PREMIERE ALLOCUTION DE MONSEIGNEUR BORDERIES
BVÊQUE DE VERSAILLES
Avant la première communion
Quelle est donc cetl ion nouvelle qui vient de
s'élever au milieu de nous? d'où viennent ces enfants qui se pressent ainsi autour de la table sacrée? Peut-on ne pas Les reconnaître à leur saint empressement et aux transports de Leur amour 1 jiit ces enfants que la Sagesse elle-même a pris soin de recueillir de toutes parts, et à qui elle avait adressé cette invitation pleine de tendresse: venez vous nourrir du pain que je vous destine et vous enivrer du vin céleste que j'ai préparé pour vous; laissez la Les jeux etles occupations de l'enfance, venez apprendre à mon école à craindre le Seigneur et à suivre les sentiers de la justice. Vous avez entendu sa voix, M. G. E., et depuis «longtemps, dociles à ses leçons, vous marchiez avec lui dans le chemin qu'elle vous traçait elle-même, et vous vous disposiez parvotre fidélité à vous rendre dignes de partager celle grande solennité. Il est vrai, la vue de vus imperfections et de la sainteté de Dieu qui se donne à l*àme pieuse, La pensée de votre I >e et do celte maj Ine vous remplissaient de crainte, et vous n'osiei espérer ce bonheur; vous le désiriez cependant, et vos vœux secrets hâtaient la venue de ce grand jour, où Dieu, en s'unissant à vous, devait vous donner le gage le plus précieux de sa tendresse. Ce grand jour vient de luire pour \ous; il a enfin entendu vos soupirs, il s'est rendu à tendres invitations ce Dieu que vos désirs appelaient depuis si longtemps. Jésus-Christ vient de descendre pour
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luaire. Ou!, c'est le même i d'une vierge, honora auti sensible, Instrui il L<
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des ■ oiles d'un pain matériel, afin re
son amour pour vous, en devenant • 'is
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de votre Dieu, et sachant que ri sible, ici vous dédaignez ]<• rapport infi
votre cœur, perçant ;i l:;r :t,
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Sauveur et votre D ; ou plutôt vi lui-même de sa préseï qu'il
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leste qui inonde votr ment que vous êtes enl ns cette enceinti
doit être bientôt le témoin de votre bonheur, a éprouvé des trans > inconnu-
solalions dont vous ne pouviez par avance c f-J
fal'le douceur? C'est vol: -t lui-même
qui daigne, par ces admirai ils, vous fai :prendre
qu'il est réellement sur cet autel pour se donner à vous ; c'est ce soleil de justice qui, malgré les nuages dont il se couvre, laisse échapper ces traits de flamme dont votroL cœur est saisi.
Mais plus votre foi est vive, et plus vous sentez naitre en vous de terreur et d'efiroi. Quoi ! c'est le Dieu du ci' de la terre qui s'abaisse à venir visiter sa créature! Celui que les Anges bénissent, que les Dominations adorent,
DE MONSEIGNEDB BORDERIES. 1 :T>
devant qui les Principautés et les Puissances sont dans un sainl tremblement, quitte le trône de sa gloire, ei veut se contenter de vos hommages! Celui que les cieux ne peinent contenir daigne choisir votre cœur pour son temple! ( lh ! pourquoi faut-il quece cœur ait pului être infidèle? Pourquoi laul-ilquele souvenir de votre indifférence et de votre tiédeur à son service vienne attrister la joie de ee beau jour! Avoir passé tant d'années loin de lui, avoir
ouvenl oublié sa loi sainte, avoir méprisé ses commandements, étouffé ses inspirations, et dans un âge tendre encore, être déjà un grand pécheur: oh! quel sujet de repentir et de douleur. Mais laissez, laissez, M. C. E.,
souvenirs pleins d'amer! unie; le temps des plaintes et de la tristesse est passé, et si dans ce moment vos yeux versent des larmes, c'est la joie seule et la reconnaissance qui doivent les faire couler. Dieu a entendu vos soupirs, il a eu pitié de votre misère, il a oublié les égarements de votre jeunesse, et vos péchés sont à ses yeux connue s'ils n'eussent jamais été. Prosternés aux pieds de Jésus-Christ, comme la pécheresse, vous les avez arrosés de vos larmes, et il a pris soin de les essuyer, il a étendu sur vous sa main puissante, et il vous a dit: Allez, vos péchés vous sont remis et vos chainesse sont brisées, et il a rendu à votre cœur la paix et sa première innocence. N'écoutez donc plus une crainte injurieuse à la miséricorde de votre Dieu, approchez de lui avec confiance, venez chercher auprès du médecin de vos âmes un remède à la langueur, venez chercher auprès de ce Dieu fort un soutien pour votre faiblesse, venez réchauffer votre cœur au feu sacré de son amour. Mais quoi! tout environnés des bienfaits de votre Dieu, à la vue du miracle d'amour qu'il opère en votre faveur au pied de cet autel où il vient
'immoler pour vous, à genoux devant cette laide sa-
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ble qu'il vous aime, il m ardemment de vous il pas, nous, son véritable, son un lecteur le plus pi . l'ami 1 1 plua -
plus tendre; vous qui, dès ma plus tendre pris plaisir à me combler de biens, et qui dans ce moment
préparez le plus précieux auquel fe pui Depuis longtemps je sèche et je ] ;
beau jour qui doit m'unir à von vous appelle par mes s et pi
venez enfin, ô mon aimable 5 >ndre à
mes désirs et combler mon atlen! vo
m'avez instruit par la bouche de vos ministres, vene m'entretenir vous-même, venez parler de plus près à moi cœur; donnez-vous tout à moi, et que rien désormaj puisse me séparer de vous.
INSEIGNEUR BOUDERIES. 147