‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 170 sur 761 · CHAPITRE cm · texte numérisé non relu

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OMnmMltagBMTeMiBatmBoDlMioli; da ratoordu Ml d«diM Ptrw, et comment le duc d'QrMMH ««qWi>l« !«■ A». gtoif, et d'autres matièies.

Eta et mène (empt Tinrent d'Angleterre A Calait, nageant par n«r , les comtes de Wars nitk et de Kime 4 , epYoyés de par le roi Henri atoat deux œiUe combattants ou environ. Le»* qnelf , là venus avec les autres garnisons, eou' nmat les pays de Bonlenois , et y firent de grand* dommage* ; et flnablement boutèrent les fiBOX, et ardirent la ville de Saint-OmerHio» Bois, et prirent d'assaut le fort de ÏRossauIt ; n pillèrent et r<Mrcnt tout , et puis boutèrent les feox dedans.

Poar auxquels résister, le roi envoya à Saint- Orner le eemte de Waleran, son connétable, le seignear de Rambures, matlre des arbalétriers, et le seigneur de Reilli atout grand nombre de gens d'armes, qui furent mis en gar' nison sur les frontières du boulenois ; et par ainsi de tous eôtés (Vit le pays fort oppressé..

« M wmte tfAmw tt 4e Klmw-

Et entre-temps le toi de France relovma dor dan» Paris et ae logea en son hCttel de Saintr Pol. Pour laqu^ v^nue tes Parisien^ Çffnt et menèrent tdle im (fo» ^on p^ m^» plw fut crié ]^oËl! par toMte ]» ville; ma>« Qt-o) feux par tous les c^refoura de Paris , «t grands luminaire et clarté de (lambewix, et crioilrOQ toute la miU ; « Vive I9 roi ! ^ et QHtrf £«, at-43n grand' (ête de boire» et de ip^ngem

Avec le roi entrèrent dedans Pari» }e8 du(!# 4' Aquitain de Bourgoffae etdjQ Bour^n^ «^ }a comta de Vertus. JUcein«, avec 199 dvpa àif Berri et d'Orléansdanteur^rentauboi^Of^Vi»cenoe»} etde l<k Iti^ipian^h* j^p^iiii^, la ditf reine tfint à f^tisu etseloge«i h S^nt^P^laveç iaroi.Àv^flaqiielleétoit parti le di^cd'Orléan$, lequel, tiptu^ il vint l^és de Paris, ^ a^pa^ d'ella, et «'en alla aoit cliemiB par deb^r? ffm aller & JBea^mopt, aa oomté, et le 4»fi da fiern demeura au bois de Vincenqes.

Et jà aoit ce ^m la vjdle d^ Cbauny «<^t été rendue ait roi aur ipilention qu'eUe loi demw' rAtperpètuellementiiiéanmoliwle rqila r^f^dit au duc d'Orléans, auquel «Tac ce il o^lJroia cueillir on^ taipe ^eaoliLanta mille flortna^'or, éprendre et lavar «ur a^^ t«rrç9 etai^eifipwr ses aflairea..Toutafois de ses deux çttfttMm* c'est h savoir Çouicy et Pierrafoas, ne put (meques flnor «le les ravoir, Et apréa.qH'i^ fut ét^ au dit lieu de Beaumont par aucuns jours, w partit de U, et s'en alla par divers ^ Angiois, c'est A savoir le duc (^e Clarençe, qi4 étoit vâQUi comme dit est, A sa requête, l^ffie) il contenta d« finances. Etam^iava^t q«'i) en put flner, et pource qu'il tf^ put rfu(H>uYr(^ toute la somme qu'il }eyr poyvçit d^voif 4o leurs gages, ledit duc d'Orlé^in» j^ilja )e poiux le d'Angoi^léme, son matné frère, fi| pleiga pçur le résidu, et avftc ini pluaie\irs gentils., hommas 1 c'eat a savoir messira Marcelle I^^i Borgne, Jean de Saveuse, Archanib^4w4a Viih liera, QqiHapae BotptiHi^f;, Jeanpavi4,çt aucuns autres ferviteura, ifsqMals tppa easemblit furent emmenés par |e dit 4uc de Clarence, qui atout ses A^glois f^ alla au pays de Guiaune. Et la futt>aillé icelqi comte d'A^sonlèm? pow la somnno 4e dfiux cçni «euf miii« francs, ipoffoçie. de Fraiic*. JSii amsi qua¥4 Ifl dit duc d'Orléans eut ainsi chéyy, it a'en re^ tourna A Blois. Si demeurèrent iceux 6tages

CHRONIQUES D'ENGUERRAND DE MONSTRELET

au pays d'Angleterre par très long temps, comme ci «près sera déclaré. Et depuis, le dit duc d'Orléans renvoya devers le roi aucuns de ses chevaliers notables pour pourchasser d'avoir ses forteresses de Coucy et de Pierrefons, que tenoit le connétable; mais nonobstant que le roi baillât lettres et mandements royaux pour les faire rendre, néanmoins icelui connétable n'y voulut obéir ; mais fit réponse que Jusqu'à tant qu'il seroit restitué de certaine somme d'argent qu'il avoit prêtée à ses gens d'armes pour les conquerre, ne les rendroit ; disant outre que le roi lui avoit promis, et avoit commis au dit Coucy, capitaine, messire Gérard de Heritiusme, et à Pierrefons, messire Gollard de Fiennes. Lequel ch&tel de Pierrefons, qui étoit moult bel et puissamment édifié, ftil ars en une nuit, dont moult déplut au dit duc d'Orléans ; mais il ne le put avoir autre et lui convint souffrir.

En outre, en ces propres jours, le .duc de Boui^;ogne, qui se tenoit à Paris emprés le roi, fit prendre messire Bourdin de Saliigny et le mener prisonnier au pays de Flandre, où iiftat par très long temps, et depuis fut délivré ; lequel messire Bourdin étoit moult privé et familier du dit duc ; et fut aucune renommée qu'il se vouloît tourner du parti d'Orléans et avoit découvert aucuns des secrets d'icelui due.

Et durant ce temps y eut aucunes paroles entre le bâtard de Bourbon et un boucher de Paris nommé Denisol de Gbaumont assez rigoureuses. Et dit le dit bâtard à icelui : « Paix ! paix! on te trouvera une autre fois! » Et tantôt après, le dessus dit Denisot, qui avoit grand' audience avec les autres bouchers, les émut, et fit tant que, avec grand peuple de Paris, ils se mirent en armes et tendirent leurs chaînes ; mais enfin ils furent rapaisès par le due de Bourgogne.

Et adonc Jean, duc de Bourbon, fut envoyé de par le roi et son grand-conseil au pays de Languedoc avec le comte d'Armagnac elle seigneur d'AIbret, pour résister aux entreprises du doc de Glarence et des Anglois, qui adonc séjoumoient au pays d'Aquitaine et travailloient fort les frontières d'environ tenant la partie des François.

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