CHAPITRE CXXIV
Coannent le duc de Boargogne eut grand parlemenl a* eo let nobles de ses pays i Arras , qui lui promirent de le servir contre tons sw adTerMire*.
Leduc de Bourgogne, qui chacun Jour ivoit nouveltes comment le roi et le duc d'Aquitaine étoient du tout tournés contre lui par le moyen de ceux qui pour lors gouvernoient, fit assembler en la ville d' Arras tous les nobtes d'Artois et de I^cardie; auxquels, quand il y (lit venu, en la présence d'ieeux premièrement s'excusa de ce qu'il avoit tant targé 4i venir. Et leur dit qu'il étoit allé à Paris au mandement du due d'Aquitaine, et derechef fit lire les lettres éeri> tes de la main du dit duc. Outre, dit qu'il avoit laissé ses gens es villes de Compi^ne et de Soissons, à la requête d'ieeux, pour le bien du roi, lesquelles villes il savoit véritablement que le roi, par l'induetion de ses adversaires.
CHRONIQUES D'ENGUERRAND DE MONSTRELET
faisoit grand' assemblée de gens d'armes pour icelles reconquerre; pour quoi requëroit aux nobles dessus dits que sur ce lui voulsissent bailler conseil et aidé.
A quoi lui fut répondu par icenx que volontiers le serviroient contre tous ses adversaires, réservé le roi et ses enfants ; et ainsi lui promirent, excepté le seigneur de Kouq, qui dit qu'il le serviroit contre le roi et tous autres.
Et adonc régnoit par toutes les parties du rojaume de France et en divers autres pays une maladie générale qui tenoit en la tète, de laquelle moururent plusieurs personnes, tant vieux que jeunes, et se nonunoit icdie la coqueluche.