‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 256 sur 761 · CM · texte numérisé non relu

CM

UVRK PREMIER.

touchant sagement et éloquentement plusieun conclusions, et déclarant plusieurs malfaiteurs du royaume, troublant et empêchant, et de fait opprimant le pauvre peuple.

Après la fin de laquelle prq;x>sition, le dit duc d'Aquitaine promptemenl jura, en parole de fils de roi, que dorénavant les malfaiteurs du royaume, de quelque état qu'ils fussent, seroient punis selon leur démérites, et que jusUce seroit réparée et gardée, et le clergé et le peuple ge« roient tenus en paix. Après laquelle réponse se partirent très contents du duc d'Aquitaine les dessus dits ; mais & bref dire, sa parole ni'son intention ne purent pas venir A effet, car assel bref ensuivant il accoucha malade de fièvres, dont il mourut le dix-huitième jour de décembre * en l'hôtel de Bourbon.

Pour la mort duquel furent faits pleurs et lamentations de plusieurs seigneurs et autres ses serviteurs ; et fut aucune renommée qu'il avoil été empoisonné. Si fut gardé en un sercus de plomb au dit hôtel , par quatre Jours { et Ui vinrent tous les collèges de Paris prier pour lui, et depuis fut porté è Saint^Denis, et enterré assez près des royaux.

En après, huit Jours ensuivant, le oômte d'Armagnac, mandé de par le roi, entra à Pa-' ris & recevoir l'oiBce de connétable et l'épée de la main du roi, en faisant le serment solen» nel, comme il est de coutume. Et le remercia humblement le roi du grand honneur qu'il lui faisoit. Et^toit le dit comte d'Armagnac aecom' pagné, & compter ceux de Paris, bien de six mille combattants. Et tantôt envoya Remo' oet de La Guerre avec quatre cents bassinets en la ville de Saint-Denis , en garnison , pour résister contre les gens du dit duo de Bourgo* gne ; et pareillement es autres lieux sur Seine et ailleurs fit rompre tous ponts et passages. Et adono Jean de Corsay , natif de Berri , iùt 0e par le roi ordonné maître des arbalétriers (ie France, et messire Thomas de Hersis, bailli

I II était Igé de vingt et an ans. Le« cbroniqaet le cepréMulent comme aimant twaacoiip i joaer de la harpe et de l'épinette, tenant Ubia JaMia'i la nvii, et passant la moitié da jour an lit. • U avoit bon ealen> > dément tant en latin qu'en (irancols, disent les regis- » très du parlement, mais emplojoit pen. Car sa con- • dition étoit d'emplojer la naît i velUer et peu faire, » et le Jour i dormir. > (Prmv** d* fUmir* da i'ari*, t. 4, p. m.)

de Yermandôit , et le sire de Hamberoourti bailli d'Amiens, messire Pieffe d'Aunay, natif de la Rochelle, bailli de Senlis, mestire Man» sard d'Esne, bailli de Yitry, messire Brunetde Bouves, bailli de Tournai ) et pareillement par le roi dessus dit furent faits plusieurs nôu« veaux officiers.

Page 1