PAR LE CARDINAL VII.I.ECOLUT
Vous allez, M. C. E., renouveler les promesses de votre baptême et sanctionner par vous-mêmes les engagements que vous contractâtes autrefois par la bouche de vos parrains et de vos marraines; mais, auparavant, pesez bien quelle fut alors et quelle est encore aujourd'hui la nature de vos engagements.
Par Le baptême, vous êtes devenus les enfants de la foi, les enfants de l'obéissance, les enfants de la lumière, les enfants de la promesse.
Comme enfants de la foi, vous devez croire tout ce que la foi vous enseigne; comme enfants de l'obéissance, vous devez observer fidèlement tout ce que la foi vous prescrit; comme enfants de la lumière, vous devez éviter soigneusement tout ce que la foi vous interdit; comme enfants de la promesse, vous devez espérer humblement tout ce que la foi vous promet.
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V :1a, M. E., ce que vous avez fait profession de cr dans votre baptême; voilà ce que vous croyez ; voilà ce i qini vous devez croire jusqu'à la mort. C pas ici un
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sable, que, sans cette foi, il n'y a point de salut pour vous. Ce n'est pas moi seulement qui Le dis; S. l'aul,
qui avait le bonheur de ne parler que par l'inspiration de j l'Esprit-Saint. Sans la foi, dit-il, ilest impossible de pli à Dieu.
Que vous devez vous estimer heureuses. If. E.. du don précieux de la foi ! Que vous devez plaindre ceux qui en sont privés ! Qu'il doit vous êtes agréable d'en renouveler
les engagements! Ah! tous les royaumes, tous les trésors, tous les honneurs de la terre ne sont rien en coin paraison de la foi! C'est pourquoi S. Louis préférait le titre de Louis de Poissy, qui indiquait le lieu de son baptême, au titre de roi, qu'il partageait avec beaucoup de princes infidèles. Sainte Thérèse mourante répétait, avec les pins vifslransporls de reconnaissance, qu'elle était fille de l'Eglise. Oh ! M. E., soyez toujours les filles soumises bien-aimées de J.-C. Que votre foi ne souffre jamais aucune atteinte ; qu'elle n'admette jamais aucun doute, aucune incertitude sur les vérités révélées; n'en rougissez pas; professez-les hautement, dans l'occasion, en présence môme des incrédules, des impies et des hérétiques. Ne croyez pas qu'ils vous en estimeront moins pour vous être montrées inébranlables dans votre croyance. Cette ferme Lé dans votre foi vous rendra plus dignes de respect à leurs yeux, et contribuera peut-être à faire rentrer les mécréants en eux-mêmes et à les convertir. Mais alors même qu'ils demeureraient ce qu'ils sont, et qu'ils vous regarderaient en pitié, vous n'avez pas besoin de leurs suffrages ; il suffit que vous ayez celui de Dieu et de ses saints.
Ne vous contentez pas de renouveler aujourd'hui la profession de votre foi. Faites-le aussi souvent que le Seigneur vous l'inspirera ; mais principalement aux anniversaires de votre première communion, comme à ceux de votre baptême, à toutes les fêtes du prince des apôtres, et dans les occasions où des rapports indispensables avec les hérétiques vous feront mieux sentir le malheur de leur état. Hélas! ils sont aveugles, parce que, ne fondant l'espérance de leur salut que sur la foi sans les œuvres, ils rejettent la foi de l'Eglise, ils se mettent au rang des païens et des publicains, et rejetant les œuvres, ils se ferment l'entrée du ciel qui en doit être la récompense,
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