‹ Choix de discours & allocutions des plus célèbres orateurs pour la retraite et le jour de la première communionChapitre 8 sur 100 · acte de contrition pa · texte numérisé non relu

acte de contrition pa

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chisme. Eh bii

vous journée à du

vous n'avez pas encore reçu Le pardon de vos . . El

cet acte de charité si vif, si pur, si partait, qu'il justifie par lui-même, L'avez-vous produit? Oh!

sonne ici n'oserait L'affirmer. D'un autre coté, \uus n'; pas reçu L'absolution. D ne, mes petits eni vous-mêmes la conclusion : donc, toutes vos faut» sont encore imputai ché est encore au fond de

vos pauvres âmes; L'acte de votre justification est commencé, mais L'acte suprêm qui doit l'achever, l'accomplir, il n'est pas encore arri \ eu! quelle Lumière vous faites briller à mes yeux! C'est vrai, je avais pas pensé : je porte encore en ce moment le poids de louli s les fautes que j'ai commises depuis l'âge de raison. Et, par ce premier motif, oui, La retraite es: saire, elle est indispensabl .

En outre, que diriez-vous d'un homme qui, averti qu'un grand personn aune un roi, comme le souverain pontife, par exemple, doit venir le visiter d maison, se contenterait d'enlever ce qui pourrait Mêles regards de ce souverain sans rien faire de plus, sans s'occuper à orner, à embellir sa demeui t homme,

diriez-vous, commettrait une irrévérence grave. Il ferait

preuve de bien peu de respect ; il ne mériterait aucune récompense. Appliquez-vous cette comparaison : que diriez-vous d'un petit enfant qui, averti depuis un an, depuis deux mois surtout, que, non pas un prince, non pas un roi, non pas le vicaire de J.-C, mais Dieu luimême, N.-S. J.-C. doit venir, non pas dans sa demeure, dans sa chambre, mais doit venir dans son cœur, là, dans le sanctuaire de son âme, se contenterai!, d'enlever tout ce qui peut irriter les regards de Dieu, les péchés mortels, et qui ne ferait rien de plus, qui ne se mettrait pas en peine d'orner, d'embellir la demeure de son cœur par la vertu, par le recueillement, par la dévotion actuels ? Cel enfant, diriez-vous, ferait preuve de bien peu de foi, de bien peu d'amour ; sa première communion serait tiède ; pour rien au monde, moi, je ne voudrais faire une première communion comme cela. Votre langage m'édifie, M. E. Mais dites-moi, vous qui parlez ainsi, ètes-vous dans cette disposition de dévotion, de recueillement actuels? Non, et vous ne pouvez pas y être : à votre âge, on est si léger, si étourdi, que lorsqu'un événement grave ne se présente que d'assez loin, eh bien, on n'y pense pas, on n'y fait nulle attention. Mais voici, voici le ^rand jour qui arrive : dans trois jours, Dieu viendra se présenter à la porte de votre cœur. Il sera là; il me semble le voir à la porte de votre pauvre cœur; il dira : le veux y entrer les mains pleines de grâces, pleines de Dénédictions. Ah ! mes pauvres enfants, quelle ressource .ous reste-t-il? La retraite. Cette retraite que je vous )rêche, oui, c'est elle qui fera de vous des enfants pieux, les enfants recueillis, des enfants saints et bien disposés. Mais prenez bien garde, si vous êtes légers pendant la •etraite, savez-vous ce qui arrivera jeudi matin ? En venant 3 l'église, vous sentirez en vous un vide immense ;

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et, à toutes L< qui se sont i moi,1

j'ai dit : Ri pour ces pauvres petits enfants d

première communion, pour ces millie: jui,!

d'ici a six semaines, dans Paris, vont faire leur prem communion, récitez pour eux deux dizaines de chap

Premièrement donc, évitez le malheur, le crime du crûege, mais évitez aussi le malheur d'une commu; tiède, médiocre. Oh pouvais avoir le bonheur de

vous inspirer une horreur salutaire pour cette conduite 1 ■' re, dissipée, qui est un obstacle invincible aux g: et aux bénédictions de Dieu!

Permettez-moi maintenant, chers enfants de la première communion, de dire un mot à vos frères et à vos so aines. Et d'abord, laissez-moi épancher mon cœur au milieu de vous, laissez-moi vous féliciter au nom de l'Egl dont je suis le ministre. Oh ! combien cette bonne et tendre mère, l'Eglise, est heureuse de vous voir. Eh bien,

aujourd'hui, elle est heureuse, elle voit vos rangs nombreux et pressés. Cependant, M. E., prenons bien garde que la joie ne nous empêche d'apercevoir en nous certains changements, changements si grands que la religion peut-être a peine à nous reconnaître. Parlons sans figure. Vous rappelez-vous, quand vous étiez, il y a un an, deux ans au plus, à l'époque de votre première communion, quelle délicatesse de conscience, quelle horreur du péché! Votre confesseur ne pouvait pas réussir à calmer vos scrupules. Vous souvenez-vous de ce que vous avez écrit, de ce que vous avez dit sur votre première communion? de ces résolutions si généreuses et si multipliées; de tout cela, enfants, que reste-t-il?Qu'avez-vous fait du vêtement blanc de votre première communion? Hélas ! ilme semble entendre la religion tout en larmes, s'écrier, comme autrefois le vieux Jacob : oui, c'est bien la robe de mon fils, mais elle est teinte de sang ; une bête cruelle a dévoré Joseph : Tunica fdii met est, fera pessima comedit eum, bestia devoravit Joseph.... (Gen., xxxvu, 33.) Calmez mes inquiétudes, mes chers enfants ; dites-moi, et je serai bien heureux de recevoir ce démenti, dites-moi que je me suis trompé, que j'exagère.

Ah! sans doute, pour plusieurs, le mal n'est pas si grand, mais reconnaissez aussi que vous n'êtes pas ce que vous devriez être. Vous êtes malades, enfants aimés; votre âme est affaiblie par une dissipation habituelle, par la désaffection ; avec quelle effrayante facilité vous commettez tous les jours une multitude de fautes contre la religion, contre l'humilité, la modestie, l'obéissance! 11 y a certainement quelque chose qui vous dit là, au fond de la conscience, que vous avez besoin de vous réformer. Eh bien, celte retraite vient merveilleusement à votre secours. Vous descendrez pendant la retraite au fond de votre

Ame, von ci atei

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(a première ccmmui nouveler. Pourqu qu< pprochez de i

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rance. El en vous voyant là, bous ma main, savez-voi que je me dis? Je me dis : voici des enfants qui enlre la vie et la mort, qui sonl dans un moment d qui finira on ne sait comment. I

tout que les passions s'emparent du c que

le monde aussi vient no ueux

et maternels de la religion. Eh bi<:i. M. ] ... placée au seuil de votre jeun* ii ! comme elle vous

sera salutaire! On ne pèche pas quand on pense à Dieu, quand on pense à la mort, à l'< la fin dernière.

Voilà précisément ce que nous torons pendant la retraite. Vous êtes d'accord avec moi, n'est-il pas vrai, chers enfants?

Celte retraite, ce n'est pas seulement une œuvre de dévotion comme le chapelet, excellente chose, mais enfin on peut, en toute rigueur, se sauver sans le chapelet, tandis que cette œuvre n'est pas une œuvre de subrogation, c'est une nécessité indispensable. 11 est impossible de bien faire sa première communion sans retraite. Celle retraite est nécessaire aux enfants plus âgés qui ont à réparer. Elle vous est nécessaire à tous, parce que vous

avez à vous précaulionner contre les dangers de l'avenir.

II. Voyons maintenant, dans une seconde réflexion, les merveilleux avantages d'une retraite bien faite. 11 faut distinguer, dans la grâce de la retraite, M. E., un double caractère : c'est une grâce pleine d'énergie et de puissance, et en môme temps une grâce pleine de douceur : AUingit ergo a fine nsque ad finem forltter, et disponit omnia suaviter. (Sap., vin, 1.) Et d'abord, la grâce de l'énergie est une grâce bien puissante. Je n'en voudrais d'autre preuve que l'exemple. Savez-vous quelle fut la première retraite donnée dans l'Eglise? c'est celle faite par les apôtres lorsqu'ils étaient renfermés dans le Cénacle. Eh bien, voyons quels ont été les effets de cette retraite faite par Thomas l'incrédule, par saint Pierre, qui avait renié son maître jusqu'à trois fois, et par les autres disciples, jusqu'à André, qui tous, à l'exception de saint Jean, avaient, comme saint Pierre, abandonné Jésus? Ils sortent tous du Cénacle comme d'intrépides soldats ; et à eux seuls, ils vont bouleverser et convertir le monde.

Eh bien, depuis lors, quels effets merveilleux n'ont pas opérés dans l'Eglise les exercices delà retraite ! Ne voit-on pas cet exemple suivi par le clergé de tous les diocèses dans la ferveur de leur sacerdoce? On entre tous les ans en retraite. Moi qui prêche la retraite en ce moment, et vos catéchistes, tous les ans, nous faisons une retraite pour notre propre compte. Veut-on tenter la conversion d'une paroisse, que fait-on ? on prêche une retraite. Vous êtes trop jeunes, mes petits amis : vous n'avez pas vu, vous, cet admirable spectacle de nos grandes retraites d'autrefois connues sous le nom de missions. Oh! comme il était beau de voir des cités comme Paris, Lyon, Iîouen, Bordeaux, Marseille en retraite1 î Figurez-vous que les lieux

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une luis à La plantation de la croix, à la suite d'untraite dans une grande ville; eh bien, ce jour-la. on vit neuf mille femmes et huit mille hommes communier.... dans un seul jour ! dix-sept mille en un seul jour : donnait la sainte communion d le de la cathé-

drale. Ailleurs, c'était un bagne d ■ jut entier:

le H. P. Lavigne a prêché la retraite au bagne de Toi: au bagne de Brest. 11 fallait voir tous ces forçats, hommes qui sont les exclus de la société; il fallait lire sur ces visages devenus impassibles, dans ce qui

ne savaient plus pleurer, l'émotion causée par 1 g de la retraite; on ne trouve pas seulement une grâce, mais toutes les grâces : d'abord, la grâce de la prière, puisque, chaque matin, la retraite commencera par le saint sacrifice de la messe; puis, il y a les'exeniples d'une multitude d'enfants, vos frères et sœurs en J.-C, dont le recueillement parle si efficacement à votre cœur: il y a

ensuite les instructions sur les points principaux de la religion.

Ecoutez une histoire. Un jour on amena à un grand sainl, saint Philippe de Néri, un pécheur impie, incrédule, qui ne voulait pas entendre parler de la religion, qui se moquait des remontrances de sa mère et des prêtres. Saint Philippe de Néri était un grand saint. 11 vit donc s'avancer cet homme qui, le sourire sur les lèvres, pensait sans doute en lui-même venir à bout du saint comme de tous les autres. Saint Philippe lui dit seulement : Mon ami, je désire de tout mon cœur votre salut; je le demande à Dieu, mais il faut que vous y coopériez; car Dieu ne peut nous sauver sans nous. Eh bien, voici l'unique chose que je vous demande. — Quoi, mon père? — Ce soir, avant de vous coucher, vous mettrez aux coins de votre lit quatre flambeaux allumés; puis, vous vous coucherez, et les mains jointes, vous direz : « Cette nuit même je puis mourir ; si je meurs dans cet état, je vais en enfer. » C'est tout ce que je vous demande ; vous direz cela trois fois. Je le veux bien, dit cet homme. Et il s'en va haussant les épaules, trouvant très bizarre et très originale l'idée du saint. Où va-t-il? dans les lieux de plaisir; il s'étourdit, il s'amuse, il ne pense plus à ce que le missionnaire lui a demandé. Cependant, il rentre chez lui à minuit. Avant de se coucher, il se rappelle ce qu'il a pro mis : après tout, cela ne me fera pas de mal, je l'ai promis, je suis un homme d'honneur; et il dispose des flambeaux aux quatre coins de son lit ; il éprouve déjà une certaine émotion; il allume ces quatre flambeaux : une sorte de malaise s'empare de lui ; il devient grave, réfléchi; puis il se couche cependant, joint les mains, et voilà notre homme qui commence à trembler, à avoir peur, à ressembler à quelque chose comme un cadavre. 11 dit une

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nitent.

Eh bien, M. I idanl lu retrait . «usons

quelque chose de semblable. N

non pas une fois, non pas foig, u. adant trois

jours entiers, la parole - 1" a Tune de ces

anciennes machin< s qui venaient

frapper les murailles avant qu'on se servit du c parole battra votre âme en brèche : nous vous rons à satiété du haut de celte chaire. Nous vous forcerons à vous poser cette question : Où en suis-je pour le salut de mon âme? si je paraissais devant Dieu dans cet étal, quel serait mon sort pendant toute l'éternité f Et, à la suite de ces réflexions, votre conversion se fera sans secousse et avec une incomparable douceur; car, à la force, à la puissance, la grâce de la retraite joint la B vile. Dites-moi, n'est-ce pas déjà une chose douce aux sœurs, aux frères, de se sentir toute la journée ensemble dans la maison de Dieu : Ecce quam bonum et quam jucundum.... (Ps. cxxxii, 1.) Dans ces larmes que vous répandez ici, dans ces prières si pieuses que vous faites, dans ces sacrifices faits à Dieu, vous n'en douiez pas, il y aura d'incomparables jouissances. Si vous en doutiez, interrogez, enfants, ceux qui vous ont précédés dans la reirai

DE PREMIÈRE COilMl NION. 29

ils vous diront qu'à mesure qu'ils avançaient, qu'ils accordaient à Dieu ce que Dieu leur demandait, la joie, la paix, la consolation, surabondaient dans leur àme.

III. Une dernière réflexion, M. E. C'est un grand bonheur de bien faire sa retraite; mais c'est un effroyable malheur de manquer ses pieux exercices. Il faut vous y attendre : vous allez être tentés pendant la retraite. Le démon va redoubler ses efforts. Par exemple, il vous distraira pendant la messe, pendant un avis donné par celui qui dirige la retraite, au moment du sermon. Il cherchera à vous faire succomber à la tentation du sommeil, lia ses raisons pour cela; c'est que, pendant que vous dormiriez, vous n'entendriez pas la parole destinée à vous convertir. A un autre, il dira : « Toi, tu songes à te convertir, à changer de vie! Comment! tu pourrais te résoudre à sacrifier cette habitude, ces compagnies qui sont si agréables! Et puis, ne vois-tu pas que ce prédicateur cherche à t'effrayer? > Voilà d'astucieuses suggestions!

Je vous propose seulement une pensée : Quoi ! remettre à un autre temps l'époque de sa conversion, l'aveu de ses fautes ! Mais celui qui raisonne ainsi se résignerait donc à sacrifier cette grâce de la retraite que nous venons de reconnaître comme si importante; si nécessaire. Et puis, ètes-vous sûrs, M. E., de faire une autre lois la retraite? Quelque nombreux que vous soyez, vous n'arriverez pas à la fin de l'année sans qu'il y en ait au moins deux de ceux qui sont là pleins de jeunesse et de vie qui manquent, dans un an à pareil jour, au rendez-vous que je vous donne au pied de cette chaire. Beaucoup ne seront plus, mais vous qui pourriez peut-être mal faire votre retraite et qui assisteriez encore à ces pieux exercices, vous convertiraient-ils? Pas davantage. L'année prochaine, les vérités saintes seront les mêmes absolument; vos nabi-

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première communion, ojour de La retraite, jour d ricorde, de paix et de salu! ! jour heureux entre I jours de ma vie, précurseui mr-

née de jeudi, jour de la retraite, je vous salue, so; soyez béni î

Et vous, |f. E., entrez courageusement ensemble et d'un même pas dans celte chère retraite; et Lorsque, sortis de cette enceinte, vous vous séparerez pour gagner le foyer paternel ou L'école, qu'on s'aperçoive, à votre air recueilli, que vous êtes des enfants en retraite. Enfin, n'oubliez pas ces trois points importants : 1° besoin que nous avons de la retraite; ~2J merveilleux avantages d'une bonne retraite; 3° grand malheur d'une retraite perdue; mais Dieu écartera ce malheur. Tous ici, vous ferez une bonne retraite, vous ferez une bonne première communion, tous vous irez un jour dans le ciel. Ainsi soit-il.

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