ALLOCUTION DU R. P. PONTLEVOY, S. J
M'i un, Domine, quoniam aa-
vcsperascit.
mearez avec nous parce que 4 venu. (Luc, XXIV, -J.;
M. C. E., le saint Evangile raconte qu'un jour deux nisciples du Sauveur, qui étaient tristes et découragés, s'en allaient de Jérusalem ta Emmaùs. Heureusement, le Dieu sauveur les rejoint sur la route; il les console par sa parole, qui rallume dans leurs âmes la foi cl L'espérance, et bientôt fl leur rompt le pain do vie, un pain mystérieux qui, sans doute, était pour eux leur première communion ; et le Sauveur faisant semblant de les quitter, ses disciples le pressèrent en lui disant : Ah ! Seigneur, demeurez donc avec nous parce que le soir est venu : Mane nobiscum, Domine, quoniam advesperascit.
M. C. E., vous vous en alliez bien tristes et comme égarés dans ce chemin de la vie, ne sachant pas d'où vous veniez, où vous iriez. Grâce à Dieu, le bon pasteur de vos Énes vous a rejoints aussi, il vous a consolés, il vous a ranimés par sa parole ; ce matin il vous a donné le gage vivant du salut. Oh! vous êtes heureux maintenant, M. C. E. ! 11 est si grand, votre bonheur, qu'en se partageant, il suffit à tous ceux qui vous aiment. Voyez si la sainte Eglise, notre mère, n'est pas en fête ! A cause de vou-. elle déploie ses ornements de fête, elle entonne ses plus joyeux cantiques. Ce matin, le pasteur vénéré qui a : harge de vos âmes tressaillait d'espérance en vous donnant à chacun le corps sacré du Seigneur; et quand il vous disait : Que le corps de J.-C. garde votre âme pour la vie éternelle, il pensait en son cœur, il pensait qu'en
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0 mon enfant, devenez aujourd'hui l'enfant de . Dieu î