‹ Choix de discours & allocutions des plus célèbres orateurs pour la retraite et le jour de la première communionChapitre 80 sur 100 · POUR LA CONSÉCRATION A LA SAINTE VIERGE · texte numérisé non relu

POUR LA CONSÉCRATION A LA SAINTE VIERGE

M. C. E., si en ce momenl un ange de Dieu venail au milieu de vous el me disait : Tu les retrouveras tous au ciel, il me semble que je serais si heureux que j'en mourrais de bonheur. Mais vous, vous pouvez me donner cette espérance, M. C. E., si vous voulez aujourd'hui, au jour de votre première communion, choisir Marie pour votre mère; si vous voulez aujourd'hui lui faire la promesse solennelle, je ne dis point seulement de L'honorer comme mère de Dieu, mais de l'aimer comme votre mère, et, à cette condition, je dis que vous ne tomberez pas, ou, si vous tombez, elle vous relèvera aussitôt. Si un enfant tient la main de sa mère, quoique petit, quoique faible, s'il la tien! bien, n'esi-il pas vrai qu'il ne tombera pas, ou, s'il tombe, il ne se fera pas de mal, parce que sa mère lui donnera la main pour l'empêcher de se briser, et s'il tombe, elle le relèvera à i'instanl en le pressant sur son cœur.

Eh bien ! M. C. E., je dis que si vous vous attachez dès ce jour ii Marie, si vous la regardez comme votre mère, et si tous les jours de votre vie vous lui donnez des preuves d'amour filial, je dis que vous ne tomberez pas, et que, si vous tombez, elle vous relèvera, et un jour elle vous enlèvera elle-même dans la gloire des cieux, nul d'entre vous ne périra. Je veux vous laisser trois paroles des saints. Vous ne les oublierez pas lorsque vous les aurez entendues dans un si beau jour. Saint Bernard a dit « qu'un serviteur de Marie ne peut pas périr, » remarquez-le bien : Servus Mariae nunquam peribit, à plus forte raison, son enfant ne peut pas périr. Si aujourd'hui le l'eu éclatait dans la maison de votre père, de votre mère, que diraientils à Leurs serviteurs : Fuyez! mais vous, leur enfant, ils iraient vous prendre dans leurs bras au milieu des flammes; ils vous presseraient sur leur cœur et ils nous arracheraient à l'incendie et a la mort. Que ne fera dune

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donc, je vous en prie, faites la coni i de

vous-mêmes à la vierge M \ec l;.c

filiale, avec l'amour le plus tendre, et vous ne périrez jamais.

Un autre saint docteur a dit : Que celui pour qui Marie a daigné prier peut être aussi sur de son salut que était dans la gloire des deux, que s'il avait franchi les portes de la sainte Jérusalem. Eli bien! M. E.. nous lions entrer dans les cieux par le cœur de Marie ; je vous en prie, que tous les cœurs se mêlent, se confondent dans un même sentiment. Choisisse! Marie pour mère, et que tous ici présents renouvellent cet acte de consécration, et que

te us soient sauvés : «ternum v.i: non sentiet pbo quo semel

UBAVERIT MARIA.

Les paroles des sainis Bernard, Anselme et Augustin on t exalté votre confiance, et maintenant s'il m'est permis de demander quelque chose à Marie, je lui dirai : Souvenezvous, ô très pieuse, très miséricordieuse vierge Marie, qu'on m- vous a jamais invoquée en vain, jamais, jamais, nulle part, jamais dans les siècles, nulle part, personne, même les plus grands pécheurs. Eh bien! moi, pauvre prêtre et pauvre pécheur, je me mets à vos pieds et je vous fais, ô Marie, vierge immaculée, cette prière (et ce n'esi point trop espérer de votre puissance et de voire boulé), je vous fais cette prière: Sauvez-les tous el qu'il n'y ail aucun de ces enfants perdus pour l'éternité, parce qu'ils sont tous à vous, parce qu'ils sont tous vos enfants et que vous êtes leur mère. Sauvez leurs parents chéris; je vous le demande, ù Marie, je vous demande avec confiance cette grâce précieuse, et pour l'obtenir je ne sollicite de vous qu'un regard de miséricorde sur nous, qu'une parole de votre cœur dans les deux; ne méprisez pas cette prière, ô Marie, mais écoutez-la favorablement et daignez l'exaucer, daignez l'écouter; exaucez la prière de enfants qui, tous ensemble, vont vous prier. Que tous leurs noms soient écrits dans votre cœur, et que tous soient sauvés dans l'éternité.

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