‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 459 sur 761 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

compagnie certain (emps, comme sa dame par amour ; et, avec ce, avoit été diffamée de aucuns autres hommes qued'icelui duc. Laquelle chose fit moult émerveiller plusieurs personnes de France et d'Angleterre, considérant que le dit duc ensuivoit mal en icelui cas la seigneurie dont il éloit extrait.

En ces Jours, messire Jean Blondel, accompagné de Jean Blondel, son cousin-germain, et huit autres compagnons de guerre , par le moyen d'un''chapelain qui étoit à mattre Jean Cadart, prirent la forteresse d'Oripecte' en Provence et le dit mattre Jean dedans , qui en étoit gardien ; et le firent prendre prisonnier , tendant avoir de lui grand' finance. Laquelle chose vint en bref à la connoissance de ceux du pays , qui sans délai les assiégèrent, et enfin les contraignirent si fort que bel leur fut d'eux départir de la dite forteresse sans rien emporter, ayant sauf-conduit pour eux en aller sûrement. Nonobstant lequel, à l'issir hors de la dite forteresse, fut le dit Jean Blondel occis des paysans, et le chapelain qui avoit fait la trahison tai décapité.

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