CHAPITRE XCVn
Comment le mwéehil de Bouiucalla asatéger le cb&tel de ClermoDl en Beaurobis.
Durant les tribulations dessus dites, le maréchal de Boussac rassembla la plus grand' partie des François qui avoient été à lever le siège de Compiègne. Si fit charger plusieurs engins et habillements de guerre ; si s'en alla mettre le siège autour du chfttel de Clermont en Beauvoisis, par l'introduction et pourchas d'aucuns bourgeois de la ville, dedans laquelle lui et ses gens se logèrent. Auquel chfttel éloient le seigneur de Crèvecœur, son frère Jean de Barentin, le b&tard Lamon, avec environ cinquante combattants, qui très vigoureusement se défendirent contre iceux assiégeants, qui par plusieurs fois les assaillirent , mais ce fut sans rien gagner. Et y eut plusieurs de leurs gens occis et blessés. Néanmoins ils continuèrent leur siège environ dix jours , au bout duquel terme entra par nuit dedans le ch&tel , par la poterne vers les vignes,Boort de Bazentin, avec lui dix combattants et une trompette ; lequel certifla au dit seigneur de Crèvecœur qu'il auroit bref secours, comme c'étoit vérité ; car le comte de Hunlingdon , qui puis naguère s'ètoit reirait i Gournai en Normandie, s'étoit de nouvel remis sur les champs, avec lui messire Jean, bâtard deSaint-Pol, et mille combattants ou environ , en intention d'aller lever le dit siège et secourir les assièges ; duquel secours iceux assiégeants furent avertis, et pour tant se départirent à un matin moult hâtivement, et y laissèrent plusieurs de gros engins qu'ils avoientamenésdedevantCompiègne. Si retournèrent en leurs garnisons et aveceux plusieurs Bourguigons de Clermont qui s'étoient tournés de leur parti , pour lequel département le dit seigneur de Crèvecœur fut moult joyeux.