CHAPITRE XXXIV
Gonmeiit le due d'Orléani e«it, pir l'octroi da roi MB Mre, la docM d'Aquilf ioe, et Ion forent Wtei trère* entre le rojanae de Fraaee M d'iocletette.
Au commencement de cet an , le duc Louis d'Orléans étant à Paris, par certains moyens que long-temps par avant il avoit quis fit tant que le roi de France, son seigneur et frère, lui donna la duché d'Aquitaine; laquelle par très long temps par avant il avoit désiré et contendu d'avoir.
En ce même temps furent faites trêves entre les rois de France et d'Angleterre , par temps seulement, et furent publiées es lieux accoutumés jusqu'à un an ensuivant; pour lesquelles ceux de la comté de Flandre furent fort réjouis , pource que , par le moyen d'icelles, leur sembloil que leur marchandise s'en conduiroit plus sûrement. Et alors vinrent & Parb les ambassadeurs du rm Henri d'Angleterre, entre lesquels étoit le principal messiro Thomas Erpioion , avec lui un archidiacre et plusieurs autres nobles honunes^ , lesquels conduisoit Tassin de Ser villers ; «t requirent au roi d'avoir en mariage une sienne flUe, qui étoit religieuse à Poissy, pour le prince de Galles/ premier fils du roi d'Angleterre. Mais, pource qu'ils faisoient trop excessives demandes avec icelle ille, s'en retournèrent sans rien besogner. Si les reconduit jusqu'à Boulogae-surla-Mer, le seigneur de Hangest , qui de par le
< IlUalUwdaiitliaMiBed«Saial-I>«i*lwdéUU* de ces ifFaires religieuses et des scandales que ]e» deux papes donnofent par leur irrésolution et la Tiolation ttftmt 4a l««T» lermeiits.
* Les «mbassadeun étoient sir Thomas Erpingfaam, John Caleryk, clerc, Hugh Morlimer, trésorier da prince de Galles. Par d'autres lettres de créance du mois de décembre de la même année, l'évéque de Durbam fut adjoint aux premiers ambassadeurs.
LCVRE PREMIER.
roi M,, bref ensuivant, constitué pour ses mérites maître des arbalétriers de France *.
cHAPrriŒ XXXV.
Dt le prince de GiUet, fib atné da roi d'AagleteiTe, ■eeomiMi^né de ie> deux oncles et 1res grand' cherslerie, ah ea Eomw poor bire gaerre.
Or est Tenté qu'en celte saison, environ la Toussaint , le prince de Galles , premier flb de Henri roi d'Angleterre , fil assembler jusqu'à six mille bommes d'armes et six mille arcbers; entre lesquels étoient avec lui pour les conduire ses deux oncles , c'est à savoir le duc d'York et le comte d'Urset ^, les seigneurs de Mortimer, de fieaumont, de Ross et de Gornooailles , avec plusieurs autres bommes, qui tous ensemble se tirèrent vers le pays d'Ecosse, poar ce principalement que les Écossois avoieu t ■aguére rompu les trêves d'entre les deux royaumes et Tait grands dommages par feu et par épèe en la ducbé de Lancastre et es pays d'entoar de Roxbourg. £t tant cheminèrent qu'ils entrèrent h puissance dedans les dits pays j et y firent très grand dommage ; car les dits Ecossois ne furent pas avertis de leur venue jusqu'à tant qu'ils furent auprès du dit pays. El quand les nouvelles furent venues à la coonoissance du roi d'Ecosse , qui étoit en sa principale cité au milieu de son royaume, il manda hâtivement tous ses princes et assembla en assez brefs jours très grand' puissance de gens de guerre , lesquels il envoya sous la conduite des comtes Douglas et de Boucan avec son connétable vers la marche oà étoient les dits Anglois, pour iceux rencontrer et combattre , s'ils y voyoient leur avantage. Mus quand ils furent à six lieues près, ys furent avertis que iceux Ânglois éloieal trop. poiasaots pour eux , et pourtant fut par eux avisé autre moyen. C'est à savoir envoyèrent «erlains messagers ambassadeurs devers le prince de Galles et son conseil , lesquels en cancinsion traitèrent tellement que les trêves bvent recoafinnées entre icelles parties pour
* JetD de HangeM, sire de HngaevlDe, ftal pourvu de la charge de grandHoallr» des ailMlétrien, le 7 éé- «■fen ttn, à U vert de Guickard Daa^da, «iri en «MtrevMa.
* Jean de Seautorl, oomte de Donet st de Sommer-
iCt.
un an ensuivant. Et par ainsi le dessus dit prince de Galles , après qu'il eut fait plusieurs dommages au dit pays d'Ecosse, s'en retourna en Angleterre; et pareillement les Ecossois rompirent leur armée.