POUR LA VEILLE DE LA PREMIÈRE COMMUNION
ciel, au milieu des concerts des Anges, arec J.-C. Sain! Augustin, au mom. -nt où son âme luttait encore entre Dieu el le monde, en eut un célèbre qu'il raconte lui-même dans an de ses livres, et qui ne contribua pas peu & le convertir. Pour nous, pauvres pécheurs, nous ne sommes pas dignes de si belles choses. Cependant, je veux vous composer nu songe analogue à celui de S. Augustin et tout couvert de rose pour la nuit suivante, afin que votre conversion soit un peu semblable à ta sienne, du moins ponr la générosité.
Je me figure donc que ce soir, lorsque vous vous serez endormis dans le Seigneur, vous verrez une grande el belle dame s'approcher de vous avec autant de grâce que de majesté, pleine de charme et de d incenr. Ce sera non la Pureté, qui apparut à S. Augustin.... mais la Piété. La Piété, entendez bien. A travers an léger voile qui convie son Iront, on aperçoit qu'il est eouronné 'les épines du Calvaire; mais ces épines laissent entrevoir en la cachant une couronne de fleurs: iv : ->>nt des lis, des violettes, des immortelles; heureux symboles de la pudeur, de l'humilité el de la vertu qui ne meurent pas. Elle a une co tombe à la main, doux symbole encore de la candeur, de l'innocence et de l'amour sacré. Ses yeux bleus sont d'une douceur céleste et pleins d'une Qamme divine. Sa longue robe blanche est toute flottante. Rien dan- sa belle el touchante parure n'esl à la mode : tout dans son extérieur respire la simplicité, la noblesse el la grandeur. Un doux sourire est sur se.- lèvres : un air céleste, une grâce divine sur tout son visage.
A ses cotés parait une multitude innombrable, des femmes de toid âge, de tout rang, des reines, des villageoises, de jeunes vierges el des veuves vénérables, et aussi des h mines faits, les plus
grand- génies, les bienfaiteurs des peuple- <{<>< rois, des berg
des pauvres : on aperçoit même une bannière suivie de petits garçons bien aimables et de petites filles modestes. Tous sur leur visage portent l'empreinte de la joie, de la paix el du bonheur.
!»t-ce paSï C. E.j que ce songe est vraiment tout couleur de .. Mais continuons.
Je me figure encore que cette belle dame, se tournant ver- vons, vous dira avec un visage céleste, une douceur angélique et une douce voix qui ira jusqu'à votre cœur :
« Mon cher entant, l'on dit beaucoup de mal de moi dans le monde : lu crois peut-être que je sur- maussade, sauvage, sè\ sombre et faite pour les cloîtres et les déserts, que je ne puis me
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et indulgents pour !
gants, laborieux, pleins de charité pont l'admiration et enlèvent
aimables. Toujours rie front, la - jr:
le lait et le miel coulent de leui les
distingue et montre la paix et la joie de leur .', quel-
quefois le mot pour rire, cumin 5. Fi lus
aimables serviteurs, qui aimait à dire
simples et aimables pénètrent dans!'1- rame la jui
coule sur l'herbe naissante. Oh ! jamais mon-
dains n'ont été si heureux, si gais et ?i aim [u'eux. J.:- leur
fais un précepte de se réjouir dans le Sauveur, et je me mêle leurs jeux el à leurs rires pour les rendre plus purs, plus gracieux et plus aimables. Vois ces enfants : ont-ils l'air de victimes? Je déteste, il est vrai, les bals et les spectacles ; mais je leur permets des récréations plus douces et plus innocentes. Je d romans; mais je leur permets des livres bien plus amusants et plus salutaires, où les charmes de l'amour sacré remplacent I dévorantes lLimmes de l'amour profane. Je déteste les parures immodestes : mais je fais moi-même les frais de leur toilette, et je me plais à parer et à embellir mes enfants fidèles. Leur un beau miroir d'une belle âme, et la simplicité et la pudeur leur donnent une beauté toute céleste qui charme les anges et même