‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 293 sur 761 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

lôtsa M» siège deyàttt GorlMil, et irint à noaa pour nous mettre en fraacbise et 6ter de la sii' JétioD des dits gouyemeurs ; et aussi à nous ■lettre à la compagnie de mon dit seigneur , ooœme il est de raison. Et vînmes & la TÎUe de Chartres ; et notre dit cousin ayecque nous alla aviser et ordonner ce qui est à faire de nécessité pour la GonserratkHi de la domination de mon dit seigneur et la récupération d'ice* loi, que briëvement entendons à foire noas et notre dit eousin par le conseil et avis de bons prud'hommes , vassaux et sujets de mon dit seigneur, sans plus dissimuler.

» Pour quoi, très chers et bons amis , nous qui devons avoir le gouvernement de ce royaume es besognes de mon dit seigneur par le conseil de ceux de son sang, et de ce nous avons lettres-patentes de lui irrévocables, passées par son grand-conseil, présents tons les grands seigneurs de son sang, eomme sont ondes, coosinS'genBains et autres ; et nous, qui avons entière et certaine eonnoissanee de vos bonnes et loyales intentions au regard de la seigneurie de mon dit seigneur, et raémement parce que, poar le bien d'icelui, vous êtes en^ dias avecque notre dit cousin à vous onployer de corps et de pouvoir, sans épargner, Jiuqu'é la mort , pour parvenir plus brièvement A la •onclunon désirée et nécessaire , vous somaaons , requérons et néanmoins de par mon dit seigneur et de nous expressément vous mandons que vous maintenez en sain propos à l'intention de notre dit cousin, sans aucunement obtempérer ou entoidre à quelques letbes ou mandements qu'au nom de mon dit sei* gneur et mon fils le dauphin vous seroient envoyés au cfmtraire. Et ne souffrez qu'ioeux goavemeors dorénavant aient de vous aucunes pécunes, par quelque manière ou couleur que oe soit et que puisse être, et sur la loyauté et obéissance que devez & mon dit seigneur, et sur toutes lès choses que pourriez forfoire et Mre noté de rMwlIion et intAtéissance envers lui et nous * car en ce faisant, vous ferez votre hOMMur et devoir ; et vous aiderons, secourrons et défendrons de tout notre pouvoir contre tons qui pour cette cause et occasion s'effbrceroient de vous nuire, grever et domnager. Très chers seigneurs et bien aimés, de vous soit garde Notre-Seigneur.

•• Eerit'au dit lien de Chartres', ledooiièna jour de novembre. »

Et après ce, fat ordonné par le conseil de la dite reine et du duo de Bourgogne que. mettre Philippe de Morvilliers iroit en la ville d'Amiens accompagné d'aucuns notables clercs, déclarés par le dit conseil , avecque un greffier Juré ; et là feroient, de par la reine, la sou» vereine cour de Justice , au lieu de celle qui étoit en parlement à Paris, afin que ne flM besoin d'aller & la chancellerie du roi pour impètrar mandements ni pour quelque antre cause qui pût advenir es bailliages d'Amiens , Yennandois, Tournai et sénéchaussées de Ponthieu, avec les ressorts et enclavement des dessus dits pays. Auquel mettre Philippe ftat baillé un scel où étoit gravé l'image de la reine , étant droite , ayant les deux bras tendant vers terre; et au droit lez étoit un écu des armes de France , et au sénestra avait un écu parti des armes de France et de Bavière , et si étoit écrit autour : « C'est le scel des causes, souve» » rainetés et appellations pour le roi. ■•

Et Ait ordonné par icelui conseil que du dit scel on scelleroit de cire vermeille , et que les lettres et mandements se feroient au nom de la reine par la manière qui s'ensuit :

« Isabelle , par la grâce de Dieu , reine de France, ayant , pour l'occupation de monseigneur le roi , le gouvernement et administration de oe royaume , par l'octroi irrévocable à nous sur oe fait par mon dit seigneur et son conseil. «

Parle moyen duquel scel et mandement devant dit, le dit mettre Philippe assembla grand nombre de pécunes; et pareillement fut ordonné, outre l'eau de Seine, pour les pays obéissant à la reine et au due de Bourgogne , un autre ebancelier.

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