‹ Choix de discours & allocutions des plus célèbres orateurs pour la retraite et le jour de la première communionChapitre 56 sur 100 · MU S · texte numérisé non relu

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timable de La foi,

irir dans le sein romaine, ei dam La soumission la plus .-ibsolue aux dédie son chef v isible.

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avec l'assistance que Dieu est disposé à nous accorder, nous pouvons le servir et l'aimer ; nous pouvons re et ne jamais autrager son nom adorable: nous pouvons sanctifier les jours de dimanche et de fête : rendre à no? supérieurs spirituels et temporels les devoirs qu'ils ont droit d'attendre de nous; aimer non seulement ceux qui nous aiment et nous font du bien, mais même ceux qui nous haïssent et nous persécutent; mener une vie chaste et pure : garantir de toutes les atteintes du vice non seulement nos corps et nos sens, mais encore nos cœurs, nos esprits et nos pensées ; observer non seulement l'équité à

l'égard des biens d'aulrui, mais la charité et l'aumône à l'égard des pauvres, en raison de nos facultés ; éviternon seulement le faux témoignage, la noire calomnie, la eruelle médisance, niais nous assujettir, jusque dans les moindres choses, aux saintes règles de la vérité et de la charité ; saisir avec joie toutes les occasions qui se présent ont d'instruire les ignorants, de protéger les opprimés, et de consoler ceux qui sont dans la peine. Nous pouvons non seulement accomplir l'obligation d'entendre l;i messe, quand FEglise nous en fait une loi sous peine de péché mortel, mais nous procurer souvent la consolation d'y assister quand elle n'est que de conseil ; non seulemenl remplir le devoir pascal qu'on ne peut omettre sans crime, mais jouir fréquemment des faveurs préparées par J.-C. dans l'adorable Eucharistie; non seulement observer les jeûnes et les abstinences prescrits par ;iso, quand nous n'en sommes pas légitimement dispensés, mais encore faire quelques œuvres de subrogation, qui achèvent de nous purifier, d'acquitter nos dettes, et nous prémunissent contre notre fragilité naturelle.

Voilà, M. E., comment nous prouverons notre foi el la rendrons vivante et animée; autrement elle ne sera plus, Bu langage de saint Jacques, qu'une foi morte, semblable à un corps sans àme.

Comme enfants de la lumière, vous devez éviter toutes les ecu\ res de ténèbres.

Quand vous reçûtes le saint baptême, vous renonçâtes au démon, à ses pompes et à ses œuvres. Je serais trop long, si je voulais m'étendre ici sur tout ce que ce renon* cernent renferme. Je me bornerai donc à un détail très restreint.

T >ul ce qui est contraire au saint Evangile ne peut venir que du démon, et vous devez vous en abstenir. Ainsi,

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plaignez pas, n'enviez pas le sort d .*m-

dessus de vous : il fallait bien que 1 ne vous convint pas, puisque I S .. • . propos de vous y placer. Dans quelque b que vous soyez, ayez, comme 1

la disposition de vous le vous soumettre à

toute créature humaine pour 1 Dieu.

Que vos vêlements ne soient jamais pour on motif

de vanité et de pompe ridicule. ilez-vous mieux pour

être mises avec recherche? habillez-vous convenaJ et proprement, selon votre condition; saint Faut vous le permet, et il n'est pas ordinaire que Dieu appelle quelqu'un ii se singulariser par des vêlements ridicules. Mais n'oubliez jamais que la plus belle et la pli ntielledes

parures est la modestie, et que quand les usages du monde sont contraires à la décence, vous ne devez pas vous y conformer.

Les rapports avec le monde, quand ils ne sont pas nécessaires, utiles ou convenables, sont rarement sans danger. Tenez-vous-en donc éloignées autant que les bienséances de votre état pourront vous le permettre. Moins vous chercherez à vous produire dans le monde, plus vous

POUR LA RÉNOVATION DES PROMESSES DU BAPTÊME. 20o

vous en concilierez l'estime, plus vous en éviterez les ridicules....

Fuyez l'oisiveté comme le plus dangereux et le plus mortel de vos ennemis. Dieu, qui vous a donné des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, une langue pour parler, des pieds pour marcher, une intelligence pour Comprendre, vous a-t-il donné des mains pour autre chose que pour agir? Soyez donc constamment occupées, et que le démon ne vous surprenne jamais oisives. Mais ayez soin de vous déterminer un cercle d'occupations toujours bonnes et utiles; car ce n'est rien faire que de faire des riens. Telle est la vie des personnes qui n'ont que la vanité pour but de leurs occupations.

Mais si vous devez éviter les occupations vaines et stériles, a combien plus forte raison devez-vous vous abstenir de celles qui seraient dangereuses ou criminelles. Oh! que vous seriez répréhensibles, si jamais vous preniez goût à des lectures mauvaises, si vous ne montriez d'ardeur que pour de funestes plaisirs : était-ce pour cela que vous aviez été placées sur la terre? Le jour viendra où il vous faudra rendre compte même de vos paroles inutiles : que sera-ce, s'il vous faut encore rendre compte de vos moments périlleusement ou criminellement employés? Que sera-ce, si, au lieu d'avoir été des modèles de vertu, vous n'avez répandu autour de vous qu'une odeur de mort? Mais, non, il n'en sera pas ainsi. On vous verra porter les fruits de l'heureuse éducation que vous avez reçue, et mettre à profit les leçons de sagesse qui vous ont été données. J'ai la douce confiance que l'on pourra dire de chacune de vous à la fin de sa carrière : Ses jours ont été pleins, et, dans tous les temps, son âme a été agréable aux yeux du Seigneur. Elle a été comme un arbre fécond planté le long des eaux, et qui donne du fruit en «on temps.

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J.-C. « Gardez-vous, écrivait a sou tour S . '. évèque

d'Antioche, aux chrétiens de Rome, qui étaient d à mettre tout en œuvre pour le soustraire au martyre, gardez-vous d'empêcher que. par la mort, je parvienne à la véritable vie. C'est Jésus qui est la vie des fidèles. Ne me condamnez pas à la mort, en me condamnant à cette

triste vie. Encore vivant sur la terre, je vous écris, tout enivré du désir de mourir pour J.-C, aucun objet terrestre ne possède plus mes affections depuis que je sens en moi les invitations pressantes d'une eau vive qui fait entendre à moD aine ce cri ravissant: Va entre les bras de ton Père. »

Voilà donc, enfants de la foi, enfants de l'obéissance, enfants de La Lumière, enfants de la promesse, voilà donc ce que vous devez croire, ce que vous devez faire, ce que tous devez éviter, ce que vous devez attendre; voila sur quoi sont basés les engagements que vous allez renouveler à la l'ace de l'Eglise.

s. Paul, voulant encourager les Hébreux qui avaient embrassé la foi a ne pas démentir leurs promesses, leur remettait devant les yeux la conduite des anciens patriarches el prophètes, et cherchait, par L'exemple de leur foi, à ranimer La leur. C'est la foi d'Abel, leur disait-il, qui a fait agréer au Seigneur ses offrandes pendant sa vie, el a rendu éloquente la voix de son sang après sa mort. C'est la i'oi dllenocli qui lui a mérité d'être enlevé à la terre, pour ne mourir qu'a la tin des temps. C'est la foi de Noé qui l'a sauvé avec sa famille du déluge universel. C'est la foi d'Abraham qui l'a déterminé à s'arracher aux douceurs de la patrie, puis a armé son bras pour immoler son cher Isaac, qu'il savait pourtant devoir être l'héritier des promesses divines. C'est la foi qui a saintement réglé la conduite d'Isaac, de Jacob et de Joseph. C'est la foi qui a fait soustraire Moïse à la mort, qui lui a fait préférer les opprobres du peuple de Dieu a la gloire du trône même de \ pte, et qui l'a guide, avec tous les Israélites, au travers de la mer Rouj >l la foi qui a fait tomber les murs de

léricho, el a sauve lîaal) du désastre de celte ville infidèle. a, dans une infinité d'autres, a soumis les royaumes,

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et là, dans J dans Les antre

continue saint Paul, ceux à qui La vouement el de courage ne pouvaient obtei peu- rnelles avant qui i. C. fût \

pour leur ouvrir ensuit : m

lui-même à la droite de son Père.

Je pourrais à mon tour, If. C. B., ajouter, à tous sainis de L'ancienne loi, ces milli i loi

nouvelle qui ont fait éclater la vivacité de leur : tous les âges, dans tou conditions, dans tou

sexes. Je pourrais vous les montrer sup< genres d'épreuves et de tourments ; mais ce détail serait infini. Je me contenterai donc de vous dire : Puisque \ avez devant les yeux cette nuée imposante de témoins qui vous ont précédées dans la carrière de la foi, marchez sui leurs traces; ou plutôt, suivez-les de loin; ca: pro-

bable que vous n'aurez pas, comme eux. besoin derés: jusqu'au sang à l'iniquité du monde et à la fureur de l'enfer déchaîné. Portez vos regards sur J.-C. : il est votre chef, votre modèle, votre père, et, quoique l'innocence même, il n'a voulu entrer dans sa gloire que par les souffrances. Portez vos regards vers le ciel : cette heureuse patrie ne vaut-elle pas ce qu'il en coûte pour y parvenir ? Ah ! c là que l'assemblée des saints vous attend et vous appelle;

e'esl là qu'esl récompensée la foi des patriarches et des prophètes ; là que Les apôtres se reposent de leurs immenses travaux ; là que Les martyrs sont venus cueillir les palmes glorieuses de Leurs victoires ; là qu'un chœur ravissant de vierges pures et courageuses se montrent ornées de La double couronne dr<, roses et des lis, symbole de Leur angélique pudeur et de leur intrépide constance. Mais vous planez au-dessus de ce cortège de prédestinés, Heine des cieux, Vierge incomparable, qui, après Dieu, n'avez rien au-dessus de vous. Aurore brillante, vous effacez la splendeur des anges et des sainls, sans ternir pourtant l'éclat de leur verlu ni affaiblir L'immensité de leur bonheur. Que dis-jeî le spectacle de votre félicité fait le complément de leur ineffable jouissance. Soutenez, ô Vierge puissante, les efforts de ces jeunes vierges, afin que leurs combats soient suivis d'une pleine victoire, et qu'à leur victoire succède la couronne qui ne peut se flétrir.

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