LIVRE PtlEMlEA
Ml» n'afoM de notre dit ieigneor * : si créons
«lii'ils en fassent à présent plos aises. Et jaçmt
ce que tons penset que nous n'atons desservi
d'Mre merciés de ce que nous avons pitié de
een de totre côtét toutefois il nous semble
qa'anTen Dieu et tout le monde nous l'avons
bien deaservit niais non pas en telle manière
que vous prétendez faussement; considéré
qu'après le sang de nos féaux amis et liges
si^ets, certes nous avons bonne cause, comme
il nous semble, d'avoir bien cher le sang de
«eux de France, en regardant le bon droit que
Dieu noQS y a donné, ainsi, comme nous avons
entier espoir en lui ; pour la salvation desquels
notM viendrons plus volontiers mettre notre
corps contre le vôtre que souffrir reffbsion
de leur sang, comme bon pasteur doit faire,
en lui exposant pour ses brebis , là où parmi
votre vaine gloire et orgueil de cœur vous les
mettriez à ce qu'ils périroient , quand vous ne {
voudriez mettre votre corps où exposer pour
eux, quand métier seroit. Mais nous ne nous
merveillons pas si vous faites de votre part
comme le mercenaire, vu qu'au pasteur des
brd)is n'aniwrtient pas que quand il voit le
kwp venant laisse ses brebis, en soi npettant
à la Alite sans avoir de rien cher leur sang { et
nous ainsi confirmant des femmes qui conteo-
dirent avoir l'enfant devant le noble rw Salo-
vaoa, c'est à savoir la bonne mère qui avoit
pitié de son fils, là où l'autre qui n'éloit pas
sa mire, et qui par cruelle instance vouloit
l'avoir, on oe faisant, départi et mis à mort,
si le Juge sage et discret n'eût été.
> De ce que vous nous récrivez que, sue de nous la réponse de vos dites lettres dernières , soit «orpa à corps, soit nombre à nombre, soit pouvoir à pouvoir, nous vous trouverons en faisant votre devoir et en gardant l'honneur de vous |«r effet, comme en tel cas appartient, nous vous mercions, si vous le voides parfont* air. Néanmoins, savoir vous faisons que nous eapénns, à l'aide de Dieu, que vous vorres le Jour qae vous ne départirez sans avoir l'une des trois voies, à notre honnenr. A oe que vous désirez d'être acertenëde la venue que pensons à Cure par delà, nous vous faisons savoir, par
* La dac d'Orléuis étolt accusé d'avoir contribué à la maladie da rot et d« le tenir eu charte privée.
la manière qtie vous avons écrit en nos autres lettres, qu'à quelque heure qu'il nous plaira et nous semblera mieux expédient à l'honneur de Dieu, de nous et de notre royaume, nous venrons personnellement en notre pays de par delà, accompagné de tant de gens et tels comme nous plaira, lesqueb nous réputons tous nos loyaux serviteurs, sujets et amis, pour y conserver notre droit. Toutefois, en mettant à l'aide de Dieu notre corps contre le vôtre, en notre défense, comme écrit vous avons par avant pour obvier à la malicieuse et fausse famé que vous nous avez cuidé mettre sus, si vous le voulez ou osez prouver, lequel temps vous trouverez assez tôt, si Dieu platt, à votre conftision, et pour être connu tel que vous êtes. Dieu sait, et voulons que tout le monde le sache, que cette nôtre réponse ne procède pas d'oi^ueil ni de présomption de coeur: mais pour ce que vous avez commencé à votre tort encontre nous, nous confiants tousdis en Notre- Seigneur Dieu, qui nous a mis en tel état en quel nous sommes qu'il veut que nous détendons notre droit à tout notre pouvoir, par bonn^ grâce et aide de lui devant mise, si vous répondons et répondrons comme dessus est dit. Et pour ce que nous voulons que vous sachez que celte nôtre réponse, laquelle nous récrivons et mandons, procède de notre certaine science, avons scellé de nos armes ces présentes lettres, données à Londres, etc. »
Néanmoins, Jaçoit ce que les dessus dits ro{ d'Angleterre et duc d'Orléans eussent écrites et envoyées les lettres dessus dites l'un envers l'autre, toutefois ne comparurent aucunement personnellement l'un contre l'autre; et par ainsi demeurèrent les besognes touchant la matière en cet état.