‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 571 sur 761 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

de Somme & Capy» et puis cbeTauchèrent toute nuit jusqu'emprès la ville de Dourlens , qu'ils avoient pourguetlée par leurs espîes, pour la prendre et ëcbeler; mais le seigneur de Humiëres fat averti de cette ehevauebèe. 8i envoya hâtivement certains messages au maire et aux jurés de Dourlens eux signifier que les François étoient sur les champs, et avoient intention d'eux porter dommage, et qu'ils (lissent sur leur garde. Lesquels , oyant ces nouvelles, se préparèrent diligemment pour eux défendre, et avec ce mirent dehors leur ville un messager pour aller au chAtel de Beauval dire à ceux qui le gardoient les nouvelles dessus dites. Lequel messager rencontra à une quart de lieue d'icélle ville, environ le point du jour, les coureurs d'iceux François, de»* quels il tut pris et examiné, si leur reeonmrt ce pour quoi il alloit. Et adone se retrahirent vers leurs gens, qui les sulvoknt d'assez prés. Lesquels sachant, par les moyens dessus dits, leur entreprise être rompue, retournèrent tous ensemble en la ville de Beanqnesntf , et après qu'ils se furent repus et rafraîchis longuement, courant aucune partie de leurs gens parmi le pays, s'en rallërent au dit psfssage de la rivière de Somme, et de là atout foison de leurs prisonniers, chevaux et autres bagages, re tournèrent en leurs garnisons.

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