CHAPITRE LVin
Comment de par l« roi Cliarlet et ceux de I* Tille tOrU»m Tinrent amisiisadeurt en la cité de Paris, pour bire traité au dac de Bedbrt i fin que la dite Tille dX)rléans demeurât paisible.
Au commencement de cet an, le duc de Bourgogne, accompagné de six cents chevaucheurs ou environ, alla à Paris devers le duc de Bedfort, duquel il fut assez joyeusement reçu, et aussi de sa sœur, femme du dit duc. Auquel lieu , en assez bref temps, vinrent Pothon de Sainte-Treille, Pierre d'Orgin et aucuns autres nobles ambassadeurs, envoyés de par Charles, roi de France, et ceux de la ville et cité d'Orléans, qui moult fort étoient molestés et contraints par le siège que les Anglois, leurs adversaires et ennemis, y tenoient, duquel est faite mention, afin de traiter avec le duc de Bedfort et le conseil du roi Henri d'Angleterre que icelle ville d'Orléans, ainsi oppressée, demeurât paisible, et qu'elle fût mise et baillée es mains du duc de Bourgogne pour y mettre gouverneur à son plaisir, et la tenir comme neutre. Considéré aussi que le duc d'Orléans et son frère le comte d'Angoulême, qui étoient droituriers seigneurs de long temps par avant, étoient prisonniers en Angleterre, si n'éloienl