‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 605 sur 761 · CHAPITRE GLXn · texte numérisé non relu

CHAPITRE GLXn

Comment le< capitaines du duc de Bourgogne Tinrent devanl VUlefranctae , oit Moit le duc de Bourbon ; et conuoeal aprèi ib aMiégèrenl Belleville, laquelle m rendit.

Environ le temps dessus dit, le duc de Bourgogne envoya grand' partie de ses capitaines bourguignons atout foison de gens d'armes courre devant YiUefrancbe , où lors se tenoit Charles, duc de Bourtxtn, entre lesquels coureurs étoit le seigneur de Chamy, messire Simon de Lalain, messire Baudo de Nofelle , le seigneur d'Auxi, Robert de Saveuse, Laneelot de Dours, Harpin de Richammes et aucuns autres , accompagnés de seize cents combattants, gens d'élite, qui tous ensemble en bonne ordonnance chevauchèrent en train de tire vers les parties oïl ils tendoient à aller, et sur la brune rencontrèrent en leur chemin de cinq à six cents combattants de leurs ennemis, qui tantôt se mirent à fuite en retournant vers leur seigneur le duc de Bourbon , et en y eut de pris aucuns des pis montés par les dits Bourguignons et Picards, lesquels, comme dessus, chevauchèrent tant qu'ils vinrent et arrivèrent devant Yillefranche, et là se mirent en bataille, et pais par un poursuivant envoyèrent signifier leur venue au dessus dit duc de Bourbon, et qu'il les vienstt combattre. Lequel, non sachant quelle puissance ils pouvoient avoir, n'eut point conseil de ce faire , mais il fit dire à celui qui lui avoit apporté le message et les nouvelles que puisque le dnc de Bourgogne n'y étoit en sa personne qu'il ne les combaltroit point. Si fit sailfir hors de sa ville plusieurs de ses gens & pied et à cheval , et mèmement le duc de Bouii>6n saillit hors, monté sur un bon et excellent coursier, sans armures, velu d'une longue robe, un bâton en son poing , pour faire traire ses gens et tenir ordonnance auprès des barrières. Durant lequel temps y eut moult grand' escarmouche , non mie à grand' perle et dommage de nulle des parties. Et après que les Bourguignons et Picards eurent là été en bataille par l'espace de quatre heures on environ, voyant que rien ne pouvoient profiter, se mirent à chemin par bonne olrdonnance, laissant de leurs meiU^rs

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