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w lui ferait couper la l£(e. Et pour ce du dit lieu Saiot-Deais, notablement et grandement accompagné de nos gens d'armes et de trait , le samedi ensuivant dixième jour de ce présent mois de février, nous partîmes et aliflmes eu propre personne devant la ville de Paris, sans foire aucun mal à personne, en l'inlenlion de dire ou faire dire amiablement les causes de notre avènement , ou moins d'avoir plus gracieuse réponse que n'avoit eue notre dit héraut. Mais depuis que nous fûmes là venus et que nous, eûmes envojFé à Saint-Honoré , qui éloit plus près de nous, notre dit héraut , et après lui quatre de nos notables chevaliers pour requérir, comme dessus, être ouïs, il leur fut dit qu'ils se reculassent arriére , ou autrement trairoit-on contre eux. Et sans plus dire, ni eux vouloir ouir ou autrement écouter, furent traits d'arbalètes , dont il nous déplut et déplaît, et non sans cause. Et J& soit ce que toutes ces rigueurs désordonnés nous fussent dites sans le su ni consentement du roi ni 4e monseigneur d'Aquitaine , et que nous avons tont ce voulu souffrir et porter en p»tience, avec la prise de [dusieurs de nosolRciers, pour toujours entretenir la dite paix , et que bien doucement, sans aucun commencement de guerre, ou autrement souffrir être roalfait pour l'iwnneur de monseigneur le roi et du dit monseigneur d'Aquitaine, retour- Djimes au dit lieu de Saint-Denis, en délaissant paisiblement tous vivres, mardiandises, et autres choses parmi le lieu de Saint-Denis aller 4 Paris comme il fàisoit avant notre avènement.
- » Toutefois nous avons entendu que par aucunes haineuses et désordonnées inductions faites eoDtre l'honneur de monseigneur le roi et de mon dit seigneur d'Aquitaine, et de tout le bon état de la chose publie de ce royaume, et sans œ qu'il vienne ou procède par quelque manière de leur volonté ou inlenlioo, moult de lettres si ont été faites injustement , manvaiaement et haineusement données et octroyées contre toute bonne justice , par lesquelles de par monseigneur le roi , nous et tous autres qui ont été en notre compagnie devant la ville de Paris, comme dit est, sont bannis et abandonnés de son royaume, nonobstant que nous lOf iceax, maintenant ni autrefuMs, ne t'ayons
pas desservi , et que ne sonnées pas de ceux qu'autrefois l'ont assis devant la viHe de Paris, et qui damnid>lemenl en plu^eurs lieux de son royaume ont bouté les feux, ont occis ses sujets, ont forcé les femmes, ont violé pucelles , dépouillé et dérobé églises^ villes, chftleaux et autres lieux, et fait plusieurs autres grands maux, inhumanités et cruautés; lesquels, en persévérant loii^ours de mal en pis en leur mauvais et damnable propos , tiennent monseigneur le roi et monseigneur d'Aquitaine en danger, comme dit est dessus.
» Et pource , mes très chers et bons amis , que tontes les choses devant dites sont faites contre la dite paix faite à Anxerre, contre la cédule dernièrement faite & Ponloise pour le bon entretènement , et qui nous sont tant importables que nullement nous ne le pouvons porter ni souffrir sous dissimulation. Et par spécial pour la considération de ce que , tant par monseigneur le roi et mon dit seigneur d'Aquitaine comme par tous seigneurs de son sang et grand-conseil, et depuis par plusieurs prélats et notables de ce royaume, ensemble députés de plusieurs bonnes villes pour et en leurs noms , c'est h savoir de Paris , Hheims, Rouen, Laon, Beauvais, et autres de plusieurs provinces de ce royaume, sur ce noblement assemblés, ftot promis et solennellement juré de faire aide, confort et assistance à toiwceux qui la dite paix entretiendroient , et de résister et demeurer contre tous ceux qui aucunement l'enflreindroient: nous vous signifions ces choses, vous affirmant qu'elles sont vraies, afin que s'il vous étoit donné k entendre le contraire, que vous n'y ajoutassiez aucune foi, mvs veuillez toi^ours être et demeurer envers monseipieur le roi et monseigneur d'Aquitaine bons , vrais et loyaux , comme toujours avez été, et nous aider et conforter, et nous asuster à cette partie, si comme nous avons en vous vraie et grande fiance, et que, coDune dit est, a été promis et juré. Car pour vrai , nous entendons. Dieu devant, avec bonne aide pour le bien, aida* monseigneur le roi et monseigneur d'Aquitaine de leur franchise, liberté et domination , ainsi comme ils doivent être, et que ceux qui ainsi les tiennent en servage et danger, et les leurs, soient hors de leur compagnie et en leurs pays, ainii que nous
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