‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 352 sur 761 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

eomme dit est, et prdant toutes autres lois et toutes autres choses à l'un et à l'antre royaume, ses droits, libertés, coutdmeé , usages et lois , noa soumettant en quelque tnanière l'un des dilB roTaumes à l'autre, ni les lois, droits, usages et coutumes de l'autre.

» fum. que dès maintenant et à tout temps perpétuellement, m tairont et apaiseront de tous points toutes divisions, liaines, rancunes, iniquités et guerres d'entre les dits royaumes de France et d'Angleterre et les peui^ d'iceux royaumes adhérents à la dite concorde. Et entre les royaumes dessus dits sera et aura ligueur dés maintenant perpétuellement et A toujours paix, tranquillité , concorde et affection mutuelle contre tous et toutes personnes, et amitié ferme et stable ( et s'aideront les dits deux royaumes de leurs aides, conseils et assistances mutuelles contre tous et toutes personnes qui à eux ou ft l'un d'eux s'efibrceroient de foire dommage : et oonTerseront et mardianiteront ensemble les uns ayecqoe les autres flranchement et sûrement, en payant les coutotnes et deyoirs dus et accoutumés.

» Aem, que tous les confédérés et alliés de nous et du dit royaume de France, et aussi les confédérés de notre dit fils le roi Henri et du dit royaume d'Angleterre, qui dedans huit mois après que cette présente concorde de paix leur sera notifiée, auront déclaré se von*loir fermement adhérer à la dite concorde et être compris sous le traité et concorde d'icelle paix, soient compris sous les amitiés, conçois des, confédérations et sftretés d'icelle paiX; sauf toutefois & l'une et à l'autre des dites couronnes, et i nous et nos sujets, et aussi A notre fils le roi Henri et A ses sujets, ses actions, ûtoHt et remèdes quelconques convenables en cette partie, et compétents en quelque manière qtte ce soit envers les dits alliés et confédérés.

» Itettk, est accordé que notre dit fils le roi Henri, avecquele conseil de noire très cher fils Philippe de Bourgogne et des autres hoMes du royaume, qui convenront et appartiendront |>our ce être appelés, pourvoira pour le gouvernement de notre personne, sûrement, convenablement et honnêtement, selon l'exigence iSe notre état et dignité royale, par telle mahièl^e que ce sera l'honiteur de Dieu et de nous, H aussi du royaume de France et des sujets

d'iceltti; et que toutes personnes, tant nobles comme autres, qui -seront entour nous pour notre personne et domestique service, non pas seulement en offices, mais en autres matières, seront tels qu'ils auront été nés au royaume de France ou des lieux de langage françois, bonnes personnes et sages, loyaux et idoineë au dit service.

* Item, que nous demeurerons et résiderons personnellement en lieu notable de notre obéi»* sance, et non ailleurs.

» Item, considéré les horribles et éikonfies crimes et délits perpétrés au dit royaume de France par Charles, soi disant dauphin de Viennois, il est accordé que nous, notre dit fils le roi, et aussi notre très cher fils Philippe, duc de Bourgogne, ne traiterons aucunement de paix ni de concorde avecquele dit Charles, ni traiterons ou ferons traiter, sinon du consentement et conseil de tous et chacun de nous trois, et des trois états des deux royaumes dessus dits.

» Item, est accordé que nous, sur les choses dessus dites et chacune d'icelle, outre nos lettres-patentes scellées de notre grand scel, donnerons et ferons donner et faire à notre dit fils le roi Henri 'lettres-patentes approbatoi-i res et confirmatoires de notre dite compagne , de notre dit fils le duc Philippe de Bourgogne et d'autres de notre sang royal, de grands seigneurs, barons, cités et villes à nous obéissants desquels en celte partie notre dit fils le roi Henri voudra avoir lettres de nous.

» Item, que semblablemeat notre dit fils lo roi Henri , pour sa partie , outre ses letlrespatentes pour ces mêmes choses scellées de son grand scel, nous fera donner et faire lettres-patentes approbatoires et confirmatoires de ses très chers frères et autres de son sang royal, des grands seigneurs et barons des cités, et autres villes à lui obéissants desquels en cette partie nous voudrons avoir lettres de notre dit le roi Henri.

» Toutes lesquelles, et chacune des choses dessus dites et écrites , nous , Charles, roi de France dessus dit, pour nous et nos hoirs , en tant que pourra toucher nous et nos dits hoirs, sans dol, fraude et mal engin, avons promis cl promettons jurer, et Jurons en parole de royaux sur saintes évangiles de Dieu par nous cor-

CHRONIQUES D'ENGUERRA.IND DE MONSTRELET

poreUemenl touchées, faire accomplir et observer, et qu'icelui ferons par nos sujets di>8erver et accomplir; et aussi que nous et nos héritiers ne viendroient jamais au contraire des choses dessus dites, ou aucunes d'icelles, en ^elque manière, en jugement ou dehors jugement, directement, ou par <d>Iiqu«, ou par quelconque couleur exquise. Afin que ces choses soient fermes et stables perpétuellement à toujours, nous avons fait mettre notre scel à ces présentes lettres, données à Troyes, le vingt-unième jour du mois de mai l'an mil quatre cent vingtième, et de notre régne, le quarante. Scellées à Paris, sous notre scel, ordonné en l'absence du grand *.

» Ainsi signées par le roi en son grand-conseil. » J. Millet. »

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