateat; H pwpr y obvier, écrivit notablement an dit' doc d'AqoMaine, à la reine sa mère et m gtand-csnaeil rôjal, en remontrant plnsiear» eattes raisonnables, ponr quoi ce ne devoit-OR on péovoit faire; .attendu la jeunesse d'ieelui , disant et aiOmuint oatre que de tout son poovoiret'sden ce qnepieçaavec son frère, de bonne BiénHAe, Philippe, duc de Bourgogne, fl cvwtpta«is et Juré sur le saint préoenx corps de Notr»-SelgnMr, que son seigaenr et neveu le roiilgarderoitet défmdroit envews et contre tons jusqu'à ta nwrU Et entre-tenpe que ces besognes se traitoient, le ni, qai était malade, retourna en santé, et par ainsi le dac d'Aqnilaine ne fut pas régeat, dont le dnede Berri fat moult Joyeux et eut son cosur apaisé.
En Hirèe, ptmr le grand eontend qui étmt apparent d'être entre les dncs' d'Orléans et de Bowgopie, IM déCendu de pn* le roi, par ses lettres-royaax scellées de son grand scel, par les bailliages, sénéchaussées, Comtés et pré- TMés de tout son royaume, et publiées par tous les-dtts Ueux, qne nob nAtes, de quelque ho-
blèSÉB qu'ils fussent, ou de quelque prééminence,'ne voisent au mandement de l'une partie ni' de l'autre; ni qu'à l'un ni à l'autre nul ne présume de le servir en armes, sur la confiscation de tous ses biens.
Et tantôt, en cette semaine peineose, le mercredi, le due de Bourbon et le oomtede Vertus, frères au duc d'Orléans, atout cinq cents bassinets, vinrent é Clerroont en Beàuvoisis, et descendirent en Normandie ; mats le comte de Vertus ne demeura mie longuement là : ains prit une partie des dits gens d'armes, et se partit du dit duc et s'en alla es parties de Soissonnois et de Valois, et en la baronnie de Couey, qui étoit à son Itère le duc dX)rIéans ; et là mit gens d'armes et garnisons.
Et est vrai que quand le duc de Bourgogne , qui étbit «donc à Arras, ouit ces nouvelles, il fut moult troublé ; et le plus bref qu'il put, manda de toutes parts gens d'armes, et qu'ils Ansent tons aii ChftleKen-Cambrésis le pénultième jour d'avril. Mais quand cela vint à la eonnoissanee du roi et de son conseil , tantôt il envoya devers les dits ducs notables et solennels andMssadeurs, et leur manda et fit faire défense, sur peine de confiscation de tous leurs biens et seigneuries, et avecque ce d'être tenus et réputés ennemis à hii et à tout son royaume, Tpi'ils gaulassent qu'ils ne fissent nulles entreprises l'un contre l'autre ; mais fissent relraire leurs gens d'armes. Auquel mandement ils obéirent pour cette fois tous deux assez humblement , et se abstinrent certaine espace de temps,