CHAPITRE CLXXIX
Comment le duc de Bourgogne enToya lei ambundeun en plusieun bonnes Tilles du roi, pour avoir alliances arec eux, et les serments qui s'en firent.
En après , le dit duc de Bourgogne envoya en plusieurs des bonnes villes du roi dessus dit; ses ambassadeurs, c'est à savoir les seigneurs de Fosseux et de Humbercourt, et maître Philippe de Morvilliers, lesquels portoient lettres-patentes du dit duc, adressant aux gouverneurs et communautés d'icelles bonnes villes. Et premièrement allèrent à Montreuil, laquelle ouvrit aux autres la voie ; et de là allèrent à Saint-Riquier , Abbeville , Amiens et Dourlans. Esquelles et en chacune d'icelles ils firent lire en commun le dit mandement. Après laquelle lecture, le dit mattre Philippe de Morvilliers proposa devant loeux moult authentiquement, en remontrant la bonne provision que le dit duc de Bourgogne avoit intention de mettre pour le bien du royaume et de la chose publique. Finablement tant firent et procurèrent les dits ambassadeurs que tontes icelles bonnes villes firent alliances avec les dits ambassadeurs, jurées solennellement , et de ce baillèrent l'une partie & l'autre leurs lettres-patentes, desquelles, de celles de Dourlans, la teneur s'ensuit :
« A tons ceux qui ces présentes lettres verront, Jean de Fosseux , seigneur de Fosseux et de Muelles, David de Brimeu, sire de Humbercourt, chevaliers, etPhilippede Morvilliers, conseiller, ambassadeurs et procureurs en cette partie de très puissant prince et notre très redouté seigneur monseigneur le duc de Bourgogne, d'une part, et le capitaine, mayeur et échevins, bourgeois , manants et habitants de la dite ville de Dourlans, d'autre part, salut.
- » Savoir faisons que nous avons fait traité , accordé , promis et encohvenancé certains traités et accords dont la teneur s'ensuit : Premièrement, que les dits capitaines , échevins , bourgeois , manants et habitants de Dourlans aideront à mon dit seigneur le duc, pour noettrc le roi notre sire en sa franchise et seigneu-