‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 246 sur 761 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

de guerre , et toot faisoU tirer vers le passage de la mer, auprès de Hantonne. Et après le second jour d'août , que les trêves furent finées entre les deux royaumes de France et d'Angleterre, les Anglois de Calais et autres lieux de la Trontière commencèrent à courir et dégftter le pays de Boulenois en divers lieux. Pour auxquels résister furent envoyés de par le roi de France le seigneur de Rambures , mattre des arbalétriers, et le seigneur de Louroy avec cinq cents combattants pour défendre le pays SOS dit. Et brefs jours ensuivant, le dessus dit roi Henri , qui avoit ses besognes prêtes pour passer en France , envoya un sien héraut , mommé Excestre, à Paris, devers le roi de Trance , lui présenter unes lettres desquelles la teneur s'ensuit :

« A très noble prince Charles , notre cousin , adversaire de France , Henri, par la grâce de Dieu, roi d'Angleterre et de France.

» A bailler à un chacun ce qui est sien est «eavre d'inspiration et de sage conseil. Très iMd>le prince , cousin et notre adversaire , jadis les nobles royaumes d'Angleterre et de France étoient en union, maintenant ib sont divisés. Et adonc ils avoient accoutuméd'eux exhausser en tout le monde par leurs glorieuses victoires; et étoit à iceux une seule vertu d'embellir et décorer la maison de Dieu , à laquelle appartient sainteté, et mettre paix es régions de l'église, en mettant par leur bataille concordable heureusement les ennemis publics en leur sqjétion. Mais , hélas ! celle foi de lignage a perverti celle occision fraternelle, et Loth persécute Abraham par impulsion humaine ; la gloire d'amour fraternelle est morte, et la dissence d'humaine condition , ancienne mère d'ire, est ressuscitée de mort A vie. Mais nous contestons le souverain juge en conscience, qui n'est ployé et incliné par prière ou par dons , qu'à notre pouvoir les moyens de par pure amour nous avons procuré paix. Si ce non , nous laisserions par épée et par conseil le juste titre de notre héritage , au préjudice de notre anciennableté ; car nous ne sommes pas tenus par si grand annulement de petit courage que nous ne veuillons combattre jusqu'à la mort pour justice. Mais l'autorité écrite au livre Deutèronome enseigne qu'en quelque cité que ly homs viendra pour

icelle impugner et combattre, premièrement il lui offre paix. Et jà soit ce que violence , ravisseresse de justice a soustrait, et de long temps , la noblesse de notre couronne et nos droits héritages, toutefois charité de par nous, en tant qu'elle a pu, a fait son devoir pour le recouvrer d'iceux et le remettre à l'état primerain. Et ainsi donc, par défaut de justice, nous pouvons avoir recours aux armes. Toutefois , afin que gloire soit témoin A notre conscience , maintenant et par personnelle requête en ce trépas de notre chemin , auquel nous traite icelle défaut de justice, nousenhortons es entrailles de Jésus - Christ ce qu'enhorte la perfection de la doctrine ëvangélique : ami , rends ce que tu dois , et il nous soit fait par la volonté de Dieu souverain. Et afln que le sang humain ne soit pas répandu, qui est créé selon Dieu , l'héritage est due restitution des droits cruellement soustraite, ou au moins des choses que nous instamment et tant de fois par nos ambassadeurs et messages demandons, et desquelles nous seulement fit être content la souveraine révérence d'icelui souverain Dieu et le bien de paix. Et nous , pour notre parti,-en cause de mariage, étions inclinés de l&cher et laisser 50,000 écus d'or A nous offerts , nous désirant plus la paix que l'avarice, et avions préélus iceux nos droits de patrimoine, qui si grands nous ont laissés nos vénérables antécesseurs, avec notre très chère cousine Catherine , votre glorieuse fille , qui avec la pécune d'iniquité, multiplier mauvais trésor, et déshériter par honte et mauvais conseils la couronne de notre royaume, que Dieu ne veuille !

» Donné sous notre scel privé, en notre chAtd de Hantonne, au rivage de la mer, le cinquième jour du mois d'août. »

Lesquelles lettres dessus dites, après que par le dit héraut eurent été présentées au roi de France, comme dit est, lui fut dit par aucuns A ce commis que le roi et son conseil avoient vu les lettres qu'il avoit apportées de son seigneur le roi d'Angleterre, sur lesquelles on auroit avis , et pourvoiroit le roi sur le contenu en icelles, en temps et en lieu comme bon lui - .semblerait *, et qu'il s'en allât quand lui plai- ,

I i,ei> bi»lorieBs d'AitsIttcl^)'» rappotlent qoc ii ttaà'

CHRONIQUES D'£NGUËRR\ND DE MOINSTRELET.

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roU devers son deuu8,dil seigneur le roi d'Angleterre.

GHAPITAE CXLIX.

Comment le roi Henri vint k Haolonne; de h ooiupirttion Ciite contre lui par set gêna ; du «lége qnt (Ut mil i lUrfleur, M de U reddition d'ieelle fille.

Le dit roi d'Angleterre venu au port de Hao* tonne avec tout son exercite, prêt pour passer la mer et venir en France , fut averti qu'aucuns grands seigneurs de son hôtel avoientfait conspiration à rencontre de lui, veuillants remettre le comte de Marche , vrai successeur et héritier de feu le roi Richard, en possessioa du royaume d'Angleterre. Ce qui étoit véritable, car le comte de Cambrai et autres avoient oondu de prendre le dessus dit roi et ses tté^ res, sur intention d'accomplir les besognes dessus dites. Si s'en découvrirent au comte de Marche, lequel le révéla au roi Henri , en lui disant qu'il avis&t à son fait, ou il seroit trahi ; et lui nomma les dits conspirateurs, lesquels le dessus dit roi. fit tantôt prendre. Et bref ensuivant fit trancher les Ifttes à trois des principaux , c'est i savoir au comte de Cantbrie, frère au duc d'York, au seigneur de Scruppe, lequel couchoit toutes les nuits avec le roi , et au seigneur de Grez , et depuis en furent aucuns exécutés *.

Après lesquelles besognes, peu de jours ensuivant, le dit roi d'Angleterre et toute son armée montèrent en mer) et en grand' diligence, et la vigile de l'Assomption Notre-Dame, par nuit, prirent port à un havre étant entre Harfleur et Honfleur, où l'eau de Seine chet en la mer. Et pouvoient être environ seize cents vaisseaux tous chargés de gens et habillements. Et prirent terre sans effusion de sang. Et après que tous furent descendus , le roi se logea k Graville en un prioré , et les ducs de Glarence ^ et de Glocestre \ ses frères ; étoient

phin, pour toute réponie, lui nmojt des balles de jeu de paume, pour faire allusion k la jeunesse dissipée de Henri V; el que celn!-el répliqua i son tour qu'il loi porterait Ini-ménie de« balles de Londres qui étaient on peu plus forte*, et que iea portes de Pari* ne aéraient pas des raquette* capables de les renvoyer.

* On trouve parmi les Fœdera de Rymer la confession du comte de Cambridge et une pétitioa du mCme.

* Thomas, duc de Clarence.

> HomplireT, doc de Gloccsier.

assez prés de lui le duc d'Yoric * et le comte d'Orset ^ ses oncles ; l'évêque de Norwègue, le comte d'Exindorf, maréchal, les comtes de Wanirick ^ et de Kime '* , les seigneurs de Chamber, de Beaumont, de Yilleby, de Trompantin , de Cornouaille, de Molquilat et plusieurs autres se logèrent où ils purent le mieux, et après assiégèrent très puissamment la ville de Harfleur, qui étoit la clé sur la mer de toute la Normandie.'

Et étoient en l'ost du roi environ six mille bassinets et vingt-quatre mille arcbov, sans les canonniers et autres usants de fonde et engins, dont ils avoient grand'.abondance. En laquelle ville de Harfleur étoient entrés avec ceux de k ville environ quatre cents hommes d'armes élus pour garder et défendre la dite ' ville ; entre lesquels étoient le seigneur d'Estouteville , capitaine de la ville de par le roi , les seigneurs de BlainviUe , de BacqueviUe , d'Herman ville, de GaiUart, de Bos, de Clerre , de Breton , de Adsanohes , de Briaulé ^^ de Gaucourt, de l'Ile^Adam, et plusieurs vaillants chevaliers et écuyers, jusqu'au nombre dessus dit, résistant moult fort aux Anglois descendus à terre j mais rien n'y valut pour la très grand' multitude et puissance. Et ft peine purent-ils rentrer en leur dite ville; et ainçois que les dits Anglois descendissent i terre, iceuxFrao< çois ôtèrent la chaussée étant entre Moûliervilliers et la dite ville , pour empirer la voie aux dits Anglois, et mirent les pierres en leur ville. Néanmoins les dits Anglois, vaguant par le pays, prirent et amenèrent pluneurs pri> sonniers et proies, et assirent leurs gros engins es lieux plus convenables entour de la dite ville, et prestement icelle moult travaillèrenl par grosses pierres et dommageant les murs.

' Edouard, duc dTorlc, fils d'Edmond Langley, et cinquième 61* d'Edouard III.

* Thonia* Somiaerset, conte de Donet, et plus tard duc d'Exeter, dernier flUde Jean de Gand et de Catherine de Swineford.

' Richard Beauchamp, comte de Warwick, quifkit ensuite régent de France.

* Gilbert d'umphrevllle, comte d'Angn* et de Kyme. ■ Roger lU, *eigneur de la Briaulé, chambeHan 4e

Chartes VI et de Charlei VII. Roger, ion frère aîné, avait été tné en 1404 & Gisors, an moment de se marier. Celui-ci fbt flilt prisonnier en Normandie, et se rachats avec le prix de U moiUé de tes propriétés.

ititsi

UVRE PREMIER

D'autre part, ceux de la dite ville atoult fort se dëfendoient d'engins et d'arbalètes , oc dsants plusieurs des dits Anglois. Et sont à la dite ville tant seulement deux portes, c'est à savoir la porte Calcineaces et la porte Moûtiervilliers, par lesquelles ils Taisoient souvent grands envahies sur les dits Anglois , et les Anglois fort se défendoient.

Icelle ville étoil moult forte de murs et tours moult épaisses, fermée de toutes parts, et ayant grands et profonds fossés. Adonc advint aux dits assiégés mal aventure ; car les cbariots chargés de poudre à canons , envoyés A iceux par le roi de France , fUrent contrés et pris des dits assiégeants.

Durant lequel temps) furent envoyés de par le roi de France à Rouen et en la frontière contre les dits Anglois, atout grand nombre de gens d'armes, le connétable, le maréchal Boucicaut , le sénéchal de Hainaut , le seigneur de Ligny,le seigneur de Hamëde, messire Glignet de Brabant et plusieurs autres capitaines, les» quels atout leurs gens très diligemment gardèrent le pays ; et tant qu'iceux Anglois, en tant qu'ils étoient au dit siège de Harfleur, ne prirent aucune ville ou forteresse sur leurs adversaires, jà soit ce qu'à w faire missent grand' peine par plusieurs fois ; et chevauchoienttrès souvent à grand' puissance sur le plat pays pour quérir vivres, et aussi pour rencontrer les François leurs ennemis. Auquel pays firent de très grands dommages , et ramenoient souvent i leur ost grands proies. Toutefois, parle moyen 4e ce que les dits François les gardoient de si près , eurent assez de disettes de vivres. Avecque ce, ceux qu'ils avoient apportés de leur pays firent en la plus grand' partie gftlés de l'air de la mer; et avecque ce se féril entre eux maladie de cours de ventre, dont il en mourut bien deux mille ou plus, entre lesquels furent les principaux le comte de StafTord, l'èvftque de Norwégue, les seigneurs de Beaumont , de Trorapenton , Morisse Brunel , avec plusieurs autres nobles. Néanmoins le dit roi d'Angleterre, en grand' diligence et labeur, persévéra toujours en son siège ; et fit faire trois mines par dessous la muraille qui étoient prêtes pour effondrer. Et avec ce fit par ses engins confondre et abattre grand' partie des portes , tours et murs d'icelle ville ; par quoi

finablement les ffisiégés, sachent qu'ils étoient tous les jours en péril d'être pris de force, se rendirent au dit roi anglois , et se mirent à sa volonté , au cas qu'Us n'auroient secours dedans trois jours ensuivant; et sur ce baillèrent leurs otages, moyennant qu'ils auroient leurs vies sauves et seroieht quittes pour payer finances.

Si envoyèrent tantôt le seigneur de Bacqdeville et aucuns' autres devers le roi de France et le duc d'Aquitaine, qui étoit à Yernon-6ur-> Seine, & eux nonoer leur état et nécessité , en suppliant qu'il leur vonlstt bailler secours dedans trois jours dessus dits , ou autrement il perdrait sa ville et ceux qui étoient dedans ; mais é bref dire il leur fut répondu que la puissance du roi n'étoit pas assemblée ni prête pour bailler le dit secours hâtivement. Et sur ee s'en retourna le dit seigneur de Baoqueville i Harfleur, laquelle fut mise en la main du roi d'Angleterre le jour Saint-Maurice, à la grand' et pileuse défdaisanoe de tous les habitants, et aussi des François , car, comme dit est dessus, c'étoit le souverain pwt de toute la duché de Normandie^

GHAPITRB CL.

Comment l«$ cbanoiDO de Sainl-Giry, 1 Cambra;, eur«Bl grand diacord aux habilanU de la rflle; et de la guerre que leur Ht le duc de Bourgogne à celte cauM.

En ce temps se mut une grand' dissension entre les bourgeois et habitants de la ville de Cambrai, d'une part, et les chanoines du chapitre Saint-Géry en Cambrai, d'autre part, pour tant que les dits bourgeois et habitants, voyants la guerre de France approcher de leur dite ville, conclurent ensemble, pour leur sûreté et garde d'ioelle ville, de réparer et élargir les allées de leurs murailles par dedans leur ville. Pour quoi, tant de force comme autrement, firent démolir et abattre plusieurs murs des jardins des habitants à rencontre de leur dite muraille. Et par spécial en firent plusieurs démdir entre les jardins des dits chanoines, entreprenant très largement sur les héritages d'iceux chanoines, sans pour ce les vouloir de rien récompenser. Et d'autre part les dits habitants voulurent défendre aux dessus dits à vendre vin t leur cellier, non»

CHRONIQUES D'£NG13ERRAND DE MONSTRELET

obstant qa'iceux chanoines long temps par* ayant avoient vendu, et de ce étoienten bonne possession. Pour lesquelles offenses et oppressions les dits chanoines, après ce qu'ils eurent plusieurs fois sommé les dits bourgeois et habitants, voyant que de ce ne leur seroit faite aucune raison, se retrahirent devers le duc Jean de Bourgogne et son conseil, eux très grièvement complaignant des dites oppressions à eux faites par iceux bourgeois et habitants. Lequel duc de Bourgogne, à cause de sa comté de Flandre, est garde de toutes les églises de Cambrai, héritablement et à toujours, et pour la dite garde prend chacun an perdurablement certaine quantité de grains sur les terres et seigneuries des dites églises au pays de Cambresis, et se nomme icelle seigneurie appartenant au dit comte de Flandre la Gavanne de Gambrésis. Lequel duc, de ce non content, envoya ses messagers solennels à Cambrai devers les dits bourgeois et habitants eux signifier qu'ils réparassent les dommages et oppressions par eux faits aux dessus dits chanoines, lesquels étoient en sa garde, on si ce non il y pourvoiroit par telle manière que ce seroit exemple à tous autres. Si n'eut pas sur ce réponse à son plaisir. Et pource qu'il ètoit en son pays de Bourgogne, récrivit à Philippe, comte de Charolois, son seul flls, lequel étoit en Flandre, que très instamment il gard&t et préservât les dits chanoines de Saint-Géry de toutes oppressions et violences, en contraignant les dessus dits bourgeois et habitants d'iceux réparer de leurs dommages et intérêts.

Lequel comte de Ghandois, sentant la volonté du dit duc de Bourgogne son père, fit sommer derechef iceux bourgeois et habitants qu'ils ' rétablissent et dédommageassent les dessus dits chanoines ; pour ce qu'iceux ne lui flrent pas derechef réponse à son plaisir, il fit savoir secrètement aux dits chanoines qu'ils vidassent la ville et s'en allassent A Lille, auquel lieu il leur baillerait demeure suflSsante. Lesquels , sachants l'intention du dit Charolois, miriBUt grand' partie de leurs biens à sauveté, et puis tout coyement, sans être aperçus, se départirent, et allèrent la plus grand' partie demeurer A Lille. Et assez tôt après le «lit comte de Chorolbi» 01 défier la dite ville de

Cambrai et habitants par Hector de St^eose, lequel Hector assembla bien trois cents combattants. Et le jour del'ExaltationSainte-Groix, soudainement entrèrent en Gambrésis et vinrent assez près des portes de la cité de Cambrai, pource que le marché y étoit, en pillant, occiant et navrant plusieurs de la dite viUe, et en faisant et perpétrant cruellement moult d'autres maux. Et tantôt après le dit Hector et ses gens, sans faire longue demeure, se départirent atout très grand' dépouille et s'en allèrent loger vers Bray-sur-Somme, disants quo ce avoient-ils fait au commandement du comte de Charolois.

Pour laquelle envahie les dits citoyens de Cambrai ftirent fort émerveillés et eurent grand' doute ; pour quoi de plus en plus conçurent grand' haine^à rencontre des dits chanoines, en eux préparant de garder leur ville, et prenant de jour en jour les biens des dits chanoines, c'est A savoir vins, blés, bois et autres manières de vivres. Toutefois, après qu'iceux citoyens eurent été courus plusieurs fois et eu de grands dommages, considérants qu'au long aller la dite guerre étoit la destruction totale de leur dite cité, se retrahirent devers le duc Guillaume, comte de Hainaut, qui étoit gardien, de par le roi de France, de la dite cité de Cambrai, auquel ils requirent qu'il voulstt traiter leur paix devers le comté de Gbarolois, son neveu, et ils seroient prêts de faire toute raison aux dits chanoines, en eux réparant leurs pertes et intérêts. Pour quoi, tant par le moyen du dit duc Guillaume comme par autres, la défense fut soumise sur clercs de droit, et en la conclusion furent 1m dits citoyens condamnés à faire réédifier tous les murs que avoient fait abattre aux jardins des dits chanoines, et avecque ce s'obligèrent à payer chacun an perpétuellement aux dits chanoines cent francs, monnoie royale, par condition qu'iceux chanoines ne pourroient vendre vin A leurs celliers; et aussi les dits citoyens pourroient racheter la dite somme de cent francs pour certaine quantité de monnoie toutes et quantes fois qu'ils auroient l'aisement et volonté de ce faire. Et par ainsi, avec^ que aucunes autres conditions, firent icelles parties apaisées, et retournèrent les dits cbanoiocs A leur église.

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