‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 172 sur 761 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

(MAPITRE GV.

S'eMoit U eofiie desleilret du Mile que 01 Henri, roi d'Angleterre, et tes enhnts, d'âne pirl, et lea duci de Berri, d'Or- Ituu et d« Boorboa, lea eomtea d'Alençon et d'Amugnae, le teisBear d'Albrel et aittret d« lenn aUiuicei, d'iulre lart.

« En cet «m mil quatre cent etdouse, le IniiliéiBejoardeBMi, premiëremoit fut accordé par lésais aeigneor soa par leurs procureurs que dcH'èDavaDt exposeront leurs personnes et toutes leurs finances et puissances à servir le roi d'An^eterre, ses boirs et sueœssseors , toutes etffuanlesfois qu'ils en seront requis en toutes ses Justes qunrelles; lesqueU» justes querelles reooDBMsnnt , et que ledit roi d'Angleterre muntieBt juste querelle en la ducbé de Gutenoe et en ses appartenances, et que la dite dttdié de Giùenne lui appartioit par droit, héritage et succession naturelle ; et dëdarent dés maintenant qu'ils ne blesserontaueunemeat leur loyauté en assistant en ce avec le ^t rot.

» /lefN , les dits sdgneurs et leurs procormirs saflhainment fondés offrent leurs fils , fflles, ■eveux, nièces, parens, affins et tous leurs sujets , pour contracter mariage sekm la discrétion du dit roi d'Angleterre.

» Jum. oBnal villes , chftteaux , trésors et Kènëralement tous leurs biens à l'aide et secows du dit nù, et de ses boirs, pour ses droits et ^welles défendre, sauf leur loyauté, laquelle ils dédarent aucunement , en autre appointement dont lettres sont faites et passées.

»*Aem, offrent lesdits s^gneurs audit roi , géaéralemrat tous leurs amis, adhérents, alliés etbieoteiUans à servir te dit roi etses querdies, etea la restitution.de la dite duché de Guienne.

» Jum, tonte fraude cessant , les dits seigneurs sont prêts de resonnottre au dit roi la dite duché de Guienne être sienne en teUeet •enblable franchise qu'oocques aucuns de ses prédécesseurs la tint et posséda.

» Item . reconnoissent tes dits seigneurs et leurs proeurewB que toutes les villes, châteaux et forteresses qu'ils tiennent en la dite duché de Guienne, ils les tiennent du dit roi d'Angleterre, coaune de leur vnûdue de Guienne, en promettant tous services dus pour homaiageB , par la meilteure manière qu'ils «e peuvent (aire.

-//cm, preroeUenl à baiUer et. délivrer

au dit roi d'Angleterre, en tant qu'à eux est, toutes les villes, diàteaux qu'on dit être appartenants à la royauté d'An^eterre, qui sont en nombre de vingt , que villes que chftteaux déclarés es tettres sur ce faites. Et au regard des autres villes et forteresses qui ne sont point en leur puissance et seigneurie, ils les acquêteront et aideront à acquéter eu dit \ roi d'Angteterre, i ses dits hoirs et députés et à leurs dépens , avecque leurs gens en nombre sufiBsant.

<• htm. ci-après est contenuet déclaré es dites lettres scellées comment il platt au roi d'Angleterre que le duc de Berri, son loyal oncte, siijet et vassal, le duc d'Orléans, son sujet et va»sal, et pareillement te comted' Armagnac, tiennent de lui en foi et en hmnmage les terres et seigneuries qui s'ensuivent : te duc de Berri tiendra la comté de Ponthieu sa vie durant ; le duc d'Orléans tiendra la comté d'Angouléme sa vie durant , et la comté de Périgord à toujours ; le comte d'Armagnac tiendra quatre chftteaux déclarés es dites lettres scellées , moyennant et parmi certaines sûretés et conditions déclarées en iceltes lettres.

» Item . parmi les promesses dessus dites , le dit roi d'Angteterre et duc de Guienne doit défendre tes dessus dits seigneurs envers tova et contre tous , et eux aidw et baiUer secours , comme leur vrai seigneur; et avecque ce leur fera et aidera à faire bon accomplissement de justice du due de Bourgogne. En outre ne fera le dit roi d'Angleterre nuls traités, confédérations ni accords avecque te duc de Bourgogne, ni enfants , frères , cousins ni alliés , sans le consentement des dits seigneurs.

» Item, est accordé que te dit roi d'Anfi^ terre aidera les dits seigneurs, conune ses vrais vassaux, en tontes teurs justes quereBes , et ft la récompensation des dommages et ofllBn8es& eux injustement faites par te dit duc^de Bourgogne et ses alliés.

•> Item, leur enverra présentement te dit roi d'Angleterre huit mille combattants pour eux faire secours contre le dit duc de Bourgogne , qui s'enCorce de mettre le roi de France atout sa puissance contre iceux. Lesquelles tettres de confédération et alliance entre iceltes parties furent passées et scellées des sceaux des dites deux parties, te huitième jour

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CHRONIQUES D'ëNGUBRRàND DE MONSTRELET.

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de'nwi do oet «n mil qaatre «ebt «l <totee. • Toatètbis, les seigiieùn denu« àia proÉiH rent de payer les getat d'ttrmes <}ae le roi û'Au* gleterre detoil livi«r, et à ce t'oMigdreot •oT* biamiiMol.

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